Pierre Le Menahes, ouvrier dans l'automobile face au président lundi 25 janvier © TF1
Il y avait Nathalie, 26 ans, toujours au chômage malgré son Bac + 5, Bernadette, mère de famille ayant du mal à joindre les deux bouts, Rex, grand frère à Villiers-le-Bel... Au total, 11 Français choisis par TF1 pour exprimer leurs préoccupations face à Nicolas Sarkozy lors de l'émission "Paroles de Français". "Quand on est président, peut-on encore être proche des réalités quotidiennes ?", l'interroge Jean-Pierre Pernaut, qui animait l'émission. "J'essaye de rester en contact avec la réalité", l'a rassuré Nicolas Sarkozy. Et tour à tour, chacun des Français a eu droit à son tête à tête avec le président.
Vidéo
Sarkozy : la réforme des retraites concernera "tout le monde"
Invité sur TF1 lundi soir, le président a promis des décisions sur la réforme des retraites "avant la fin de l'année". Il a également limité à "quelques mois" la double casquette d'Henri Proglio qui fait tant polémique.
Publié le 25/01/2010
Réactions: Sarkozy entre "langage de vérité" et "avalanche de bêtises"
Parmi les réactions à l'intervention en deux temps du président sur TF1 lundi soir, le PS dénonce un "nouveau numéro d'autosatisfaction", le PCF un président qui "ne connaît pas" la situation des chômeurs.
Publié le 25/01/2010
Vos réactions à l'interview de Nicolas Sarkozy
Le chef de l'Etat vous a-t-il paru convaincant sur chacun des thèmes abordés ? Et face aux Français ? Retrouvez ici toutes les réactions des internautes de TF1 News.
Publié le 25/01/2010
Sarkozy face aux Français: qu'en pensent vos quotidiens ?
La presse est plutôt partagée mardi matin, au lendemain de l'intervention de Nicolas Sarkozy au 20h, puis face aux Français. Les éditorialistes notent le "contraste frappant" avec le Sarkozy du début de mandat.
Publié le 26/01/2010
"Paroles de Français" avec Sarkozy : l'intégrale de l'émission de 2010
Nicolas Sarkozy a répondu aux questions de 11 Français lundi 25 janvier 2010 soir sur TF1. Une émission présentée par Jean-Pierre Pernaut à retrouver ici en intégralité.
Publié le 25/01/2010
"Paroles de Français" : quel bénéfice pour le président ?
Gaël Slimane, directeur du pôle opinion de BVA, analyse la portée de l'intervention de Nicolas Sarkozy sur TF1, regardé par 8,6 millions de téléspectateurs.
Publié le 26/01/2010
"On peut toujours améliorer une émission, mais je suis heureuse du résultat"
Catherine Nayl, directrice de l'Information du groupe TF1, revient sur l'émission spéciale au cours de laquelle 11 Français ont pu interroger le président de la République lundi soir.
Publié le 27/01/2010
Le Cube Info : Sarkozy sur TF1, les coulisses
<b>Exclusif - </b>Au sommaire, les séquences tournées à l'issue de l'émission "Paroles de Français" avec le président de la République. Séance de charme, photos de famille, promesses et regrets...
Publié le 26/01/2010
LCI - Jean-François Copé est l'invité politique de Christophe Barbier
Publié le 26/01/2010
Bartolone: "Les Français attendent des résultats"
Le député PS de Seine Saint Denis a estimé que les Français attendaient désormais plus des "mots" de Nicolas Sarkozy, après son intervention lundi soir sur TF1.
Publié le 26/01/2010
Sarkozy : après l'émission, les invités racontent
Comment ont-ils vécu leur émission face Nicolas Sarkozy sur TF1 ? Ont-ils eu le sentiment de pouvoir dire tout ce qu'ils voulaient ? Voici les réactions des "interviewers" du président dans "Paroles de Français".
Publié le 26/01/2010
Sarkozy : "J'ai un bail de cinq ans"
Nicolas Sarkozy envisage-t-il un deuxième mandat de chef d'Etat ? Il a répondu lundi soir sur TF1 dans "Paroles de Français".
Publié le 26/01/2010
"Je pense qu'une nation, c'est comme une famille, Rex"
Face à un habitant de Villiers-le-Bel, le président a défendu lundi sur TF1 le bien-fondé du débat sur l'identité nationale.
Publié le 25/01/2010
Sarkozy et Pierre, ouvrier, s'affrontent sur "les salaires mirobolants"
Interrogé dans "Paroles de Français" par un ouvrier en filière automobile sur les salaires qui le "choquent", le président a répondu : ceux des sportifs, des traders... "Elle est facile celle-là", lui a rétorqué Pierre évoquant ceux des grands patrons.
Publié le 25/01/2010
Heures sup' : "j'en toucherai deux mots à votre employeur"
Bernadette aimerait travailler plus pour gagner plus. Or son employeur ne veut pas. Le président lui a dit qu'il lui en parlerait dès demain.
Publié le 25/01/2010
"Je tiendrai mon engagement d'augmenter le minimum vieillesse"
Jean-Georges Bertheloot, retraité vit avec 410 euros par mois et 1000 euros d'aide complémentaire chaque trimestre. "Comment voulez-vous qu'on vive avec ça ?", s'interroge-t-il. La réponse du président.
Publié le 25/01/2010
"Je crois dans ce que je fais"
Pour conclure une émission de près de 2 heures face à 11 Français, le président a demandé "de considérer que son rôle n'est pas très facile", mais promis des "résultats".
Publié le 25/01/2010
L'interview intégrale de Nicolas Sarkozy au 20h
Première étape d'une intervention en deux temps, le chef de l'Etat a répondu lundi soir aux questions de Laurence Ferrari dans le journal de TF1, avant de participer au débat "Paroles de Français".
Publié le 25/01/2010
Ce qu'il faut retenir de l'intervention de Nicolas Sarkozy
Salaires des grands patrons, chômage, crise... Nicolas Sarkozy a fait face à onze Français lundi soir sur TF1. Voici les moments forts de l'émission.
Publié le 26/01/2010
Sarkozy sur TF1 : ce qu'en ont pensé les invités de "Paroles de Français"
Ils étaient invités de "Paroles de Français" avec Nicolas Sarkozy, lundi soir sur TF1. Après le débat avec le président de la République, place au débriefing.
Publié le 26/01/2010
"Dans les semaines et mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage"

