Didier Migaud (à gauche) ; Michel Charasse (à droite) - montage © TF1/LCIUn socialiste nommé à la tête de la Cour des Comptes, Didier Migaud ; un autre socialiste dont l'arrivée au Conseil constitutionnel n'attend plus qu'une confirmation ce mercredi, Michel Charasse... Nicolas Sarkozy poursuit sa politique d'ouverture. Parmi les élus plus ou moins "ultras" de l'UMP, nombreux sont ceux qui s'étonnent ou s'indignent ouvertement ou en privé de ce "très mauvais signal à envoyer à un électorat de droite désorienté" qu'il faut pourtant "mobiliser à plein" à moins de trois semaines du premier tour des régionales.
Conseil constitutionnel : le tiercé gagnant
Les arrivées de Michel Charasse, Hubert Haenel et Jacques Barrot au sein des Sages du Palais Royal sont officialisées.
Publié le 24/02/2010
Charasse ira au Conseil constitutionnel
Selon des sources parlementaires, confirmant des informations du Figaro, l'ancien ministre socialiste a été choisi par Nicolas Sarkozy pour siéger au Conseil constitutionnel.
Publié le 23/02/2010
Après Séguin, Migaud
Jusqu'alors président de la commission des Finances de l'Assemblée, ce socialiste juriste de formation a été nommé à la tête de la Cour des Comptes.
Publié le 23/02/2010
"C'est l'incompréhension à un moment où la campagne se politise de plus en plus du fait des tensions sociales", s'étonne une tête de liste de la majorité présidentielle. "L'exemple vient d'en haut, et à force de s'habituer aux nominations de gauche nos électeurs vont finir par voter à gauche", ironise Lionnel Luca, "ultra" assumé de l'UMP. Et d'ajouter comme beaucoup d'autres que depuis 2007, "l'ouverture ne nous a pas apporté une seule voix. Bien au contraire, il suffit de regarder les sondages !"
"Et bientôt Royal au Commerce extérieur..."
- L'ouverture mécontente à droite - 01 min 40 s
Le patron des députés UMP Jean-François Copé a d'ailleurs sobrement pris "acte" de la nomination de son collègue Migaud, mardi, jugeant "difficile pour (lui) de qualifier de bonne ou de mauvaise nouvelle les nominations". Et interrogé sur ce thème, le chef de file régional (majorité présidentielle) en Paca Thierry Mariani a sobrement répondu : "Question suivante".
Chez les centristes de l'UMP, Pierre Méhaignerie est "conscient des remous que ces nominations peuvent susciter dans son camp". Mais il les approuve. "Ce choix n'était pas la voie de la facilité pour le chef de l'Etat pour qu'existent dans ce pays des contre-pouvoirs démocratiques". L'un des rares à se féliciter des deux promotions, Jacques Myard, a salué celle de Didier Migaud, tout en s'amusant de cette "mise sur une voie de garage institutionnel d'un quinqua sans avenir au PS". Avant de se féliciter sincèrement, cette fois, de celle de son ami Michel Charasse: "c'est le Myard de gauche et moi le Charasse de droite".
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