149ème vente des hospices de Beaune dimanche. Les plus grandes caves sont ouvertes au public, l'occasion de découvrir et déguster des vins de Bourgogne. © TF1/LCI- - Capitale régionale: Dijon
- - Départements de la région: 4 départements: Côte-d'Or - Nièvre- Saône-et-Loire -Yonne.
Enjeux de la campagne
La Bourgogne devrait rester à gauche. François Patriat président socialiste sortant du Conseil régional de Bourgogne, candidat à sa propre succession, bénéficie d'une bonne image personnelle et d'un bilan positif. Vétérinaire de formation, ancien ministre de l'Agriculture sous le gouvernement Jospin, le sénateur de la Côte d'Or avait ravi à Jean-Pierre Soisson UMP la présidence de région en 2004.
Aujourd'hui, il ne cache pas malgré tout ses inquiétudes, car la constitution des listes a été laborieuse. Le chef de file des listes communes avec le PC (la Bourgogne est une des régions où les communistes font alliance avec les socialistes dès le premier tour) et le PRG, n'a obtenu l'union espérée au premier tour ni avec le MoDem - les caciques locaux du Parti socialiste s'y sont opposés - ni avec les Verts d'Europe Ecologie qui ont choisi de faire cavalier seul. Bilan de son mandat : aides à la recherche, aux entreprises innovantes, amélioration des transports ferroviaires. Il propose à venir, un plan climat, le développement des énergies renouvelables, le soutien des salariés victimes de licenciements.
François Patriat affrontera une droite unie derrière le député et président Nouveau Centre du Conseil général de Côte d'Or, François Sauvadet., (UMP-NC). Cet ancien journaliste à été porte-parole de François Bayrou pendant la campagne présidentielle de 2007. Malgré un climat national difficile, François Sauvadet assume le bilan de la majorité et choisit de porter ses attaques sur les problèmes locaux en dénonçant une région restée à la traîne, la «gestion pépère» et le saupoudrage des crédits du président sortant. Dans son programme, il prévoit de créer un fond d'investissement régional, 5000 emplois verts et de relancer le canal à grand gabarit Rhin-Rhône. Il dispose de peu de réserves de voix à droite pour le second tour.
Quant aux Verts d'Europe Ecologie, ils s'émancipent. Philippe Hervieu, tête d'une liste autonome, espère capitaliser sur leur forte percée électorale aux européennes (2009). Il entend faire monter la pression dans les négociations entre-deux-tours avec le PS pour la constitution d'une liste unique. Parmi les dossiers sensibles : « le Pôle Nucléaire de Bourgogne » (PNB) qu'ils contestent, Areva étant très présent dans la région, l'arrêt de l'aide au circuit de Magny-Cours, l'abandon du développement de l'aéroport de Dijon.
Le MoDem emmené par François Deseille, adjoint au maire PS de Dijon François Rebsamen, axe sa campagne sur le thème de l'emploi, le soutien aux PME et le développement des soins médicaux dans les zones rurales. Une alliance avec la liste UMP-Nouveau Centre est exclue au second tour.
Le Front National est en perte de vitesse dans la région, il a difficilement dépassé les 6 % aux dernières élections européennes. Miné par les divisions après le retrait de son leader historique Pierre Jaboulet-Vercherre, c'est Edouard Ferrand, Conseiller régional sortant, qui est la tête de liste du parti d'extrême-droite.
Atouts et faiblesses
Région rurale. La Bourgogne, 16e région française en termes de population, est un territoire vaste, à la densité très inférieure à la moyenne française, ce qui devient préoccupant. Elle a conservé un caractère rural. Plus d'un tiers de ses habitants réside dans une commune rurale, soit deux fois plus que la moyenne nationale. L'agriculture bourguignonne est dynamique, différente suivant les départements : céréales, oléagineux, élevage bovin, viticulture.
Industrie. La Bourgogne est également la cinquième région industrielle de France. Elle est relativement riche. L'industrie qui s'est développée dès le XIXe siècle, a connu un nouvel essor après 1945 particulièrement dans la vallée de la Saône (Mâcon, Chalon sur Saône), à Dijon et dans l'Yonne. La crise ne l'a pas épargnée. Des entreprises internationales implantées en Bourgogne, comme Amora Maille (Unilever), ont vu certaines de leurs usines, fermer en 2009 (Appoigny dans l'Yonne et Dijon en Côte d'Or). D'autres sites ont connu le même sort, comme l'usine Fulmen à Auxerre, le plus gros employeur de la ville. Fort heureusement d'autres grandes entreprises se maintiennent ou s'y installent : SEB à Selongey, les laboratoires pharmaceutiques URGO à Dijon, Les laboratoires Vendôme à Quétigny, Michelin, Usinor Industeel, Alstom.
Chômage. Le taux de chômage atteint 8,4 % au troisième trimestre 2009, contre 6,6 pour cent un an plus tôt, mais reste inférieur à la moyenne nationale (9,1%).
Deux pôles de compétitivité : le Pôle Nucléaire de Bourgogne et Vitagora Goût-Nutrition-Santé (agroalimentaire).
Viticulture et gastronomie. Les grands crus de renommée internationale, connaissent eux aussi la crise. Le bourgogne a vu ses exportations baisser de 35% en 2008.
Tourisme. Un patrimoine riche en histoire (châteaux, cathédrales), la culture, et le tourisme vert fournissent à la région ses plus grosses ressources complémentaires.
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