Le Sénat valide la création du conseiller territorial

Par TF1 News (D'après agence), le 05 février 2010 à 07h37 , mis à jour le 05 février 2010 à 07h40

La deuxième partie du texte sur la réforme des collectivités territoriales a été votée cette nuit par le Sénat. Le texte a été modifié pour préserver les pouvoirs des communes.

Archives.Archives. © TF1/LCI

Le Sénat a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi et en première lecture le deuxième volet de la réforme des collectivités  territoriales. Le projet de loi a été voté par 174 voix contre 155 à l'issue de près de  trois semaines de débats. L'UMP et la majorité des centristes ont voté pour, le PS, le groupe CRC-SPG (Communistes et parti de gauche) et le RDSE (à majorité  PRG) ont voté contre. Le Sénat a ainsi validé la création d'un nouveau type d'élu, conseiller territorial, appelé à remplacer les conseillers généraux et régionaux en 2014, mais a profondément modifié le reste du texte en préservant notamment les pouvoirs des communes. Les sénateurs sont élus en majorité par les conseillers municipaux.

La proximité des élections régionales a porté son ombre sur les débats  autour d'une réforme qui ne fait qu'entamer un long parcours parlementaire. Opposition et majorité ont ainsi évité tout clash et se sont entendues pour gommer tout ce qui fâche en limitant notamment la tutelle des préfets sur les collectivités que le texte d'origine avait considérablement renforcée. Le gouvernement, qui avait notamment délégué au côté d'Alain Marleix (Collectivités territoriales) Michel Mercier (Espace rural), ancien sénateur connu pour son habileté à arrondir les angles, n'a pu que s'incliner. Ce texte n'a pas été inscrit en urgence, à la demande du président UMP du  Sénat, Gérard Larcher, et il doit être complété par d'autres projets de loi. Si le principe des conseillers territoriaux (CT) a été acté par la majorité, le débat est loin d'être achevé car leur répartition territoriale, leurs compétences et leur mode d'élection très controversé doivent être définis dans deux projets de loi ultérieurs.
 
Fusion départements / régions encadrée
 
Après une discussion générale mouvementée où la gauche est longuement montée au créneau, motion référendaire ou de procédure à l'appui, pour dénoncer "la fin de la décentralisation", opposition et majorité ont souvent voté ensemble pour préserver les pouvoirs actuels des collectivités. Les centristes, dont le président du groupe Nicolas About a annoncé en cours de débat son ralliement à la liste UMP pour l'Ile-de-France de Valérie Pécresse, ont parfois été les plus ardents défenseurs du texte du gouvernement. De nombreux élus, en général absents des débats, ont aussi fait leur apparition dans l'hémicycle du Palais du Luxembourg pour défendre avec force, qui leur commune, qui leur région, qui leur département.

Le Sénat a ainsi maintenu à l'unanimité moins une voix, contre l'avis du  gouvernement, l'autonomie fiscale des communes au sein des futures métropoles  alors que le texte d'origine prévoyait que le pouvoir de lever l'impôt des communes d'une métropole soit transféré à cette dernière. Le Sénat a en outre fortement encadré la fusion des départements et des régions, rendue possible par le projet de loi, en rendant obligatoire son approbation par les assemblées locales et les populations concernées. Pour le gouvernement, il s'agit d'une nouvelle étape de la décentralisation destinée à mettre fin au "mille-feuilles" administratif français alors que pour  la gauche, c'est une réforme "éminemment politique et profondément idéologique"  visant à "remettre en cause la décentralisation entamée par la gauche en 1982". La réforme comporte plusieurs textes. Le premier, voté définitivement par le Parlement, raccourcit le mandat des conseillers régionaux et généraux pour permettre l'élection du CT. Le deuxième créé le CT. Deux autres, sur le mode  d'élection du CT et des conseillers municipaux, seront examinés au printemps. Un  dernier texte déterminera en 2011 les nouvelles compétences des collectivités.

Par TF1 News (D'après agence) le 05 février 2010 à 07:37
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

3 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • helder.perrin, le 05/02/2010 à 09h31

    Normalement, c'est prévu, puisque le conseiller territorial remplacerait les conseilles régionaux et les conseilles départementaux.

  • jgh67, le 05/02/2010 à 08h39

    A quand des conseillers nationnaux qui remplaceraient, à la fois, les ( couteux ) députés et les ( inutiles) sénateurs ?

  • diktatur, le 05/02/2010 à 07h54

    Diminuer le nombre de fonctionnaires territoriaux serait plus adéquat...les impôts locaux n'arrêtent pas d'augmenter!

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience