Les quais de Saône à Lyon © TF1 News/Pierre Picard - - Nombre d'habitants: 2e région de France - plus de 6 millions d'habitants
- - Capitale régionale: Lyon
- - Départements de la région: 8 départements: Ain (01) - Ardèche (07) - Drôme (26) - Isère (38)- Loire (42) - Rhône (69) - Savoie (73) - Haute-Savoie (74).
Enjeux de la campagne
La région Rhône-Alpes à été longtemps une région de tradition centriste. Elle a été présidée par Charles Millon de 1992 à 1999, puis par Anne-Marie Comparini (UDF) de 1999-2004, avant d'être conquise par le socialiste Jean-Jack Queyranne. En une décennie le paysage politique s'est transformé. Progressivement toutes les grandes villes Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Bourg-en-Bresse ont été gagnées par le PS, seule Annecy est encore à droite. Quatre départements sur huit sont aujourd'hui dirigés par la gauche.
Depuis 2004, c'est un socialisme de centre gauche que pratique Jean-Jack Queyranne le président sortant (PS), qui cogère la région avec les Verts, les communistes et le PRG. Favorable dès le premier tour à une liste « arc en ciel » ouverte même au MoDem de François Bayrou, mais il n'a pas réussi à convaincre d'une alliance. Son bilan positif est son premier atout. Dans son programme : que « la Région soit utile aux Rhônalpins ». Il leur propose un « nouveau contrat », avec les entreprises, les jeunes, les chômeurs etc. et appelle à s'opposer à la politique d'inégalités menée par le gouvernement.
Venu de la société civile, Philippe Meirieu, professeur de sciences de l'éducation à l'université Lyon-II, a beaucoup fréquenté les Verts, avant de se décider à faire son entrée en politique. Il est tête de liste d'Europe Ecologie, fort des résultats aux élections européennes (18,2%). Les objectifs annoncés : conversion écologique de l'économie, aide systématique à l'économie sociale et solidaire, mise en œuvre d'une formation tout au long de la vie, actions fortes en faveur des jeunes et repenser le travail. Quant aux communistes ils se sont alliés au Front de gauche, lui cédant la tête de liste, menée par la conseillère régionale sortante Elisa Martin.
Au MoDem, Azouz Begag, l'ancien ministre délégué à l'égalité des chances de Dominique de Villepin qui avait rejoint le parti de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007, est tête de liste régionale. Son objectif, le retour de la confiance, la proximité des citoyens avec les élus, car s'inquiète t-il « seuls 20% des Rhônalpins connaissent le nom de leur président de région ». La campagne électorale a été ternie par des divisions et des désaccords des centristes.
La droite unie semble avoir de maigres chances de reconquérir la région. Elle est emmenée par la députée européenne UMP Françoise Grossetête qui a remporté les primaires internes de l'UMP face à Jean-Claude Carle et Etienne Blanc, preuve que la page Charles Millon est bien tournée. La chef de file de la majorité présidentielle sait que la conjoncture n'est pas bonne pour son camp, mais affirme la force de sa liste « unie dès le premier tour ». Elle axe sa campagne sur le bilan du président socialiste, critique les « dérapages financiers » de l'exécutif sortant, pointe « une hausse de 23% de la fiscalité et 300 % d'augmentation de l'endettement » en six ans et promet de ne « pas augmenter les impôts durant les quatre ans à venir ».
Le score de la liste du FN conduite par Bruno Gollnisch est incertain. Jean-Marie Le Pen avait obtenu 6,81% aux élections européennes. Et les triangulaires ne sont pas souhaitées.
Atouts et faiblesses
La région Rhône Alpes se place en deuxième position derrière l'Ile de France pour son dynamisme économique. C'est une région industrielle, spécialisée dans des secteurs traditionnels comme l'équipement mécanique, la métallurgie, la chimie ou l'électronique. Elle est aussi dotée de 15 pôles de compétitivité et mise sur les nouvelles technologies et sur la recherche.
L'emploi. La crise à été brutale. En un an, 20 000 emplois industriels ont été perdus. Le chômage est la première préoccupation des élus. Avec plus de 250 000 demandeurs d'emploi, le taux de chômage bien qu'inférieur à la moyenne nationale est passé de 6,4 % en 2008 à 8,6 % fin 2009.
Le chômage des jeunes a augmenté de 37% en un an. La Région met en place de nombreux dispositifs d'aide au retour à l'emploi, de formation et d'accompagnement. Mais aussi des dispositifs de soutien des entreprises. Elle mise sur les secteurs de pointe.
L'Université est un atout stratégique de la région qui accueille deux des sept pôles de compétitivité mondiaux : « Lyonbiopôle » spécialisé dans la santé et « Minalogic » à Grenoble spécialisé dans les micro et nanotechnologies. La région finance de nombreux projets de développement et accompagne le plan Campus lancé par le gouvernement en 2008.
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