Eric Besson défend le débat sur l'identité nationale à l'Assemblée, le 8 décembre 2009 © TF1-LCI"L'identité nationale ne se décrète pas. Raison de plus pour associer à la réflexion sur ses valeurs toutes les forces vives, tous nos concitoyens." Tout en plaidant pour le débat sur l'identité nationale qui a débarqué dans l'hémicycle, le ministre de l'Immigration devait se sentir un peu seul mardi soir. Seule une cinquantaine de députés étaient encore là quand il est monté à la tribune. Et c'est sous les huées du groupe PS, où il siégeait lors de la précédente mandature, qu'Eric Besson a regagné son banc après avoir avoir affirmé que "le débat se poursuivrait au cours de l'ensemble de l'année 2010", tandis que dans les rangs de la majorité, on commence à s'interroger voire à critiquer ouvertement...
Juppé critique sur le débat sur l'identité nationale
L'ancien Premier ministre critique dimanche dans Le Parisien les initiatives du ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale.
Publié le 20/12/2009
Propos controversés de Morano sur un jeune musulman
Lors d'un débat sur l'identité nationale lundi, elle a déclaré vouloir du jeune musulman français "qu'il ne parle pas verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers". "Une phrase tirée de son contexte", selon elle.
Publié le 15/12/2009
Identité nationale : ni verlan, ni casquette pour Morano
La secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité a conseillé lors d'un débat sur l'identité nationale qu'un jeune musulman français "ne parle pas verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers".
Publié le 15/12/2009
Après le vote suisse, Sarkozy prend position
Dans un texte publié par le Monde, le chef de l'Etat prône le respect "pour ceux qui arrivent" et "ceux qui accueillent" mais appelle à "comprendre" le vote suisse, loin "des réactions excessives".
Publié le 08/12/2009
Sarkozy mobilise ses troupes pour les régionales
Intervenant en clôture d'un conseil national de l'UMP samedi, le chef de l'Etat a lancé la campagne en vue des prochaines élections régionales en vantant sa politique d'unité de la majorité et de réformes.
Publié le 28/11/2009
L'identité nationale à l'Assemblée, Besson en première ligne
Le ministre de l'Immigration a justifié mardi le débat, qui a pris un tour convenu dans l'hémicycle, après la tribune de Nicolas Sarkozy dans Le Monde. Dans les couloirs, des voix de la majorité étaient critiques.
Publié le 08/12/2009
Identité nationale : le malaise de Jean-François Copé
Mercredi sur RTL, Jean-François Coppé a bien du mal à réagir face aux propos xénophobes, tenus par le maire UMP de Gussainville dans la Meuse qui explique "... car on va se faire bouffer".
Publié le 03/12/2009
Identité nationale : Hamon répond à Sarkozy
Le porte-parole du PS a reproché au chef de l'Etat de vouloir détourner l'attention de sa propre "incurie" en brandissant le thème de l'identité nationale.
Publié le 13/11/2009
Jean-François Copé, pour l'UMP, a salué "un rendez-vous de réflexion humaniste". Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, a "reproché" au président de la République "non d'avoir ouvert ce débat" car, a-t-il dit, "la France doute d'elle-même et de sa cohésion", mais de faire du débat sur l'identité nationale "un instrument de division nationale". "Le gouvernement aurait des visées électoralistes? La belle affaire... Citez-moi un seul gouvernement qui n'en ait jamais eu !", s'est exclamé l'orateur du Nouveau centre, Jean Dionis Du Séjour, avant de plaider en faveur d'un nouveau service civique.
Ayrault : "ce débat s'est retourné contre ses auteurs"
Le député communiste François Asensi a demandé "solennellement la suppression" du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale car on "ne peut présenter l'immigration comme une menace pour la France". "La tribune du président Sarkozy dans Le Monde ressuscite l'idée d'assimilation de funeste mémoire", selon M. Asensi. Dans ce texte, Nicolas Sarkozy se prononce clairement en faveur du "métissage" contre le "communautarisme" et appelle à la tolérance et au respect entre "ceux qui arrivent" et "ceux qui accueillent" (lire notre article).
D'autres orateurs ont ensuite pris la parole à mesure que les bancs se vidaient. En fin d'après-midi, Jean-Marc Ayrault a d'ailleurs dénoncé le départ de la plupart des élus UMP, estimant "que ce débat s'est retourné contre ses auteurs". L'historien Fernand Braudel et son "Identité de la France" et Ernest Renan, qui a défini après 1870 la Nation comme "un plébiscite quotidien", ont été régulièrement cités.
Ça grogne à l'UMP, Besson rétorque... au PS
Avant le débat, dans les couloirs de l'Assemblée, des voix critiques de la majorité avaient mis en cause la pertinence de ce débat. "A force de jouer avec l'identité nationale, il peut y avoir un effet boomerang dont on mesurera les premiers effets aux élections régionales: on ne joue pas avec le Front national !", a lancé Maurice Leroy, vice-président du Nouveau Centre de l'Assemblée. Pour Jean-Pierre Grand (UMP, villepiniste), ce débat est "un merveilleux appel d'air pour le Front national. Je le regrette profondément. L'identité nationale est un débat dangereux, inutile, qui ne fait pas honneur à la classe politique". Claude Goasguen (UMP) estimait en revanche que "c'est un véritable problème, l'islam et les mosquées (...) Il s'agit de prendre conscience de cette communauté (musulmane). Comment elle-même doit-elle évoluer? Comment les Français peuvent-ils évoluer avec elle?".
Face à cette amorce de grogne, le ministre de l'Immigration s'en est pris au camp adverse, finissant par dénoncer "les lâchetés individuelles" des députés PS. Argument qui a fait quitter les derniers députés PS encore présents en séance. "Je les connais bien : courageux quand il s'agit de crier collectivement, et bien moins quand il s'agit d'écouter les réponses. Je connais le courage grégaire. J'ai déjà eu le temps d'apprécier les lâchetés individuelles", a déclaré cet ex PS devant les derniers députés de la majorité encore sur les bancs.
"J'aurais aimé que M. (Henri) Emmanuelli soit là pour assumer ses insultes mais c'est courage fuyons", a-t-il ajouté. "Lorsque je propose un face à face sur notre politique d'immigration, d'asile (...), il ne s'est encore retrouvé personne pour relever le défi", a ajouté Eric Besson, ironisant sur le cas de Georges Frêche, reconduit mardi soir tête de liste PS en Languedoc-Roussillon pour les régionales malgré des dérapages verbaux (lire notre article). Le PS a donné "l'investiture à quelqu'un qui a traité les harkis de sous-hommes et qui a estimé qu'il y a trop de blacks dans l'équipe de France", a dit Eric Besson, saluant en outre la tribune dans Le Monde de Nicolas Sarkozy.
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