Image d'archives © ABACAEt si. Et si, le grand-père maternel de Nicolas Sarkozy, un immigré provenant de la ville grecque de Salonique, n'avait pas été naturalisé ? Le Nouvel Observateur de cette semaine révèle dans ses pages qu'à l'époque, en 1924, le préfet de police de Paris ne voulait pas de cet étranger.
Identité nationale : Fillon fait le point
Le Premier ministre réunit ce lundi son gouvernement à Matignon pour un séminaire qui doit tirer les premières conclusions du débat controversé. Il s'exprimera sur ce thème à 15h30 - à suivre en direct sur TF1 News.
Publié le 08/02/2010
Enterrement médiatique pour le débat sur l'identité nationale
Officiellement baptisé "point d'étape", le séminaire de ce lundi à Matignon sur les débats sur l'identité nationale a, pour les éditorialistes, tous les aspects d'un enterrement.
Publié le 08/02/2010
Identité nationale : Besson fait le bilan
Achevant son "tour de France des débats" avant d'en présenter la synthèse au chef de l'Etat et au Premier ministre, le ministre de l'Immigration a fait le point sur "les grandes aspirations qui remontent".
Publié le 23/01/2010
Débat identité nationale : Besson récuse tout dérapage
Le ministre de l'Immigration a affirmé lundi que "la caricature du défouloir raciste" n'avait pas fonctionné lors d'un premier bilan sur le débat autour de l'identité nationale.
Publié le 04/01/2010
Cet étranger s'appelait Aron Benedict Mallah. Né en 1890, il était arrivé en France en 1905, abandonnant sa confession juive. Lors de la Première Guerre mondiale, il servait comme médecin militaire. Il voulait devenir français. Mais son dossier administratif de naturalisation retrouvé par l'hebdomadaire, et jamais publié jusqu'ici, comporte une lettre du préfet de police de Paris ajournant sa demande. On y lit: "Bien que les renseignements recueillis sur M. Mallah ne soient pas défavorables, j'estime qu'en l'absence de titres sérieux à la faveur sollicitée, il convient d'ajourner l'examen de sa demande et celle de sa femme".
La publication du document intervient alors que le débat sur l'identité nationale, soutenu par Nicolas Sarkozy, est critiqué en raison de propos jugés racistes sur les immigrés. Les procédures exigées pour le renouvellement de documents de nationalité française font aussi l'objet de critiques.
Le père de Sarkozy dormait dans la rue
La femme de Benedict Mallah, Adèle Bouvier, était française à l'origine mais, à l'époque, on perdait cette nationalité en épousant un étranger. Le refus de la préfecture de police, non motivé, semble fondé par une préoccupation de l'époque, la volonté de choisir les immigrés suivant leur profession. Benedict Mallah était en effet médecin et les ordres professionnels redoutaient une immigration de ces professions. Finalement, le couple a obtenu la nationalité française sur décision du ministère de la Justice. Il a dû se cacher ensuite pour fuir les persécutions antisémites sous l'Occupation.
Quand sa fille Andrée a voulu épouser Pal Sarközy Nagy-Bocsa, immigré hongrois arrivé en France en 1928, Benedict Mallah a posé, en vain, la condition que ce dernier prenne la nationalité française, raconte la mère de l'actuel chef de l'Etat dans un entretien au Nouvel Observateur. "Mon père aurait préféré qu'il soit Français. Pal était d'une très bonne famille hongroise, il imaginait pouvoir retourner là-bas", dit-elle. Ce n'est finalement qu'en 1975 que Pal s'est fait naturaliser français, car tous ses enfants étaient français, rappelle l'hebdomadaire. Immigré pauvre fuyant le stalinisme, Pal Sarközy ne parlait pas initialement le français et a dormi dans la rue et dans le métro avant de faire fortune dans la publicité.
Nicolas Sarkozy n'a pas souhaité répondre aux questions du Nouvel Observateur sur ses origines, dit le magazine. Le président ne fait que de très rares allusions à cette identité de fils et petit-fils d'immigré. "La Hongrie est le pays de mon père", a-t-il dit lors d'un voyage officiel à Budapest en 2007.
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