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L'identité française "existe" mais "s'affaiblit" pour les Français
Selon un sondage TNS Sofres pour le ministère de l'Immigration présenté vendredi, 82% des Français estiment qu'il existe une "identité française". Pour 74% des sondés, elle a cependant tendance à "s'affaiblir".
Publié le 05/02/2010
Statistiques ethniques: à consommer avec modération
Après dix mois de travaux sur cette question controversée et plusieurs reports, le comité pour la mesure de la diversité et des discriminations a rendu son rapport.
Publié le 05/02/2010
Il contraint sa femme à porter le voile, il ne sera pas français
Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a signé un projet de décret refusant de naturaliser un étranger qui est marié à une Française et qui l'oblige à porter le voile intégral.
Publié le 02/02/2010
Débat sur l'identité nationale : Besson reconnaît des problèmes
Alors que selon un sondage, une majorité de Français estime que ce débat a été lancé à des fins électoralistes, le ministre de l'Immigration regrette de n'avoir pas créé un comité composé d'intellectuels de gauche comme de droite.
Publié le 01/02/2010
Séminaire gouvernemental sur l'identité nationale
François Fillon a annoncé mercredi la tenue d'un séminaire gouvernemental lundi 8 février pour tirer les "conclusions" du débat sur l'identité nationale, en lieu et place d'un colloque qu'aurait dû animer le ministre de l'Immigration Eric Besson. "Ce débat était parfaitement nécessaire et d'ailleurs toutes les crispations auxquelles il a donné lieu révèlent une réalité qui est une réalité de la France", a affirmé le Premier ministre sur Europe 1. Il s'est félicité que "beaucoup de gens y aient participé" y compris un "certain nombre d'élus socialistes" dont il a salué "le courage". "Nous allons donc maintenant en tirer les conclusions, nous allons examiner l'ensemble des propositions qui ont été faites tout au long de ce débat et puis on va sélectionner celles qui méritent d'être mises en œuvre et qui justifient des décisions", a-t-il annoncé. Dans le cadre de ce séminaire gouvernemental qui se tiendra à Matignon, "chaque ministre devra dire ce qu'il pense des propositions qui ont été faites", a-t-il précisé. Que se passera-t-il en cas de désaccord de l'un d'eux? "Il le dira, les ministres sont libres de parole et vous avez pu le constater depuis deux ans et demi", a rétorqué le Premier ministre. Initialement, un colloque devait se tenir jeudi pour la présentation d'un rapport de synthèse par Eric Besson, qui a concentré une grande partie des vives critiques sur ce débat émanant notamment de l'opposition.
Décret Besson, Fillon va signer
Le Premier ministre va signer le décret du ministre de l'Immigration refusant d'accorder la nationalité française à un homme obligeant sa femme française à porter la burqa. Le "Conseil d'Etat a donné un avis favorable. C'est la loi française. Depuis très longtemps le code civil prévoit qu'on peut refuser la naturalisation à quelqu'un qui ne respecte pas les valeurs de la République", a-t-il ajouté. "Il s'agit en l'occurrence d'un religieux radical: il impose la burqa, il impose la séparation des hommes et des femmes dans son propre foyer et il refuse de serrer la main des femmes", a expliqué le Premier ministre. "Si ce Monsieur ne veut pas changer son attitude, il n'a pas sa place dans notre pays. En tous cas, il ne mérite pas la nationalité française", a-t-il dit. "L'épouse de ce Monsieur est française et elle continuera, si elle le désire, jusqu'à ce qu'on ait légiféré, à porter sa burqa", a précisé François Fillon.
Fonctionnaires: Fillon parle de "polémique grotesque"
François Fillon assure que "les fonctionnaires auront plus de garanties que dans la législation précédente" avec le projet de décret sur la mobilité des fonctionnaires de l'Etat. "Franchement, cette polémique est grotesque. Aujourd'hui, l'Etat peut licencier un fonctionnaire qui refuse un poste" car "il est réputé démissionnaire", a expliqué M. Fillon. "Dans le texte en préparation, l'Etat aura l'obligation de proposer trois postes à un fonctionnaire dont l'emploi est supprimé. Ces trois postes devront correspondre à son grade, à son projet professionnel, tenir compte de sa situation de famille et de son lieu de domicile", a-t-il ajouté. Selon lui, "cela veut dire que les fonctionnaires auront plus de garanties qu'ils n'en avaient dans la législation précédente s'agissant de leur carrière" et "c'est un mauvais procès qui est fait, j'espère par ignorance et pas par malveillance". Le projet de décret relatif à "la situation professionnelle des fonctionnaires de l'Etat", dévoilé alors que le 6e congrès de la Fédération syndicale unitaire (FSU) bat son plein à Lille, fait craindre aux syndicats une brèche dans la garantie de l'emploi dont bénéficient les fonctionnaires.
