© INTERNE- Nombre d'habitants: 11e région de France - plus de 2 millions d'habitants (2 342000).
- - Capitale régionale: Metz
Enjeux de la campagne
En Lorraine, la droite a géré le conseil régional de 1992 à 2004. Mais ce bastion traditionnel à cédé à la « vague rose » aux dernières élections régionales de 2004 et basculé à gauche.
Le président sortant Jean-Pierre Masseret, PS, se présente pour un second mandat. Il est favori, malgré une alliance partielle pour le premier tour avec les Verts et le PCF. La Lorraine est l'une des rares régions d'alliance du Parti communiste avec le PS et non avec le Front de Gauche. Europe Ecologie, emmenée par Daniel Béguin, se présente seule le 14 mars. Jean-Pierre Masseret se dit malgré tout confiant « pas de souci pour le report au second tour».
Le président du conseil régional défend son bilan. Il met en avant son action en faveur du pouvoir d'achat des Lorrains. Mais aussi en matière de transport, baisse des tarifs des TER (trains Express Régionaux), de la modernisation des lycées, la quasi gratuité des manuels scolaires, et la formation professionnelle.
A droite on serre les rangs. L'union est un enjeu majeur. Une liste unique, celle de la majorité présidentielle conduite par le député UMP de Meurthe-et-Moselle et maire adjoint de Nancy, Laurent Hénart. Ce radical valoisien à la tête d'une liste UMP a réussi une large ouverture. Des personnalités venues de la société civile ou du MoDem comme Luc Binsinger, maire de Saint-Nicolas-de-Port, délégué départemental de Meurthe-et-Moselle qui a démissionné du parti de François Bayrou pour rejoindre la liste UMP. Le PRG lorrain soutient lui aussi l'UMP. Au cours de la campagne, Laurent Hénard a critiqué le bilan économique et le manque d'ambition du président sortant et préconisé de privilégier les innovations dans les secteurs du développement durable.
Très implanté dans la région, la liste du Front National de Thierry Gorlot risque de compliquer le jeu au second tour où il pourrait se maintenir et devenir un handicap pour la majorité.
Atouts et faiblesses
Une région industrielle. Historiquement, la Lorraine est une terre industrielle (mines de fer, charbon, textile), seule région française à partager ses frontières avec trois autres pays : la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne. L'emploi transfrontalier est très développé. Environ 95000 Français vont travailler au Luxembourg.
La Lorraine a connu une profonde transformation du paysage économique. Les mines de fer ont disparu, entre 1989 et 2005 et le taux d'emploi salarié dans la métallurgie est passé de 6,6 % à 3,9 %. ArcelorMittal, leader mondial de la sidérurgie, emploie près de 5000 personnes dans la région, notamment en Moselle sur les sites de Gandrange et Florange.
Reconversion. Elle s'est reconvertie dans l'automobile et la production des biens intermédiaires (bois, chimie, textile), mais aussi dans les services (tourisme). La crise a frappé de plein fouet la région qui a connu son plus fort taux de chômage depuis trente ans. Au troisième trimestre 2009, il a atteint 9,9 % - jusqu'à 10,4 pour cent dans les Vosges- soit une augmentation de 2,3 points par rapport 2008.
Secteurs de pointe. La Lorraine mise sur le développement de secteurs de pointe, autour de deux pôles : « Materalia » (Pôle Compétitivité Matériaux), spécialisé dans les secteurs de l'énergie, l'aéronautique, l'automobile, le médical et le pôle « Fibres Grand Est » qui développe des procédés nouveaux dans le textile, le papier et le bois.
La campagne va aussi se jouer aussi sur les dossiers des restructurations militaires, la gare TGV de Vandières (Meurthe-et-Moselle), les transports et l'autoroute A31.
Culture. L'inauguration prochaine du Centre Georges Pompidou à Metz, première version délocalisée en province du grand musée national d'art contemporain est l'une des fiertés de la région.
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