Philippe Séguin © J. Naegelen / Reuters
Il a autant marqué les Français par son parcours politique que par sa forte personnalité et ses coups d'éclats. Philippe Séguin, premier président de la Cour des Comptes, ancien président de l'Assemblée nationale et du RPR, qui est mort jeudi dans la nuit d'une crise cardiaque à l'âge de 66 ans, s'était retiré de la vie politique après son échec aux élections municipales de Paris en 2001. L'ancien ministre avait alors été confronté à la candidature "dissidente" du maire sortant Jean Tiberi, et finalement devancé par le socialiste Bertrand Delanoë.
L'hommage solennel de la classe politique à Philippe Séguin
De nombreuses personnalités de droite comme de gauche devraient être présentes à la cérémonie qui sera célébrée lundi après-midi.
Publié le 11/01/2010
Hollande "prêt pour 2012", ne veut pas du fauteuil de Séguin
L'ex-patron du PS a affirmé dimanche ne pas être intéressé par le poste de premier président de la Cour des Comptes. "Ce n'est pas mon destin", dit-il, visant plutôt le fauteuil de... Nicolas Sarkozy.
Publié le 10/01/2010
Les obsèques de Séguin célébrées lundi aux Invalides
Le premier président de la Cour des comptes a succombé à une crise cardiaque à son domicile parisien à l'âge de 66 ans.
Publié le 07/01/2010
La presse rend hommage à Séguin, l'homme qui a dit non
"Ombrageux", "bougon de la République" ou "don quichotte", les éditorialistes multiplient les qualificatifs pour décrire Philippe Séguin, prématurément disparu jeudi, victime d'une crise cardiaque.
Publié le 08/01/2010
Philippe Séguin, "un grand républicain"
A droite comme à gauche, les hommages se multiplient après la mort du premier président de la Cour des comptes, personnalité reconnue.
Publié le 07/01/2010
Séguin fait la leçon au gouvernement
Le patron de la Cour des comptes a déploré jeudi des "dérives" dans les dépenses pour la présidence française de l'UE l'an dernier. Il pointe aussi le problème des niches fiscales.
Publié le 29/10/2009
Séguin veut taxer les stock-options
L'exonération de cotisations sociales des stock-options représente un manque à gagner considérable pour la Sécurité sociale, accuse-t-il.
Publié le 13/09/2007
Séguin à Paris, c'est fini !
Le président du groupe RPR au Conseil de Paris a annoncé sa démission une heure avant la réunion de l?assemblée constitutive du groupe UMP municipal. Philippe Séguin laisse une droite parisienne bouleversée et en pleine reconstruction.
Publié le 11/10/2002
Le RPR parisien accepte Séguin
Opposé à Françoise de Panafieu, Philippe Séguin a été élu, mercredi, président du groupe RPR au Conseil de Paris, le principal groupe d'opposition au socialiste Bertrand Delanoë.
Publié le 22/03/2001
François Fillon perd "un ami"
C'est avec une grande émotion que le Premier ministre a rendu hommage à Philippe Séguin qui était son mentor.
Publié le 07/01/2010
Masstricht, les images du débat Séguin-Mitterrand
En 1992, Philippe Séguin et François Mitterrand se font face dans un célèbre débat à la Sorbonne sur la ratification, ou non, du Traité de Maastricht.
Publié le 07/01/2010
Séguin, l'homme de quatre campagnes selon François Bachy
Séguin, l'homme de quatre campagnes selon François Bachy
Publié le 07/01/2010
Philippe Séguin : son portrait par Christophe Barbier
Philippe Séguin était un grand personnage de la Ve République. Christophe Barbier revient sur son parcours politique.
Publié le 07/01/2010
Juppé : "Séguin manquera dans la vie politique française"
L'ancien Premier ministre a souligné la stature politique de Philippe Séguin, grand personnage de la Ve République, avec lequel il avait cependant eu des différends marqués.
Publié le 07/01/2010
L'hommage de Lionel Jospin à Philippe Séguin
Philippe Séguin était une personnalité respectée au sein du monde politique. Lionel Jospin lui a rendu hommage jeudi matin sur France Inter.
Publié le 07/01/2010
Philippe Séguin, une forte personnalité selon Ayrault
Le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, revient sur le décès du premier président de la Cour des comptes, à la personnalité aussi affirmée que ses convictions.
Publié le 07/01/2010
Philippe Séguin : "la force d'une conviction" pour Hervé Mariton
Pour Hervé Mariton, député UMP, la "disparition prématurée" de Philippe Séguin est "un coup extrêmement rude".
Publié le 07/01/2010
Paillé : "Séguin avait encore 100 projets en tête"
Philippe Séguin, présenté comme l'un des piliers du Gaullisme social, "avait des amitiés et surtout des convictions, c'était un grand serviteur de l'Etat", a salué le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, sur LCI.
Publié le 07/01/2010
Séguin, une personnalité hors du commun
Cet ancien ministre, ancien député des Vosges, ancien maire d'Epinal, ancien président du RPR, qui présida pendant cinq ans l'Assemblée nationale, déployait comme premier président de la Cour des comptes tous ses dons de rude censeur de dérives.
