Vincent Peillon, à Marseille le 5 mars 2009 © TF1-LCIIl a anoncé sa décision de ne pas venir au tout tout dernier moment mais son coup était préparé depuis jeudi matin, après son échange téléphonique avec Arlette Chabot vers 11h. Vincent Peillon qui devait participer jeudi soir à l'émission "A vous de juger" (France 2) sur l'identité nationale, a donc laissé sa chaise vide. C'est le refus d'Arlette Chabot de le laisser débattre en première partie de soirée qui a, selon la version d'un proche de Vincent Peillon contacté par TF1 News, motiver sa décision spectaculaire.
Marine Le Pen : "faire du FN une véritable machine de guerre"
Préférence nationale, rétablissement de la peine de mort : devant les adhérents du Var, Marine Le Pen s'est montrée fidèle aux fondamentaux du FN, alors qu'elle brigue la succession de son père. Et elle veut faire du Front National un outil de "conquête du pouvoir".
Publié le 05/09/2010
Marine Le Pen profite de la crise
Dans le dernier sondage BVA, Marine Le Pen gagne 7 point de popularité entre février et juillet alors que Nicolas Sarkozy en perd 3 et François Fillon un.
Publié le 07/07/2010
Vincent Peillon - France Télévisions : le "débat" continue
La direction de la télévision publique s'est "indignée", samedi, "des propos injurieux et mensongers" tenus par l'eurodéputé PS, qui, dans le Monde, a accusé "certains" de ses dirigeants de "servilité".
Publié le 23/01/2010
Régionales: le PS prend de l'avance sur les écologistes
Selon un sondage CSA pour Le Parisien, le parti de Martin Aubry devance les écologistes de 7% dans les intentions de vote pour le premier tour des élections régionales de mars.
Publié le 17/01/2010
Volée de bois vert pour Vincent Peillon
Les éditorialistes éreintent l'eurodéputé et son "manque de panache".
Publié le 16/01/2010
Peillon avait prémédité son coup
Ayant fait défection à la dernière minute pour le débat sur France 2 qui réunissait Eric Besson et Marine Le Pen, il se justifie ce vendredi et assure que son coup d'éclat était préparé depuis longtemps.
Publié le 15/01/2010
Arlette Chabot : "Un délai de décence avant de ré-inviter Peillon"
Dans la Médiasphère de LCI Radio, la directrice de l'information de France 2 revient sur le coup d'éclat du député PS et aborde son avenir après le départ de Patrick de Carolis, prévu en juin 2010.
Publié le 18/01/2010
Jeudi soir, le député européen a également demandé la démission d'Arlette Chabot. Dans un communiqué envoyé à l'AFP quelques minutes avant le début de l'émission, l'eurodéputé a déploré qu'en dépit du faible intérêt des Français pour ce débat, la direction de France 2 n'ait "pas trouvé mieux, en cette rentrée 2010, que de consacrer la seule émission politique de début de soirée à Eric Besson et de le faire dialoguer avec Marine Le Pen", vice-présidente du FN. La chaîne "prend ainsi en otage le service public et les personnels qui y travaillent", accuse le responsable PS. "C'est indigne et c'est nacceptable. Jamais une telle dérive ne s'était produite".
"Des méthodes de voyou", selon France 2
Mais c'est le refus de France 2 de le laisser débattre en première partie de soirée qui a, selon un proche de Vincent Peillon, motiver sa décision spectaculaire. "Pour habiller le tout, on m'a demandé, en tant que responsable socialiste, de venir cautionner cet exercice d'abaissement national en voulant bien jouer les idiots utiles en deuxième partie de soirée", argumente ainsi très clairement Vincent Peillon sur son blog.
Peu après la diffusion du communiqué, la rédactrice en chef, Nathalie Saint-Cricq, a qualifié de "méthode de voyou" le retrait in extremis de l'eurodéputé, exprimant son "immense étonnement qu'il n'ait pas pris la peine de téléphoner". Réagissant en direct à l'antenne, Arlette Chabot, visiblement très énervée mais en retenue, a dénoncé un "coup d'éclat regrettable". "Ce n'est pas lui qui est piégé, c'est nous", selon la journaliste, pour qui l'émission a été préparée "dans la plus totale transparence", avec un dernier coup de fil jeudi matin.
"Une dinosaure de la politique"
Au-delà du coup médiatique de Vincent Peillon, la question de l'immigration a dominé le duel entre Eric Besson et Marine Le Pen, un débat sans profondeur aucune... marqué par quelques vifs échanges. "J'espère que puisque Vincent Peillon n'est pas là, je ne vais pas avoir double portion de Mme Le Pen", a lancé d'emblée Eric Besson. "Vous commencez avec beaucoup de courtoisie", lui a répondu Marine Le Pen. Puis le ministre a qualifié de "dinosaure de la politique" Marine Le Pen qui l'a accusé de "régler des petits comptes minables" lorsqu'il a évoqué l'absentéisme de l'eurodéputée frontiste au Parlement européen. Le ministre a aussi été accusé de "mentir" lorsqu'il a attribué à la fille de Jean-Marie Le Pen des propos selon lesquels les Français seraient de "race blanche". "Je n'ai jamais dit cela, vous mentez totalement. J'ai cité le général de Gaulle. Ce n'est pas un grand Républicain ?", s'est-elle défendue. "Beaucoup de gens dans notre pays, que nous avons accueillis ou plutôt qu'on nous a imposés pour beaucoup, imposent leur mode de vie, leurs moeurs, leurs codes, leur rites, leurs traditions aux Français alors qu'ils devraient eux-mêmes se soumettre au mode de vie des Français", a-t-elle observé.
"La burqa est la conséquence de réclamations communautaristes permanentes auxquelles le gouvernement refuse de s'opposer", a-t-elle ajouté, citant les "minarets de 25m, les prières dans la rue, la polygamie, les cantines de plus en plus nombreuses à ne pas servir de porc". "Vous utilisez le mensonge, des méthodes qui devraient avoir disparu d'une démocratie moderne", a-t-il dit. Pas sûr que cet échange entre Eric Besson et Marine Le Pen jeudi soir ait grandi le débat politique, contrairement à un petit hommage à Philippe Séguin en fin d'émission.
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