Nathalie Perriot, 26 ans est au chômage, malgré son bac + 5 et son master de marketing et de communication. Elle interpelle le président sur l'inadéquation entre les études et la réalité du marché de l'emploi. Nicolas Sarkozy rappelle que la France résiste plutôt mieux que les autres pays. "Le chômage a doublé aux Etats-Unis, doublé en Espagne, augmenté de 60% au Royaume-Uni. Un seul pays a fait mieux que nous en la matière, c'est l'Allemagne", a-t-il souligné. "Nous, on a quand même pris 450.000 chômeurs en plus" mais "c'est en train de se retourner", a-t-il affirmé. Et de tenter de rassurer la jeune fille. "La situation est en train de se retourner, Nathalie, dans les semaines et dans les mois qui viennent, vous verrez la situation changer. "Mais nous jeune diplômé, comment fait-on pour vivre", l'interroge la jeune fille. "La réponse à votre situation, c'est la croissance, Nathalie. Il faut retrouver de la croissance."
"La stratégie de Renault ces dix dernières années je ne l'accepte pas"

"Quand j'entends le président parler de partage, je vois surtout que les entreprises partagent les profits". Pierre Le Menahes, 51 ans, ouvrier dans une filiale de Renault et adhérent à la CGT est remonté. Il estime qu'il y a une part de responsabilité de l'Etat dans cette politique économique et sociale qui entraîne de nombreux licenciements. "La stratégie de Renault ces dix dernières années je ne l'accepte pas", a répondu le président. (Voir la vidéo)
"Ce qui me choque, c'est le salaire mirobolant de certains footballeurs"
Toujours face à ce sous-traitant dans l'automobile, le président a défendu les salaires élevés des grands patrons."Je préfère un bon patron bien payé qu'un mauvais mal payé", a-t-il dit. "Ce qui me choque comme salaire, c'est le salaire mirobolant de certains footballeurs ou de certains sportifs. Ce qui me choque, c'est le salaire d'un président de banque dont j'ai demandé la démission après l'affaire Kerviel". (...) "Je veux que ceux qui gagnent plus aient plus de responsabilités, travaillent mieux, se donnent plus de mal, surtout quand ça va mal, que ce ne soit pas le petit d'en bas qui trinque, que ce soit le grand du haut qui a fait des erreurs qui trinque". "Ce qui me choque, c'est un salaire qui ne correspond pas à un mérite, à un talent, qui ne correspond pas à un travail, à une utilité", a-t-il conclu.
"Que les banques fassent leur travail"

