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La Martinique et la Guyane disent non à une autonomie accrue
78,9% des électeurs de Martinique et 69,8% en Guyane ont voté non lors du referendum organisé par le gouvernement à la demande des élus.
Publié le 11/01/2010
Le référendum, pas un "largage" de la Martinique
"La question de l'indépendance de la Martinique ne sera pas posée", a précisé vendredi soir Nicolas Sarkozy.
Publié le 27/06/2009
Calme précaire en Martinique, dialogue rompu à la Réunion
Le calme est revenu samedi à la Martinique après de violents affrontements au cours desquels trois policiers ont été légèrement blessés par des plombs.
Publié le 07/03/2009
Guadeloupe et Martinique : la grève n'en finit pas
Les deux îles antillaises étaient toujours plongées dans la grève mercredi matin malgré une nouvelle avancée en Martinique avec un accord cadre.
Publié le 04/03/2009
Un accord à la Martinique, le statu quo à la Guadeloupe
Le document prévoit que chaque salarié touchant jusqu'à 1,4 smic reçoive à compter du 1er mars 2009 un montant de 200 euros nets mensuels.
Publié le 03/03/2009
La Martinique frappée à son tour par la violence
Alors qu'à la Guadeloupe, au 36e jour de grève, les négociations doivent reprendre ce mercredi, la situation semble s'envenimer à la Martinique.
Publié le 25/02/2009
Les Martiniquais devaient répondre par oui ou non à la question: "Approuvez-vous la transformation de la Martinique en une collectivité d'Outre-mer régie par l'article 74 de la Constitution, dotée d'une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres ?". Si le oui l'emporte, la collectivité aura des compétences élargies, comme par exemple en Polynésie française. Une loi organique, votée par le Parlement, définira ensuite les modalités d'application de ces nouveaux pouvoirs. Si le non se démarque, la région restera régie par l'article 73: les lois et règlements nationaux y resteront applicables de plein droit. Ensuite, toujours dans ce cas de figure, les électeurs devront choisir le 24 janvier s'ils veulent voir fusionner les deux assemblées, régionale et départementale.
Le Non va-t-il l'emporter ?
Dix partis ou groupes politiques ont été retenus par la commission électorale sur le critère du nombre d'élus locaux pour mener la campagne officielle, jusqu'à samedi minuit. Six formations indépendantistes ou autonomistes, dont celles du président de région et du conseil général, prônent le "oui". Le "non" compte parmi ses défenseurs le PPM (Parti progressiste martiniquais) de Serge Letchimy, député-maire de Fort-de-France et héritier d'Aimé Césaire, chantre de la négritude et anticolonialiste décédé en 2008. Les partis dits nationaux - PS, MoDem et UMP, alliés pour la circonstance avec d'autres formations locales - sont également favorables au statu quo institutionnel.
Le rapport de forces penche plutôt en faveur du "non", selon un sondage Qualistat paru lundi, réalisé auprès de 401 Martiniquais entre le 26 et le 30 décembre. Quarante-huit pour cent des personnes interrogées refusent une plus grande autonomie, contre 34% qui l'approuvent. La part des indécis s'élève à 10%. Les opposants à une plus grande autonomie considèrent qu'une évolution entraînerait la perte du statut protecteur actuel, garant selon eux de l'égalité entre la France métropolitaine et les Départements d'Outre-mer (DOM). Hausse des impôts, risque de discrimination envers les non Martiniquais, crainte d'une sortie de l'Union européenne, évolution prématurée: tels sont leurs arguments majeurs.
Les partisans de l'évolution brandissent quant à eux la nécessité de modifier un système à bout de souffle, né en 1946 de la départementalisation pilotée par Aimé Césaire. Ils revendiquent le développement de l'économie locale, contre une société de consommation nourrie par les importations en provenance de la métropole. Certains partis veulent privilégier l'embauche locale pour lutter contre le chômage, et réserver le foncier en priorité aux Martiniquais.
La Guyane aussi... |
Les électeurs de Guyane étaient aussi invités dimanche aux urnes dans le cadre d'une consultation populaire sur un éventuel changement de statut. Plus de 67.000 personnes inscrites sur les listes électorales de ce département français situé dans le nord-est de l'Amérique du Sud et peuplé d'environ 210.000 habitants sont appelées à s'exprimer. |
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