Régionales: se méfier des "scénarios écrits par avance"
François Fillon appelle la première secrétaire du Parti socialiste (PS) Martine Aubry à "se méfier des scénarios écrits par avance" et faire preuve de plus de "modestie" sur l'issue des régionales, pour lesquelles elle a prédit un grand chelem de l'opposition. "C'est vrai que nous n'avons pas grand chose à perdre dans ces élections régionales puisque la gauche contrôle 20 régions sur 22, en tous cas dans les régions métropolitaines. Mais Je pense que les électeurs vont réserver des surprises à Mme Aubry", a-t-il dit sur Europe 1. Le chef du gouvernement s'est toutefois félicité de la décision du PS d'investir la maire de Montpellier Hélène Mandroux à la tête d'une liste concurrente de celle de Georges Frêche pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon, après son dérapage sur Laurent Fabius. Martine Aubry "a eu raison de la faire. Simplement, je remarque qu'il a fallu trois dérapages de Georges Frêche pour que le PS se résolve à l'exclure, mais je ne peux que me féliciter de cette décision", a-t-il dit. Sur les tiraillements au sein de son camp pour constituer des listes d'union avec les partenaires de l'UMP, François Fillon a reconnu qu'il était "difficile de faire des listes, parce qu'on doit refuser des places à des hommes et des femmes qui ont de bonnes raisons de vouloir y figurer". Mais "nous sommes rassemblés, contrairement à la gauche, rassemblés avant le premier tour", a-t-il assuré. "Chez nous il n'y aura pas entre les deux tours des marchandages", comme cela pourra être le cas à gauche, a-t-il encore dit. Evoquant son statut de chef de file de la campagne UMP, il a déclaré: "C'est mon rôle de prendre des risques: j'ai la responsabilité de la majorité". "Naturellement le résultat des élections chacun devra en tenir compte et je prends ma part de risque en assumant la direction de la campagne", a-t-il conclu.
Clearstream: Fillon trouve normal qu'il y ait appel
Le Premier ministre estime qu'il aurait été "anormal" que le parquet ne fasse pas appel du jugement de l'affaire Clearstream, qui a relaxé l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin. "Il faut qu'on sache pourquoi (Jean-Louis) Gergorin et (Imad) Lahoud (les deux principaux prévenus de l'affaire) ont mené cette manipulation, on ne peut pas en rester là", a lancé le Premier ministre. "Je suis effaré de ce que j'entends depuis plusieurs jours, du roman qu'on est en train d'écrire et qui aboutit à transformer le président de la République, qui est une victime dans cette affaire, quasiment en un coupable", a déclaré le chef du gouvernement. "Le tribunal a dit qu'il y avait eu une manipulation" et il a "condamné à de la prison ferme deux personnes qui sont parmi les responsables" mais on ne sait pas "pourquoi" elles ont conduit cette manipulation. Dans ces conditions, "l'appel était automatique, il était obligatoire, ce qui aurait été anormal c'est qu'il n'y ait pas appel", a-t-il poursuivi.
Objectif équilibre budgétaire en 2020
La France vise l'équilibre budgétaire en 2020. Le Premier ministre en fait son objectif après la transmission à la Commission européenne de la trajectoire actualisée des finances publiques qui prévoit un retour à un déficit public à 3% du produit intérieur brut en 2013. François Fillon a aussi estimé que l'objectif d'une croissance de 2,5% par an de 2011 à 2013, sur laquelle la France mise pour réduire fortement son déficit public, était "parfaitement atteignable". Dans les prévisions transmises lundi à la Commission européenne, le gouvernement s'engage à réduire le déficit public français (Etat, comptes sociaux, collectivités locales) de 8,2% du produit intérieur brut (PIB) cette année à 3% en 2013. Le scénario présenté à Bruxelles par le gouvernement repose sur le retour d'une croissance forte et soutenue dès 2011. Or la plupart des institutions internationales ne sont pas si optimistes: le Fonds monétaire international (FMI) s'attend à une croissance de 1,7% en France l'an prochain, tandis que la Commission européenne, chargée d'évaluer la crédibilité du scénario français, tablait en novembre sur 1,5%. Surtout, s'il est possible pour la France d'atteindre une croissance de 2,5% sur une année, beaucoup d'économistes doutent de sa capacité à renouveler une telle performance trois ans de suite.
Fillon souhaite que son gouvernement s'installe dans la durée
Le Premier ministre a réaffirmé son souhait de voir son gouvernement s'inscrire dans la "durée". "On a besoin dans la vie politique de durée, de plus de sérénité et une des raisons pour lesquelles on a depuis 35 ans autant de déficits, c'est justement parce qu'on ne conduit jamais les politiques plus de deux ou trois ans", a-t-il martelé. "Premier ministre, ce n'est pas une fonction facile mais en même temps c'est un grand honneur de servir la France et c'est ça sans doute qui donne le ressort de le faire", a-t-il ajouté. Le Premier ministre est quasiment assuré de garder son poste après les élections de mars. C'est en tout cas ce qu'a récemment affirmé le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant. Quant aux sondages de popularité qui le placent depuis des mois bien au dessus de Nicolas Sarkozy, François Fillon affirme "ne pas les regarder". "J'attache très très peu d'importance à ces sondages qui vont et viennent. Avec le président de la République ce n'est pas un sujet de conversation", a-t-il dit. Selon le chef du gouvernement, l'impopularité du chef de l'Etat est à relativiser au regard de ses prédécesseurs: "il se situe plutôt dans le haut de la fourchette". Et pour 2012, Nicolas Sarkozy pourra compter sur son soutien "total et entier" s'il se représente.
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