Les militants PS ont voté pour les listes régionales

le 03 décembre 2009 à 18h24 , mis à jour le 03 décembre 2009 à 22h57

A trois mois et demi des régionales, les quelque 200.000 militants du PS étaient appelés jeudi soir aux urnes pour ratifier les listes, avec deux problèmes, celui de Julien Draydans l'Essonne et de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon.

vote PS militants premier secrétaire élection © TF1

Comme à l'accoutumée, le vote a commencé à 17h dans les 4.000 sections du PS et s'est achevé à 22h. Les militants devaient se prononcer sur les listes départementales par "oui", "non" ou "abstention". Le 1er octobre, 92.000 adhérents avaient voté sur les têtes de liste régionales. Dix-huit des 20 présidents sortants avaient été investis, de Jean-Paul Huchon en Ile-de-France à Ségolène Royal, en Poitou-Charentes. Après le vote, dont les résultats étaient attendus dans la nuit, l'ultime étape est prévue le 12 décembre à Tours, où une convention nationale de ratification des listes, en présence de la première secrétaire Martine Aubry, lancera véritablement la campagne.

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Pour le député Claude Bartolone, membre de la direction, le vote jeudi "est une des étapes intermédiaires. La véritable légitimation, c'est le contenu des listes. Trois têtes de listes en Ile-de-France (Carlos Da Silva en Essonne, Abdelhak Kachouri en Seine-Saint-Denis et Ali Soumaré en Val-d'Oise) permettent de montrer qu'on a entendu la voix du pays réclamant du renouvellement".   Après avoir conclu mercredi à Rennes son "Tour de France du projet", qui avait des allures de tour de chauffe pour la présidentielle, Martine Aubry vote
(18H30) dans son fief de Lille.
 
Pour le PS, qui détient actuellement 20 des 22 régions métropolitaines, "ces élections régionales sont majeures. L'enjeu est de protéger les Français face à la politique de casse sociale de la droite" et "l'occasion pour les Français de dire leur désaveu de la politique de Nicolas Sarkozy". Signe d'un parti plus pacifié, il y aura très peu de listes alternatives. A signaler celle de l'ancien ministre Jean Glavany (Hautes-Pyrénées). A Paris, l'une des plus importantes fédérations, il n'y en a pas. Cependant, conséquence d'un conflit envenimé par la guerre entre Ségolène Royal avec son ancien lieutenant Vincent Peillon, des partisans de l'ex-candidate à l'Elysée, furieux de l'éviction de Dominique Bertinotti, maire du IVème, appellent à voter contre la liste.
 
Deux problèmes demeurent: le député de l'Essonne, Julien Dray, vice-président de la région d'Ile-de-France, visé par une enquête judiciaire, voulait être candidat. Il a été écarté par sa fédération qui prévoit cependant qu'une place serait "libérée" dès lors que le député "serait lavé de tout soupçon".   M. Dray note sur son blog que la convention de ratification est prévue le 12 décembre et que le complément d'enquête serait rendu le 15. Il a annoncé maintenir sa candidature, mais n'a pas présenté de liste alternative. Quant au cas Frêche, il est encore moins résolu. Le bouillant président du Languedoc-Roussillon, exclu du PS en 2007 pour ses dérapages verbaux, reste localement très influent.

Le 1er octobre les militants avaient massivement voté (66,1%) pour son affidé Didier Codorniou qui a constamment dit qu'il céderait sa place au président sortant. Or, Verts et communistes ne veulent pas entendre parler d'une alliance avec Frêche. Embarrassée, la direction nationale n'a pas tranché. Une réunion avec Martine Aubry et les responsables départementaux de la région a été annulée mardi. "Le plus sage serait de s'appuyer sur le vote des militants", avoue un cadre socialiste. M. Frêche aura beau jeu de marteler: "Je ne suis pas le candidat du PS, de ceci ou de cela. Je suis le candidat du Languedoc-Roussillon comme François Mitterrand en 1988 était le candidat de la France".
 

le 03 décembre 2009 à 18:24
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1 Commentaires

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  • a.1.2.c.4, le 03/12/2009 à 19h50

    Cela devrait se faire rapidement, il y a tellement peu de militants ...

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