Jimmy Bils, chef d'entreprise dans le Nord, se demande si "les banques rétablies, ne pourraient-elles pas reprendre leur rôle et prêter ? "Monsieur Bils a raison", a estimé Nicolas Sarkozy. "Je demande vraiment aux banques françaises de faire leur travail. Leur travail, ce n'est pas d'aller jouer avec les traders sur les marchés boursiers, c'est de prêter au chef d'entreprise qui veut acheter une nouvelle machine, au jeune couple qui veut acheter un appartement, à un artisan qui veut se développer pour acheter un fonds de commerce. C'est ça le travail des banquiers", a-t-il ajouté.
"Je ne laisserai pas tomber les agriculteurs"

Sophie Poux, productrice de lait dans le Sud a résumé son histoire. "L'agriculture va mal. Dans le lait, c'est la catastrophe", raconte cette quinquagénaire à l'accent qui chante. Cette année, la plupart de mes amis producteurs de lait n'ont pas pu se donner un salaire." Conséquence : pour nourrir ses enfants, Sophie a dû faire un emprunt sur cinq ans. La réponse du président : "je ne laisserai pas mourir l'agriculture française."
Sarkozy "prêt à envisager la titularisation" des contractuels agents de l'Etat

A Samir Abbas, 35 ans, prof dans un lycée professionnel, qui l'interrogeait sur la situation des contractuels dans l'Education, le président s'est dit "tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité. Ce n'est pas juste". Il s'est par ailleurs déclaré très favorable à "la diversification des voies d'accès à la fonction publique", qui se fait aujourd'hui sur concours.
"Une nation, c'est comme une famille Rex"
Il répondait à Rex Kazadi, un infographiste de 32 ans résidant à Villiers-le-Bel qui l'interrogeait sur le bien-fondé du débat sur l'identité nationale. "Je pense qu'une nation, c'est comme une famille", a expliqué le chef de l'Etat, qui avait un peu plus tôt comparé la nation à un couple. "Dans une famille, si on ne parle pas des sentiments qu'on a les uns pour les autres, de ce qu'on fait ensemble, si on s'inscrit dans deux solitudes juxtaposées (...) si on ne dit même plus 'qu'est-ce qui va et qu'est-ce qui ne va pas", à ce moment, se crée un fossé", a-t-il expliqué. "Quand on se réveille dix and plus tard, c'est trop tard", selon le président. Défendant le débat sur l'identité nationale, il a déclaré : "Je ne vois pas au nom de quoi un débat sur ce que c'est que la France, ce que c'est d'être Français, (...) c'est un problème ou cela exclut qui que ce soit". (Voir la vidéo)
"Je tiendrai mon engagement d'augmenter le minimum vieillesse"
Jean-Georges Bertheloot, retraité-artisan vit avec 410 euros par mois et 1000 euros d'aide complémentaire chaque trimestre. "Comment voulez-vous qu'on vive avec ça ?", s'interroge cet homme qui a dû reprendre une activité. Entre autres réponses, le président a réitéré sa promesse électorale d'augmenter le minimum vieillesse de 25% pour les petites retraites durant son mandat. "Je tiendrai cet engagement". (Voir la vidéo)
Heures sup' : "j'en toucherai deux mots à votre employeur"
Bernadette aimerait travailler plus pour gagner plus. Elle gagne le Smic, son mari un peu plus. Mais avec trois enfants pas évident de boucler les fins de mois. "La seule façon d'augmenter votre pouvoir d'achat est de faire des heures sup", lui explique Nicolas Sarkozy. "Mais il ne veut pas", le coupe Bernadette. "Alors, il faudra que je lui en parle car lui-même ne paie pas de charges sociales pour ces heures sup', intervient le président précisant qu'il lui "en touchera deux mots dès demain". (Voir la vidéo)
"Je suis président, j'assume"
A l'issue d'un dialogue qui aura duré près de deux heures, Nicolas Sarkozy a affirmé que cinq ans, "ça suffit pour faire du travail", et qu'on verrait "à ce moment-là, s'il s'agit de faire un stop ou encore". Selon lui, "c'est à ce moment-là", à la fin de son quinquennat, que "les Français jugeront". "Mais je ne chercherai jamais les faux-semblants, je ne m'abriterai pas (derrière) la crise, les soucis. Non. Je suis président, j'assume", a-t-il ajouté. "Dans mon travail de chaque jour, je ne pense pas à cette question du second mandat, ça serait parfaitement déplaisant pour les Français (...) Je crois dans ce que je fais, je crois dans la politique qu'on met en oeuvre", a-t-il soutenu. (Voir la vidéo)
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Sarkozy : la réforme des retraites concernera "tout le monde"

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