Publié le 07/01/2010
La classe politique salue la personnalité de Séguin
François Fillon, Charles Pasqua, Jean-Louis Debré, Jean-Pierre Raffarin mais aussi Martine Aubry ont rendu hommage à Philippe Seguin.
Publié le 07/01/2010
Epinal affecté par la mort de Philippe Séguin
Philippe Séguin a été député puis maire d'Epinal dans les Vosges. Les habitants sont affectés par cette perte.
Publié le 07/01/2010
Philippe Séguin : un homme de combat qui aimait le foot
Retrouvez en images Philippe Séguin, passionné de football, supporter du Paris Saint Germain, spectateur assidu du Parc des Princes. Il présidait la Fondation du Football.
Publié le 07/01/2010
Ancien ministre des Affaires sociales et de l'Emploi (1986-88), il a présidé l'Assemblée nationale (1993-97) et le RPR (1997-1999) après avoir été l'un des inspirateurs de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995. Gaulliste social, il lui avait notamment inspiré le discours sur la "fracture sociale avant de prendre ses distances avec le chef de l'Etat. En 2002, Philippe Séguin avait renoncé à se représenter aux législatives, puis abandonné son siège au Conseil de Paris. La même année, il avait réintégré la Cour des comptes, où il avait été auditeur dès 1970 à sa sortie de l'Ecole nationale d'administration (ENA, promotion Robespierre), puis avait été nommé délégué du gouvernement français au conseil d'administration du Bureau international du travail (BIT) à Genève.
Pourfendeur du traité de Maastricht
Né le 21 avril 1943 à Tunis, Philippe Séguin est promu conseiller référendaire en 1977. Il est notamment chargé de mission au secrétariat général de l'Elysée (1973-74) sous Georges Pompidou, puis au cabinet du Premier ministre Raymond Barre (1977-78). Député des Vosges durant 24 ans à partir de 1978, il devient maire d'Epinal en 1983. Mais en 1997, il abandonne son mandat de maire pour se consacrer à la présidence du RPR, où il succède à Alain Juppé après la défaite de la droite aux élections législatives anticipées.
Le 16 avril 1999, Philippe Séguin démissionne avec fracas de la présidence du mouvement gaulliste, en raison d'"un désaccord politique profond" avec le président Chirac sur la place du RPR en période de cohabitation. Il renonce simultanément à conduire la liste RPR-DL aux élections européennes. Il s'agit là de sa plus retentissante démission. Déjà en 1990, il s'était opposé à Jacques Chirac, s'alliant alors à Charles Pasqua, pour dénoncer une certaine "dérive" du RPR et appeler à "un nouveau Rassemblement".
En 1992, Philippe Séguin avait gagné une stature nationale, en prenant la tête de la campagne contre le traité de Maastricht, contre une majorité de son camp. Illustration de sa "personnalité forte, capable de résister, de dire non", comme le dit Jean-Louis Debré. En 2007, il est nommé président du Comité des commissaires aux comptes de l'ONU puis de l'Organisation de l'aviation civile internationale (0ACI) et, en 2008, commissaire aux comptes d' l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le football pour passion
Son fort tempérament a aussi marqué la vie politique française. "Il passe du plus charmant au plus odieux", a d'ailleurs écrit Nicolas Sarkozy. "C'était un homme à caractère exceptionnel, il n'avait peur de personne, il résistait à tout, il avait de fortes convictions et beaucoup de courage, beaucoup d'audace", selon Jean-Pierre Raffarin. Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, évoque, lui, son "talent incomparable, des convictions extrêmement fortes et un caractère extrêmement attachant même si ce caractère était l'objet de courroux aussi brusques qu'inattendus".
On retiendra aussi sa voix jupitérienne, sa haute stature, passant au fil du stress et des régimes de la taille L à XXL. Philippe Séguin entretenait une culture fine portée sur l'histoire, le cinéma, le sport, ne reculant devant aucun subjectif. Dans son bureau de l'Hôtel de Ville de Paris trônaient des maillots de footballeur, ce sport étant une de ses passions. En 2008, il devient président de la commission "Grands Stades Euro 2016". Publié en décembre, un des derniers rapports de la Cour des comptes préconisait la privatisation des stades. Affaire "à suivre", comme les derniers mots de ses mémoires.
| Son action à la Cour des Comptes |
Plus connu du grand public que ses prédécesseurs à la Cour des Comptes, il profite de son poids médiatique pour renforcer l'influence de l'institution et cultive son indépendance. Cet été, en présentant son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques, il n'hésite pas à faire entendre une autre voix que celle du gouvernement et pointe les dangers du déficit croissant. "L'idée selon laquelle la France s'en tirerait mieux que certains de ses voisins est trompeuse", alerte-t-il alors, 'la France supporte peut-être mieux les effets de cette phase de la crise, mais les lendemains risquent d'y être pire qu'ailleurs". Plus récemment, son institution avait critiqué sévèrement les 171 millions d'euros dépensés par la France lors de sa présidence de l'Union européenne. Philippe Séguin avait aussi taclé il y a quelques jours la mise en œuvre de la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, chère à nicolas Sarkozy. |
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Philippe Séguin : un homme de combat qui aimait le foot
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