Vincent Peillon © S. Mahe / Reuters"Dérobade", "manque de panache", "indignité", "abandon de poste" : les éditoriaux de samedi n'ont pas de mots assez durs pour critiquer le faux bond du socialiste Vincent Peillon au débat qui devait l'opposer, jeudi soir sur France 2, au ministre de l'Immigration Eric Besson.
Vincent Peillon - France Télévisions : le "débat" continue
La direction de la télévision publique s'est "indignée", samedi, "des propos injurieux et mensongers" tenus par l'eurodéputé PS, qui, dans le Monde, a accusé "certains" de ses dirigeants de "servilité".
Publié le 23/01/2010
Régionales: le PS prend de l'avance sur les écologistes
Selon un sondage CSA pour Le Parisien, le parti de Martin Aubry devance les écologistes de 7% dans les intentions de vote pour le premier tour des élections régionales de mars.
Publié le 17/01/2010
Aubry contrainte de soutenir Peillon dans la tourmente
"Il m'a prévenu de sa décision et je la soutiens pleinement", a déclaré la maire de Lille à des journalistes, en marge de ses voeux à la presse régionale. Mais ses dires et ceux du député européen divergent.
Publié le 15/01/2010
Peillon avait prémédité son coup
Ayant fait défection à la dernière minute pour le débat sur France 2 qui réunissait Eric Besson et Marine Le Pen, il se justifie ce vendredi et assure que son coup d'éclat était préparé depuis longtemps.
Publié le 15/01/2010
Le retrait surprise de Peillon face à Marine Le Pen
Le député européen qui devait participer jeudi soir à "A vous de juger" (France 2), s'est décommandé au dernier moment, voyant dans ses modalités d'organisation une "dérive" "indigne et inacceptable".
Publié le 14/01/2010
Arlette Chabot : "Un délai de décence avant de ré-inviter Peillon"
Dans la Médiasphère de LCI Radio, la directrice de l'information de France 2 revient sur le coup d'éclat du député PS et aborde son avenir après le départ de Patrick de Carolis, prévu en juin 2010.
Publié le 18/01/2010
"Courage, Peillon ! Ainsi aurait-on pu rebaptiser l'émission d'Arlette Chabot" persifle Jacques Camus dans La République du Centre, qui estime que "le pire est que l'ancien soutien de Ségolène Royal a maquillé son insultante dérobade (soigneusement préméditée) en acte de résistance républicaine". "Quel manque de panache !", cingle Hervé Chabaud dans L'Union/L'Ardennais. "Quelle indignité, quelle caricature du politique par lui-même", renchérit Jacques Guyon dans La Charente libre. Le plus sévère est Le Figaro, dont l'éditorialiste Yves Thréard brocarde Vincent Peillon en "Saint-Just aux petits pieds".
"Tout coup a un coût"
"Plus encore que sa dérobade, la justification de Vincent Peillon laisse pantois" écrit Patrick Fluckiger dans L'Alsace, car "en désertant le plateau, (il) laissé le champ libre à la droite et à l'extrême droite qu'il affirme vouloir combattre". "Plutôt que de se mettre en scène, un véritable homme politique n'aurait-il pas dû descendre dans l'arène" fait mine de s'interroger Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées.
"Le combat politique ne s'honore pas de l'abandon de poste", tranche Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. Matthieu Verrier rappelle dans La Voix du Nord que "la politique de la chaise vide est souvent inopérante". "N'est pas Maurice Clavel qui veut !", commente François Martin dans Le Midi Libre en référence au coup d'éclat de l'écrivain et philosophe qui, en 1971, avait quitté un plateau télévisé en lançant un "Messieurs les censeurs, bonsoir" resté dans les mémoires.
"Le jeune loup du PS a oublié que tout coup a un coût. Et la facture risque d'être salée pour l'intéressé", prédit Rémi Godeau dans L'Est républicain. "Et le PS, qui a soutenu cette stratégie improvisée, s'est fourvoyé", ajoute Olivier Picard dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace.
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