Image d'archives © ABACALe maire de Lyon, Gérard Collomb, veut que la direction du PS mette fin à son bras de fer avec Georges Frêche à l'occasion des élections régionales en Languedoc-Roussillon. Il a réclamé mardi sur Radio Classique un geste permettant d'apaiser les tensions entre socialistes dans la région, alors que certains ténors du parti soutiennent ouvertement Georges Frêche contre Hélène Mandroux et font même le déplacement : tel Gérard Collomb lui-même, attendu sur place ce mardi, mais aussi François Rebsamen, maire de Dijon. "J'espère que le PS ce soir va prendre la bonne décision et qu'effectivement il fera en sorte qu'on aille vers l'apaisement et ensuite vers la réconciliation", a-t-il déclaré. Il ne faut pas "que le parti qui aujourd'hui a le vent en poupe ne passe pour un parti qui coupe les têtes et qui ne dise finalement : 'je ne veux entendre qu'une seule voix'", a ajouté le maire de Lyon. Et de commenter : "Vous savez le PS est capable du pire mais quelquefois du meilleur".
"Je vais prendre Martine Aubry comme attachée de presse"
Après la décision du PS d'exclure 59 de ses colistiers, Georges Frêche a assuré mercredi que "chaque fois que Martine Aubry coupait des têtes", il gagnait "des points".
Publié le 24/02/2010
Frêche , le grand favori
Il arriverait premier au premier tour des régionales en Languedoc-Roussillon pour gagner au second, la liste PS (6%) ne pouvant se maintenir, selon un sondage Opinionway - Fiducial pour Le Figaro/LCI.
Publié le 17/02/2010
Environ 50 candidats PS pro-Frêche mis "en dehors" du parti
Ces candidats PS sur les listes Frêche pour les régionales en Languedoc-Roussillon sont désormais "en dehors du parti", a déclaré lundi Claude Bartolone, proche de Martine Aubry.
Publié le 15/02/2010
Des propos prononcés alors que le bureau national du PS, son exécutif interne, doit se pencher ce soir sur l'éventuelle exclusion des militants socialistes ayant choisi de rester sur les listes régionales conduites par Georges Frêche, qui se présente sous l'étiquette divers-gauche. Le cas Frêche sème la zizanie au sommet du Parti socialiste, où les critiques se multiplient contre le bras de fer engagé par Martine Aubry avec le président sortant de la région Languedoc-Roussillon. Une soixantaine de personnalités - parmi lesquelles deux sénateurs, deux présidents de conseils généraux, des maires et les dirigeants des cinq fédérations départementales du PS de la région - sont restées sur les listes conduites par Georges Frêche.
"Surenchère disciplinaire"
Les commentaires de ce dernier sur la "tronche pas catholique" de l'ancien Premier ministre Laurent Fabius ont conduit Martine Aubry à poser un acte d'autorité en investissant une liste concurrente, ce qui fait grincer des dents au PS, sur fond de rivalités internes en vue des primaires présidentielles. En déplacement près de Reims lundi, le premier secrétaire a répété qu'elle ne regretterait jamais d'avoir "défendu ce à quoi (elle) croit" même si certains sondages prédisent une bérézina à la liste PS en Languedoc-Roussillon. Martine Aubry a bien l'intention d'aller soutenir la liste conduite par Hélène Mandroux mais la date de son déplacement n'est pas encore arrêtée pour l'instant, précise son entourage.
L'ancien ministre de la Justice de François Mitterrand, Robert Badinter, figure morale du PS, le maire de Paris, Bertrand Delanoé et Marylise Lebranchu, une proche de Martine Aubry, ont également annoncé qu'ils se rendraient en Languedoc-Roussillon pour soutenir la maire de Montpellier. Pour une partie de la direction du PS, les militants pro-Frêche se sont auto-exclus du parti mais des voix s'élèvent contre toute "surenchère disciplinaire".
"Il faut faire désenfler ce sujet"
D'autant que la liste PS conduite par Hélène Mandroux fait l'objet d'une plainte par les fédérations locales qui veulent sa dissolution pour cause de non respect du vote militant. "Il faut faire désenfler ce sujet", a plaidé le porte-parole du PS lors d'un point de presse. Les élections régionales, qui se présentent bien pour la gauche, "ne se réduisent pas au Languedoc-Roussillon", a ajouté Benoît Hamon. Pour leur part, François Rebsamen et Gérard Collomb justifient leurs marques de soutien aux militants pro-Frêche en estimant que Martine Aubry a "surréagi" - ce qui n'empêche pas Arnaud Montebourg, secrétaire national chargé de la rénovation au PS, de qualifier leurs déplacements de "très graves erreurs".
Pour François Rebsamen, ex-numéro deux du PS, proche de Ségolène Royal, la direction du parti brandit un "sabre de bois" avec ces exclusions parce qu'il n'y a pas de majorité au sein du Bureau national pour les approuver. François Hollande, ancien premier secrétaire, a également réclamé "l'apaisement" envers les militants pro-Frêche. Plusieurs dirigeants du PS évoquent des discussions entre PS parisien et PS régional pour trouver un compromis. "On est pas dans le gros marchandage mais on cause", explique un secrétaire national. "On ne peut pas se fâcher pour l'éternité. Il faut un retrait de la plainte" contre la liste Mandroux, ce qui pourrait pousser la direction du PS à la clémence envers les candidats frêchistes, ajoute-t-il.
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"Je vais prendre Martine Aubry comme attachée de presse"
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