130 km de métro automatique, pour relier 7 pôles d'activité : le Grand Paris, c'est pour 2023. Visite guidée vue du ciel avec le secrétaire d'Etat Christian Blanc. © TF1/LCILes députés français ont adopté mardi par 299 voix contre 216 le projet de loi sur le Grand Paris présenté par Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale. Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour. Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la Gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre ce projet de loi que le Sénat examinera à son tour en janvier, à deux mois des élections régionales.
Le Grand Paris adopté au Sénat, Delanoë et Huchon fulminent
Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a critiqué vivement l'adoption par le Sénat du projet de loi sur le Grand Paris. Il a dénoncé "une procédure d'urgence que rien ne justifiait".
Publié le 27/04/2010
"Ce projet de loi majeur répond au besoin de développement de la région capitale. Il va permettre de faire face à la compétition internationale", a dit l'UMP Yanick Paternotte. Pour la socialiste Annick Lepetit, en revanche, "ce texte marque pour la première fois depuis 30 ans un vrai recul de la décentralisation. Ce texte est inadapté au XXIe siècle, irresponsable financièrement et inquiétant démocratiquement".
Urgence ou pas ?
Ce projet de loi, voulu par Nicolas Sarkozy, crée une Société du grand Paris qui sera le maître d'ouvrage de ce projet estimé à 35 milliards d'euros. Il prévoit notamment la construction autour de Paris, d'un "métro automatique de grande capacité en rocade" qui reliera le centre de l'agglomération parisienne, les principaux pôles d'activité, le réseau ferroviaire à grande vitesse et les aéroports internationaux. Le coût de ce métro est estimé à 20,5 milliards d'euros. Le projet prévoit également la création d'un pôle scientifique et technologique sur le plateau de Saclay, l'Etablissement public de l'Etat à caractère industriel et commercial (EPIC) ou "Etablissement public de Saclay-Paris".
Soutenus par l'opposition, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), puis Jean-François Copé, le président du groupe UMP, ont demandé au Premier ministre, François Fillon, de renoncer à la procédure d'urgence, une procédure qui réduit le nombre de navettes entre l'Assemblée et le Sénat, afin de laisser le débat se poursuivre sur ce projet de loi. "Ce qui est prévu, c'est d'actionner l'urgence. Maintenant on verra le moment venu si on le fera", déclare-t-on de source gouvernementale. "On verra si, à l'issue de ces deux lectures, on a un texte suffisamment consensuel entre les deux assemblées pour ne pas repasser encore une fois". De même pour savoir s'il y aura d'autres textes pour compléter ce projet de loi, comme certains l'ont avancé à l'Assemblée, on ajoute du côté de l'exécutif qu'il "est évident qu'on ne va pas se contenter d'un projet de loi qui se concentre sur les questions de transports".
Quoi qu'il en soit, les travaux du métro automatique autour de Paris pourraient débuter "fin 2013", selon le secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale Christian Blanc.
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