François Fillon et Eric Besson © LCILe débat sur l'identité n'est pas clos mais il n'interférera plus dans la campagne des régionales. Dans le rôle du pompier démineur, François Fillon a annoncé lundi une "première série de mesures" sur l'identité nationale, dont la mise en place d'une "commission de personnalités" chargée "d'approfondir le débat" et l'affichage dans chaque classe de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen. La commission comprendra "des parlementaires, des intellectuels et notamment des historiens" et sera chargée auprès du ministre de l'Immigration, Eric Besson, de "suivre la mise en oeuvre des mesures décidées aujourd'hui et d'en proposer de nouvelles", a annoncé le Premier ministre lors d'une conférence de presse.
La droite et Le Pen grimpent en Paca
Alors qu'un grand débat entre les candidats se tient a 19h sur LCI, un sondage Opinionway-LCI-Le Figaro montre que l'UMP Thierry Mariani talonne le président PS sortant Michel Vauzelle.
Publié le 10/02/2010
Identité nationale : Fillon annonce la création d'une commission
François Fillon reprend en main le dossier : il a annoncé lundi la création d'une "commission de personnalités", composée de parlementaires et d'intellectuels, pour "approfondir le débat".
Publié le 08/02/2010
"Le drapeau tricolore devra être effectivement apposé sur chaque école et la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789, qui constitue notre référence républicaine, devra être présente dans chaque classe", a-t-il par ailleurs détaillé à l'issue d'un séminaire gouvernemental sur le sujet. Il a aussi évoqué la mise en place d'un "carnet de jeune citoyen", un renforcement de l'éducation civique à l'école, une modification de la "journée d'appel" pour en faire "un vrai rendez-vous citoyen" et un renforcement du "contrat d'accueil et d'intégration" pour les étrangers.
"Toute la durée du quinquennat"
François Fillon, qui s'exprimait aux côtés d'Eric Besson, a également annoncé que Nicolas Sarkozy serait amené à intervenir "en avril" sur ce thème et qu'un autre séminaire gouvernemental sur la question se tiendrait pour "évaluer" ces premières mesures, à une date non précisée. Devant le tonnerre de critiques suscitées par ce débat, à droite comme à gauche, François Fillon a longuement justifié sa raison d'être, assurant qu'il se poursuivrait "pendant toute la durée du quinquennat".
"Ce sujet a été trop longtemps esquivé. La question de l'identité nationale a vocation à être débattue dans la durée de façon naturelle, de façon sereine, non partisane, parce que rien n'est pire que le silence, rien n'est pire et rien n'est plus délétère que les non-dits et les anathèmes dont nous savons qu'ils ont toujours fait le jeu des extrémistes", a-t-il lancé. "C'est un processus de réflexion et d'action que nous enclenchons et qui va se poursuivre dans le temps", a-t-il insisté, saluant au passage le travail d'Eric Besson, qui a animé le débat "avec beaucoup de courage et de générosité".
Il s'est aussi félicité du "succès populaire" de cette initiative "qui dépasse les prévisions initiales" (58.000 contributions sur le site internet), "un signe qui devrait alerter tous ceux qui ont contesté le principe de ce débat quand ils n'ont pas contesté l'idée même que la France puisse avoir une identité". Tous les ministres du gouvernement avaient été convoqués au dernier moment pour ce séminaire qui remplace le "grand colloque" auquel devait participer Nicolas Sarkozy. Huit ministres manquaient à l'appel, dont certains qui avaient donné de la voix pour critiquer cette initiative, à l'image du haut commissaire à la Jeunesse et aux solidarités actives, Martin Hirsch.
A gauche, le PS qui n'a eu de cesse de dénoncer la raison d'être du débat, a
jugé par la voix de son porte-parole Benoît Hamon que le séminaire à Matignon
était une "nouvelle manière de faire diversion" au regard des préoccupations des
Français. Pour François Hollande, Fillon a enterré en "petite pompe" le débat sur l'identité nationale.
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