Anne Hidalgo (archives). © TF1-LCIPour Anne Hidalgo, "il y a quelque chose de presque irresponsable à ne pas avoir accepté de négocier". S'exprimant sur RMC, la première adjointe PS au maire de Paris a dénoncé lundi l'attitude de la direction de la RATP lors de la grève du RER A, qui a paralysé le trafic de la ligne qui transporte quotidiennement plus d'un million de passagers d'est en ouest à travers l'Ile-de-France. Ancienne inspectrice du travail, Anne Hidalgo a souligné que "jusqu'à ces dernières années, la RATP avait un système d'alerte sociale qui faisait qu'il y avait des négociations possibles avant des mouvements de grève".
"Dans un conflit du travail, il faut négocier. Et quand il n y a pas de rencontres entre la direction et les syndicats comme cela a été le cas pendant des jours durant, je me dis qu'il y a quand même un problème de gestion des relations sociales à la RATP", a-t-elle insisté. Sans citer le président de la RATP, Pierre Mongin, Anne Hidalgo a estimé que "la décision de négocier incombe d'abord à la direction, qui doit organiser les rencontres de négociation".
L'UMP monte au créneau
Selon l'élue du 15e arrondissement de Paris, tête de liste du PS à Paris pour les élections régionales, "dans un conflit de cette nature, ne pas discuter c'était en soi vraiment prendre aussi les usagers en otage". Se disant "très inquiète", elle a ajouté que "si c'est ça la nouvelle stratégie sociale de la RATP, je crains qu'on ne connaisse des mouvements à nouveau très durs".
Dans un communiqué, les porte-parole de la tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France Valérie Pécresse ont qualifié de "démagogiques" les propos de Anne Hidalgo. "Contrairement à ce qu'elle dit, plusieurs rencontres ont eu lieu entre la direction de la RATP et les syndicats dans le cadre du dialogue social dans l'entreprise", remarquent Rama Yade et Frédéric Valletoux, accusant le président PS du Conseil régional, Jean-Paul Huchon, d'avoir "parasité" ce dialogue par des "déclarations polémiques".
"La région, compétente sur les transports, est non seulement restée passive en refusant d'améliorer le service minimum, mais elle a mis de l'huile sur le feu en ralentissant ainsi le règlement du conflit", accusent-ils.
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