La presse française rend un hommage unanime ce vendredi au premier Président de la Cour des comptes, Philippe Séguin : bien plus qu'une image d'Epinal, l'homme qui a dit non. Et les qualificatifs ne manquent pas pour retracer le parcours politique de cet homme de conviction, "souvent détesté mais respecté" : "Ombrageux" (Dauphiné Libéré), "emmerdeur flamboyant" (les Dernières Nouvelles d'Alsace), "bougon de la République" (la République du Centre) ou "don quichotte" (Libération).
L'hommage solennel de la classe politique à Philippe Séguin
De nombreuses personnalités de droite comme de gauche devraient être présentes à la cérémonie qui sera célébrée lundi après-midi.
Publié le 11/01/2010
Philippe Séguin, "un grand républicain"
A droite comme à gauche, les hommages se multiplient après la mort du premier président de la Cour des comptes, personnalité reconnue.
Publié le 07/01/2010
Philippe Séguin, parcours d'un gaulliste convaincu
Retour sur la carrière politique et le tempérament de feu du premier président de la Cour des Comptes, ancien président de l'Assemblée nationale et du RPR mort à l'âge de 66 ans d'une crise cardiaque.
Publié le 07/01/2010
Séguin, l'homme du "non" à Maastricht
Philippe Séguin n'avait pas hésité à braver son propre parti et Jacques Chirac pour dénoncer "l'engrenage économique et politique" dans lequel, selon lui, le traité qui devait faire naître l'euro risquait d'entraîner l'Europe.
Publié le 07/01/2010
Après les politiques, l'hommage des syndicats
La mémoire de Philippe Séguin, ancien ministre des Affaires sociales, a été saluée jeudi par plusieurs syndicats, de FO à la CFTC en passant par la CFE-CGC.
Publié le 07/01/2010
Philippe Séguin, figure à part de la classe politique
Philippe Seguin est mort jeudi matin, victime d'une crise cardiaque. Le président de la Cour des Comptes avait 66 ans, une réputation d'indépendance et un caractère bien trempé.
Publié le 07/01/2010
Hommage unanime des politiques à Séguin
A gauche comme à droite, la classe politique a rendu un hommage sincère à la mémoire de Philippe Séguin. Le plus ému était assurément François Fillon qui a perdu son mentor en politique.
Publié le 07/01/2010
François Fillon perd "un ami"
C'est avec une grande émotion que le Premier ministre a rendu hommage à Philippe Séguin qui était son mentor.
Publié le 07/01/2010
L'hommage de Lionel Jospin à Philippe Séguin
Philippe Séguin était une personnalité respectée au sein du monde politique. Lionel Jospin lui a rendu hommage jeudi matin sur France Inter.
Publié le 07/01/2010
Pierre Lellouche, "il avait un caractère fort, c'est vrai"
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Publié le 07/01/2010
Séguin, l'homme de quatre campagnes selon François Bachy
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Publié le 07/01/2010
Philippe Séguin : son portrait par Christophe Barbier
Philippe Séguin était un grand personnage de la Ve République. Christophe Barbier revient sur son parcours politique.
Publié le 07/01/2010
Charles Pasqua : "Philippe avait l'étoffe d'un chef de l'Etat"
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Publié le 07/01/2010
Juppé : "Séguin manquera dans la vie politique française"
L'ancien Premier ministre a souligné la stature politique de Philippe Séguin, grand personnage de la Ve République, avec lequel il avait cependant eu des différends marqués.
Publié le 07/01/2010
Philippe Séguin, une forte personnalité selon Ayrault
Le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, revient sur le décès du premier président de la Cour des comptes, à la personnalité aussi affirmée que ses convictions.
Publié le 07/01/2010
Philippe Séguin : "la force d'une conviction" pour Hervé Mariton
Pour Hervé Mariton, député UMP, la "disparition prématurée" de Philippe Séguin est "un coup extrêmement rude".
Publié le 07/01/2010
Paillé : "Séguin avait encore 100 projets en tête"
Philippe Séguin, présenté comme l'un des piliers du Gaullisme social, "avait des amitiés et surtout des convictions, c'était un grand serviteur de l'Etat", a salué le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, sur LCI.
Publié le 07/01/2010
L'hommage de Sarkozy à Séguin
Sens de l'Etat, homme d'honneur, grand républicain, voilà quelques uns des termes qui reviennent dans la bouche de nombreux politiques. Le président Nicolas Sarkozy a rendu jeudi un vibrant hommage à Philippe Séguin.
Publié le 07/01/2010
"Tous ceux qui l'ont bien connu savent que Philippe Séguin était au tréfonds de lui, tout sauf un homme fait pour la politique quotidienne", souligne dans son billet Etienne Mougeotte (Le Figaro). "Sans doute était-il d'une autre époque, plus héroïque et moins factice. Sans doute s'est-il perdu dans les intrigues d'une droite compliquée, où un crocodile nommé Chirac, animal froid et programmé, n'a fait qu'une bouchée de ce prophète ombrageux", explique Laurent Joffrin (Libération). "Sauf qu'on cherche vainement, aujourd'hui, dans ce théâtre de médiocres calculs, un responsable de cette qualité, qui conduit sa vie non dans la seule idée de gouverner mais parce qu'il veut gouverner pour une idée. Philippe Séguin était un Don Quichotte de la politique à la figure de Sancho Pança", résume l'éditorialiste de Libé qui lui consacre sept pages.
"Sans doute aurait-il pu être Churchill ou Clémenceau"
"On imagine qu'en se réveillant hier matin, Nicolas Sarkozy n'a pas du accueillir la mort de Philippe Séguin comme un drame. Au contraire. C'est que le Président de la Cour des Comptes ne l'avait guère ménagé", rappelle Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées), affirmant que le président de la République a donné "le là au concert de louanges hypocrites de toute la classe politique qui, de son vivant, ne cessait de décrier cet empêcheur de tourner en rond".
Pour Bruno Dive (Sud-Ouest), "sans doute aurait-il pu être Churchill ou Clémenceau. Du premier, il avait l'infatigable force de travail, le goût des formules féroces et de ces petits plaisirs de la vie qui vous minent une santé. Du second l'inflexible sens de l'Etat et une propension certaine à se faire de nombreux ennemis dans sa propre famille politique".
Quant à Didier Pobel (Dauphiné Libéré), il préfère parler de "sa voix à lui". Il évoque alors "un timbre à part. Une tessiture rare. Une expression caverneuse rabotée tout autant par la fumée intensive des Gitanes que par les brûlantes volutes du combat politique". "Il fut une époque où lorsque vous parliez d'Epinal à mille lieues des Vosges, on vous répondait inexorablement : "ah oui, la cité des Images !". Et puis un beau jour, à la même question, qu'il soit parisien, breton ou languedocien, votre interlocuteur vous lançait : "c'est la ville de Philippe Séguin, non ?". Peut-on mieux mesurer la notoriété de l'ancien maire d'Epinal qu'à l'aune de cette reconnaissance populaire ?", résume Gérard Noël (Vosges Matin)
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