A 5 jours du sommet de Copenhague, l'Assemblée nationale a connu mercredi une séance très mouvementée. Des militants de Greenpeace ont fait irruption, échauffant les esprits des députés. © TF1/LCIOn a l'habitude de les voir s'invectiver, hurler par-dessus le discours d'un autre, quitter la salle avec force cris... Les députés ne sont pas ce qu'on peut appeler des élèves modèles en matière de discipline ! Et les procédures disciplinaires devant le Bureau de l'Assemblée nationale et, a fortiori, les sanctions sont rarissimes. Depuis le début de la Ve République, trois députés ont ainsi été punis de retenues financière pour avoir proféré des injures à l'égard du président François Mitterrand. Depuis mercredi, en voici un 4e : Noël Mamère.
L'opération Greenpeace échauffe les esprits
L'irruption de militants dans l'hémicycle continuait de faire des remous jeudi à l'Assemblée. Le soutien affiché par les trois députés Verts à cette action, a provoqué de vives réactions dans la majorité et l'embarras d'autres élus de gauche.
Publié le 03/12/2009
Accoyer porte plainte contre Greenpeace
Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a annoncé le dépôt de deux plaintes après l'intrusion d'une militante de Greenpeace dans l'hémicycle lors d'un débat sur le sommet de Copenhague.
Publié le 03/12/2009
Le coup de force de Greenpeace à l'Assemblée
Plusieurs militants de l'organisation écologiste ont envahi brièvement les tribunes du public, provoquant la polémique chez les députés. Quelques temps après, une alerte à la bombe a provoqué l'évacuation d'une partie de l'hémicycle.
Publié le 02/12/2009
Greenpeace fait irruption, ça chauffe dans l'hémicycle
A 5 jours du sommet de Copenhague, l'Assemblée nationale a connu mercredi une séance très mouvementée. Des militants de Greenpeace ont fait irruption, échauffant les esprits des députés.
Publié le 02/12/2009
Greenpeace : "Nous allons réveiller Nicolas Sarkozy"
Après l'action choc à l'Assemblée Nationale de Greenpeace, le directeur général de l'association Pascal Husting juge qu'il est urgent de "passer des mots aux actes."
Publié le 02/12/2009
Greenpeace dans l'hémicycle, bazar à l'Assemblée
Plusieurs militants de l'organisation écologiste ont envahi brièvement les tribunes du public, provoquant la polémique chez les députés. Quelques temps après, une alerte à la bombe a provoqué l'évacuation d'une partie de l'hémicycle.
Publié le 02/12/2009
Accusé de "geste insultant" dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale lors de l'intrusion de Greenpeace le 2 décembre, en plein débat sur le sommet de Copenhague, le député Vert a été sanctionné mercredi par le Bureau (organe exécutif) du Palais-Bourbon d'un rappel à l'ordre avec privation pendant un mois du quart de son indemnité parlementaire et inscription au procès-verbal, a annoncé Bernard Accoyer. Le rappel à l'ordre, avec inscription au procès-verbal, est la deuxième des sanctions disciplinaires prévues par le règlement de l'Assemblée.
Lettre de rappel à l'ordre aux députés
Le président du groupe Nouveau Centre, François Sauvadet, avait demandé une sanction à l'encontre de Noël Mamère à la suite des incidents survenus, après l'intrusion de militants de Greenpeace dans l'hémicycle. Noël Mamère avait applaudi l'initiative, étant même accusé -à tort- par les députés de la majorité d'avoir facilité l'entrée des militants en les invitant dans les tribunes du public. "Méthode de voyou" avait lancé, au micro, François Sauvadet. Selon des images diffusées sur Canal+, Noël Mamère avait alors fait un bras d'honneur en direction des élus de la majorité.
Mais ces derniers avaient de leur côté proféré des insultes à l'égard des militants de Greenpeace et des députés de gauche, les traitant notamment de "voyous, fascistes...". Le Bureau a également décidé d'envoyer "une lettre de rappel solennelle" à l'ensemble des députés "pour les inciter au respect des règles" de l'Assemblée. Le Bureau de l'Assemblée a "regretté et condamné fermement les injures, venant notamment des bancs UMP et Nouveau Centre qui ont émaillé", le débat sur le sommet de Copenhague.
Qu'importe, Mamère se dit "prêt à recommencer"
Quant à Noël Mamère, il a déclaré qu'il était "prêt à recommencer", reconnaissant au passage qu'il avait bien fait un geste avec le bras en réponse à des "insultes". "S'il faut refaire un bras d'honneur, je le referai volontiers et je paierai", a déclaré le député à la presse dans les couloirs de l'Assemblée.
"S'il faut payer pour garder sa liberté d'expression et faire son travail de député, je suis prêt à recommencer", a insisté Noël Mamère. "Ce qu'ont fait Greeenpeace et Olivier Besancenot, c'est nous rappeler à notre devoir de débattre de vrais sujets", a-t-il ajouté. Le leader du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, souffre de "fractures à un doigt de la main droite" après une interpellation - "musclée" selon lui - par les forces de l'ordre, lors d'une manifestation mardi aux abords de l'Assemblée contre la réforme du statut de La Poste.
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