1er tour des municipales le 9 mars 2008 © TF1/LCILe 14 mars et 21 mars prochain, les Français seront appelés à élire leurs conseilleurs régionaux pour six ans, sans enthousiasme, si on en croit les derniers sondages. Le désamour des Français pour ces élections vient peut-être de la complexité du scrutin.
Elections régionales ou départementales ?
Depuis la loi du 11 avril 2003, c'est la région qui conduit la liste et non le département, mais pour que les électeurs identifient facilement les candidats de leur département, les listes comportent des sections départementales. C'est pourquoi, elles sont constituées d'autant de "sections" qu'il y a de départements dans la région d'où des listes à rallonge. A noter que la stricte parité hommes-femmes ajoute à la confusion, des canditates "alibis" inconnues des électeurs apparaissant sur les listes.
Premier tour, 50 % des voix
Pour être élue au premier tour, une liste doit recueillir la majorité absolue, soit 50 % et une voix, des suffrages exprimés. Elle bénéficie alors du quart des sièges à pourvoir, soit 25 %, arrondi au nombre supérieur, c'est ce que l'on appelle la prime majoritaire. Cette prime permet de faire émerger une majorité stable, pour que la région puisse fonctionner. Les sièges restants sont répartis à la représentation proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés. Toutes les listes ayant moins de 5% sont éliminées.
Deuxième tour, le cas échéant
Au second tour, peuvent se présenter les deux listes arrivées en tête au premier tour et toutes celles ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés. C'est au second tour, qu'apparaissent les fameuses fusions et tractations entre les partis. Les listes entre 5 et 10 % des suffrages peuvent fusionner avec celles encore en lice au second tour. La gymnatisque politique entre les deux tours consiste à éviter les triangulaires sans "perdre son âme".
La liste arrivée en tête au second tour obtient la prime majoritaire, soit 25 % des sièges. En cas d'égalité entre deux listes, c'est celle dont la moyenne d'âge des candidats est la plus élevée qui bénéficiera de la prime. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour.
Spécificité Corse
Ceci s'applique pour toutes les régions sauf pour l'Assemblée territoriale de Corse où seulement 7 % des voix sont nécessaires pour se maintenir au second. La liste arrivée en tête, obtient 9 des 51 sièges, le reste étant réparti à la proportionnelle entre toutes les listes ayant au moins 5 % des suffrages exprimés.
Le nombre de sièges à attribuer pour chaque liste est calculé globalement au niveau régional, puis réparti entre les sections départementales en fonction du nombre de suffrages obtenus dans chaque section. Ainsi, les départements où l'abstention aura été forte ou qui aura choisi une liste perdante aura moins de représentants.
La réforme des collectivités territoriales prévoit le remplacement des conseillers généraux et des conseillers régionaux par le conseiller territorial, 2010 sera probablement la dernière élection régionale.
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