Apaisement ou exclusion pour les pro-Frêche ?

Par TF1 News (Avec agence), le 22 février 2010 à 19h30 , mis à jour le 23 février 2010 à 07h58

Une réunion du Bureau national prévue mardi doit, sans vote, entériner une mise à l'écart de fait de soixante responsables socialistes. Gérard Collomb, qui doit aller soutenir les militants pro-Frêche, appelle à l'apaisement.

Georges FrêcheImage d'archives © ABACA

Le maire de Lyon, Gérard Collomb, veut que la direction du PS mette fin à son bras de fer avec Georges Frêche à l'occasion des élections régionales en Languedoc-Roussillon. Il a réclamé mardi sur Radio Classique un geste permettant d'apaiser les tensions entre socialistes dans la région, alors que certains ténors du parti soutiennent ouvertement Georges Frêche contre Hélène Mandroux et font même le déplacement : tel Gérard Collomb lui-même, attendu sur place ce mardi, mais aussi François Rebsamen, maire de Dijon.  "J'espère que le PS ce soir va prendre la bonne décision et qu'effectivement il fera en sorte qu'on aille vers l'apaisement et ensuite vers la réconciliation", a-t-il déclaré. Il ne faut pas "que le parti qui aujourd'hui a le vent en poupe ne passe pour un parti qui coupe les têtes et qui ne dise finalement : 'je ne veux entendre qu'une seule voix'", a ajouté le maire de Lyon. Et de commenter : "Vous savez le PS est capable du pire mais quelquefois du meilleur".

  • "Je vais prendre Martine Aubry comme attachée de presse"

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    Publié le 24/02/2010 "Je vais prendre Martine Aubry comme attachée de presse"
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    Publié le 17/02/2010 Frêche , le grand favori
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Des propos prononcés alors que le bureau national du PS, son exécutif interne, doit se pencher ce soir sur l'éventuelle exclusion des militants socialistes ayant choisi de rester sur les listes régionales conduites par Georges Frêche, qui se présente sous l'étiquette divers-gauche. Le cas Frêche sème la zizanie au sommet du Parti socialiste, où les critiques se multiplient contre le bras de fer engagé par Martine Aubry avec le président sortant de la région Languedoc-Roussillon. Une soixantaine de personnalités - parmi lesquelles deux sénateurs, deux présidents de conseils généraux, des maires et les dirigeants des cinq fédérations départementales du PS de la région - sont restées sur les listes conduites par Georges Frêche.

"Surenchère disciplinaire"

Les commentaires de ce dernier sur la "tronche pas catholique" de l'ancien Premier ministre Laurent Fabius ont conduit Martine Aubry à poser un acte d'autorité en investissant une liste concurrente, ce qui fait grincer des dents au PS, sur fond de rivalités internes en vue des primaires présidentielles. En déplacement près de Reims lundi, le premier secrétaire a répété qu'elle ne regretterait jamais d'avoir "défendu ce à quoi (elle) croit" même si certains sondages prédisent une bérézina à la liste PS en Languedoc-Roussillon. Martine Aubry a bien l'intention d'aller soutenir la liste conduite par Hélène Mandroux mais la date de son déplacement n'est pas encore arrêtée pour l'instant, précise son entourage.
 
L'ancien ministre de la Justice de François Mitterrand, Robert Badinter, figure morale du PS, le maire de Paris, Bertrand Delanoé et Marylise Lebranchu, une proche de Martine Aubry, ont également annoncé qu'ils se rendraient en Languedoc-Roussillon pour soutenir la maire de Montpellier. Pour une partie de la direction du PS, les militants pro-Frêche se sont auto-exclus du parti mais des voix s'élèvent contre toute "surenchère disciplinaire".
    
"Il faut faire désenfler ce sujet"
 
D'autant que la liste PS conduite par Hélène Mandroux fait l'objet d'une plainte par les fédérations locales qui veulent sa dissolution pour cause de non respect du vote militant. "Il faut faire désenfler ce sujet", a plaidé le porte-parole du PS lors d'un point de presse. Les élections régionales, qui se présentent bien pour la gauche, "ne se réduisent pas au Languedoc-Roussillon", a ajouté Benoît Hamon. Pour leur part, François Rebsamen et Gérard Collomb justifient leurs marques de soutien aux militants pro-Frêche en estimant que Martine Aubry a "surréagi" - ce qui n'empêche pas Arnaud Montebourg, secrétaire national chargé de la rénovation au PS, de qualifier leurs déplacements de "très graves erreurs".
 
Pour François Rebsamen, ex-numéro deux du PS, proche de Ségolène Royal, la direction du parti brandit un "sabre de bois" avec ces exclusions parce qu'il n'y a pas de majorité au sein du Bureau national pour les approuver. François Hollande, ancien premier secrétaire, a également réclamé "l'apaisement" envers les militants pro-Frêche. Plusieurs dirigeants du PS évoquent des discussions entre PS parisien et PS régional pour trouver un compromis. "On est pas dans le gros marchandage mais on cause", explique un secrétaire national. "On ne peut pas se fâcher pour l'éternité. Il faut un retrait de la plainte" contre la liste Mandroux, ce qui pourrait pousser la direction du PS à la clémence envers les candidats frêchistes, ajoute-t-il.  

Par TF1 News (Avec agence) le 22 février 2010 à 19:30
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8 Commentaires

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  • agesti, le 23/02/2010 à 18h36

    C'est sur que le PS ne prendra aucune décision, ce mot ne fait pas parti de leur vocabulaire, et puis il faut faire le grand chelem, comme cela dans trois semaines, plus de chomage dans les régions, la liberté du travail, d'entreprendre etc..tout va être merveilleux, comme j'ai hâte, je pourrai revenir m'installer en France !!

  • mar073, le 23/02/2010 à 15h29

    Et oui,Martine à la campagne l'a dit :GRAND CHELM!!!la France en rose;mieux vaut perdre la face,mais surement pas une région!!!!!!!!!!!

  • muratori, le 23/02/2010 à 13h11

    Comment ? Vous prenez nos hommes et femmes politiques pour des pitres ? Eh bien.....vous avez raison !!!

  • margaux1942, le 23/02/2010 à 12h39

    Bien entendu !!!

  • didierbretagne, le 23/02/2010 à 11h04

    A chaque article sur le sujet le PS ne fait que s'enfoncer un peu plus. Quel que soit le résultat des élections dans cette région celui-ci sera à jamais entâché.

  • gtom42, le 23/02/2010 à 11h01

    Vous avez tout compris !!

  • al38240, le 23/02/2010 à 09h47

    Quand Frêche sera réelu, le PS voudra le comptabiliser comme président de région PS ! ! D'où la complaisance qui se fait jour actuellement ! ! ! Quelles pitreries ! ! !

  • thierry34280, le 23/02/2010 à 09h06

    Freche president

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