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35 milliards pour 7 "axes prioritaires"
Priorité aux campus et à la recherche, prônent Michel Rocard et Alain Juppé, qui ont remis aujourd'hui leur rapport sur le grand emprunt.
Publié le 19/11/2009
Le grand emprunt se fera sans vous
L'emprunt national voulu par Nicolas Sarkozy recourra exclusivement aux marchés, et non aux particuliers, indique Michel Rocard.
Publié le 18/11/2009
Grand emprunt : ce sera 35 milliards, et pas plus
Loin des 50 à 100 milliards réclamés par une partie de la majorité, la commission Juppé-Rocard a opté pour une fourchette basse pour le montant du grand emprunt, selon Les Echos.
Publié le 12/11/2009
Un grand emprunt qui pourrait coûter cher à la France
Bruxelles pourrait intégrer le fameux emprunt dans le calcul des déficits de la France. Colère de Christine Lagarde.
Publié le 10/11/2009
Le suspense n'est pas de mise. On connaît déjà largement les secteurs qui bénéficieront de la manne du grand emprunt, et dans quelle proportion. Reste que le rendez-vous de ce lundi garde une forte portée symbolique. Car c'est en ce jour que Nicolas Sarkozy doit officialiser ses décisions sur le "grand emprunt", même s'il a déjà fait savoir qu'il suivrait en la matière les recommandations de la commission Juppé-Rocard.
Avant même la remise de leur rapport le mois dernier, les deux anciens chefs de gouvernement s'étaient largement épanchés sur ce grand emprunt. Quel montant ? Pour faire quoi ? Au final, et après débat, la commission a préconisé un seuil maximum de 35 milliards d'euros pour des investissements publics. Il est à noter que, soucieux de réduire au maximum le poids du grand emprunt sur le déficit et la dette de la France, le gouvernement souhaite également affecter à ces "dépenses d'avenir" les 13 milliards d'euros d'aides remboursées par les banques françaises qui ont bénéficié du soutien de l'Etat durant la crise. Au bout du compte, l'emprunt promis en juin par Nicolas Sarkozy ne devrait donc porter que sur environ 22 milliards d'euros. On est donc loin du "très grand emprunt".
"Sept priorités stratégiques"
Le rapport remis le mois dernier au chef de l'Etat s'attache toutefois à démontrer que, "par effet de levier vis-à-vis des financements privés, locaux et européens, l'emprunt national devrait finalement correspondre à un investissement total de plus de 60 milliards d'euros". Un signal adressé à certains parlementaires de la majorité qui trouvaient insuffisante la fourchette de 25 à 50 milliards fixée par Nicolas Sarkozy et qui en réclamaient le double.
Cette somme sera répartie entre "sept priorités stratégiques", près de la moitié allant à l'enseignement supérieur et à la recherche. Dans le détail, la commission sur le grand emprunt recommande d'investir 16 milliards d'euros dans l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation, dont une dotation de 10 milliards à une "agence nationale des campus d'excellence". Suivent la "ville de demain" (4,5 milliards), la "société numérique" (4 milliards), le développement des "énergies décarbonées" et "l'efficacité dans la gestion des ressources" (3,5 milliards), la "mobilité du futur" (3 milliards), les "sciences du vivant" (2 milliards) et les "PME innovantes" (2 milliards).
Outre les "priorités d'avenir" à financer, le chef de l'Etat devra aussi préciser les modalités selon lesquelles l'emprunt sera lancé début 2010. Là encore, peu de suspense puisqu'un large consensus prévaut sur la nécessité de privilégier le recours aux marchés financiers. Faire appel aux particuliers signifierait en effet rémunérer au passage les banques intermédiaires et augmenterait encore le coût de l'emprunt.
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