Henri Proglio, patron d'EDF © REUTERSLa polémique Henri Proglio n'est pas close. Ouverte à propos de son double salaire en tant que patron d'EDF et de Veolia, elle aurait pu s'apaiser avec l'annonce de l'intéressé qu'il renonçait à une partie de sa rémunération ; mais elle se poursuit au contraire, dans d'autres directions : la "retraite-chapeau" du dirigeant, et même sa double responsabilité à la tête de deux groupes.
Entre Bayrou et Elkabbach, ça clashe
Sur Europe 1, le leader du MoDem a eu un échange acrimonieux avec Jean-Pierre Elkabbach, auquel il a reproché des propos " pas respectueux".
Publié le 24/01/2010
Double casquette de Proglio : une "situation provisoire"
La ministre de l'Economie Christine Lagarde et le le ministre du Budget Eric Woerth sont d'accord sur ce point : la double fonction de Henri Proglio à EDF et à Veolia ne va pas "durer éternellement", c'est "une situation transitoire".
Publié le 24/01/2010
La droite félicite Proglio, la gauche veut plus
François Fillon salue salué "une décision sage" après l'annonce par Henri Proglio qu'il renonçait à sa rémunération en tant que président du conseil d'administration de Veolia Environnement. Pour le PS, le compte n'y est pas.
Publié le 22/01/2010
Proglio renonce aux 450 000 ? "sans état d'âme"
Le PDG d'EDF a confirmé jeudi qu'il renonçait à la rémunération de 450.000 euros qui lui avait été attribuée au titre de président du conseil d'administration de Veolia Environnement.
Publié le 21/01/2010
Proglio va cumuler 2 salaires, le PS monte au créneau
Contrairement aux promesses du gouvernement, le patron d'EDF et président du CA de Veolia va toucher 2 salaires, pour un total de 2 millions par an dont 450.000 de Veolia. Le PS dénonce des "indemnités indécentes".
Publié le 19/01/2010
- Entre EDF et Veolia, Bayrou appelle Proglio à choisir - 01 min 09 s
"Dix fois plus qu'un salaire de ministre"
Interrogé sur l'hypothèse d'un rapprochement entre les deux entreprises, François Bayrou a affirmé qu'il ne pourrait conduire qu'à la "privatisation d'EDF" ou à la "nationalisation de Veolia". Il a également dénoncé les "tombereaux d'argent que l'on déverse" désormais sur les dirigeants des entreprises publiques, évoquant le salaire promis au nouveau patron d'EDF, 1,6 million d'euros annuels.
"Le salaire dont vous parlez, c'est dix fois plus qu'un salaire de ministre", a-t-il relevé, "ce sont des salaires qui ne respectent pas la décence", une "offense à la plupart des citoyens". Le président du MoDem y voit la marque d'une "politique suivie depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l'Etat" visant à "introduire dans ce qui est public les moeurs du privé, notamment les moeurs en matière d'argent, ces salaires absurdes et mirobolants".
"Je suis persuadé qu'il y a plus de talent en France que ceux qui étaient assis sur les banquettes du Fouquet's", a-t-il poursuivi dans une allusion à la présence de Henri Proglio aux côtés de Nicolas Sarkozy au soir de son élection. Estimant que le dirigeant d'EDF aurait pu être choisi parmi les cadres de l'électricien, François Bayrou a souligné qu'il ne devait avoir, quoi qu'il arrive, "comme souci que la responsabilité d'EDF".
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