Image d'archives © ABACAUn "besoin de respect mutuel" et de "connaissance de nos valeurs fondamentales" : tels sont, bien loin d'une stigmatisation de l'islam, les grands thèmes qui ont émergé des débats sur l'identité nationale, selon Eric Besson. Le ministre de l'Immigration était présent vendredi à Lyon, où il achevait son "tour de France des débats" avant d'en présenter la synthèse au président de la République et au Premier ministre. Et c'est donc à la préfecture du Rhône qu'il a fait un bilan, non seulement des plus de deux heures trente de débats auxquelles il venait de participer, mais aussi des réunions qui s'étaient déroulées auparavant sur le même thème. Il s'exprimait devant près de 250 participants, dont un quart d'élus, un quart de responsables économiques, un quart de représentants d'associations et un quart issus du monde de l'éducation, parmi lesquels plusieurs lycéens.
Le préfet ne voulait pas naturaliser le grand-père de Sarkozy
Alors que le débat sur l'identité nationale est critiqué en raison de propos jugés racistes sur les immigrés, Le Nouvel Observateur révèle cette semaine qu'en 1924, le préfet avait ajourné la demandé de cet immigré grec.
Publié le 18/02/2010
L'identité française "existe" mais "s'affaiblit" pour les Français
Selon un sondage TNS Sofres pour le ministère de l'Immigration présenté vendredi, 82% des Français estiment qu'il existe une "identité française". Pour 74% des sondés, elle a cependant tendance à "s'affaiblir".
Publié le 05/02/2010
Y aura-t-il une "charte Besson" ?
Très contesté pour le déroulement du débat sur l'identité nationale, le ministre de l'Immigration compte proposer la création d'une charte des droits et devoirs que pourrait signer tout Français à sa majorité.
Publié le 16/01/2010
Passe d'armes Besson-Le Pen
Le ministre de l'Immigration ne sera pas présent au débat sur l'identité nationale auquel devait participer Marine Le Pen. Prévu pour le 13 janvier dans le Pas-de-Calais, la rencontre entre les deux aura lieu le lendemain sur France 2.
Publié le 08/01/2010
Débat identité nationale : Besson récuse tout dérapage
Le ministre de l'Immigration a affirmé lundi que "la caricature du défouloir raciste" n'avait pas fonctionné lors d'un premier bilan sur le débat autour de l'identité nationale.
Publié le 04/01/2010
Identité nationale : Besson et le "procès de Moscou"
Cible de violentes critiques au sujet du débat qu'il a initié, attaqué mardi par les parlementaires de gauche dans l'hémicycle, le ministre de l'Immigration a décidé de répondre avec véhémence.
Publié le 22/12/2009
Identité nationale : le débat bientôt clos
Les débats locaux sur l'identité nationale se poursuivent un peu partout en France. Le ministre de l'immigration Eric Besson a indiqué qu'il présenterait sa synthèse dans quelques jours au Premier ministre et au Président de la République.
Publié le 23/01/2010
"A l'exception de trois ou quatre débats perturbés par des interventions extérieures, ils se sont tous très bien déroulés", s'est félicité Eric Besson. "Dans chaque débat il y a des propositions qui naissent", a-t-il encore souligné, saluant la proposition du vice-président du conseil général Bernard Fialaire d'un "service citoyen permettant de rassembler autour de l'idée républicaine".
"Etre Français, c'est une histoire émotionnelle"
"Les grandes aspirations qui remontent de ce débat, c'est un besoin de respect mutuel, d'échanges et de civisme entendu comme éducation à la citoyenneté, respect des autres, connaissance de nos valeurs fondamentales, de notre Histoire", a-t-il dit, assurant qu'il "faut en donner des traductions concrètes". "Il y a une demande énorme d'égalité concrète et de lutte contre les discriminations", a-t-il encore affirmé, évoquant aussi "le travail comme outil de reconnaissance personnelle et sociale". "Etre Français, c'est une histoire émotionnelle, une construction, une identité qui se forge", a déclaré pour sa part la secrétaire d'Etat aux Aînés, Nora Berra, d'origine algérienne, regrettant que les débats aient été "décriés".
Pour Cyril, un lycéen de 17 ans à la double nationalité franco-iranienne, "on devient Français dans le regard des gens et pas avec une carte d'identité". "L'intégration c'est une question de volonté individuelle et non collective, on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac", a estimé un autre lycéen.
Près de 300 personnes, dont des élus locaux de gauche, avaient manifesté dans l'après-midi devant la préfecture contre ce "débat de la honte", à l'appel d'organisations politiques et syndicales de gauche.
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