
Le socialiste Didier Migaud souligne dans un entretien publié par Le Monde de dimanche que sa nouvelle fonction de premier président de la Cour des comptes par Nicolas Sarkozy consiste à diriger une instance de contrôle indépendante. Il refuse l'idée d'avoir été recruté par le président dans le cadre d'une supposée "ouverture", comme le furent des ministres de son gouvernement.
Après Séguin, Migaud
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"Le premier président de la Cour des comptes n'est pas dans la situation d'un ministre qui doit adhérer à la politique gouvernementale et est révocable du jour au lendemain. C'est un magistrat", dit-il. Le fait de nommer un élu de l'opposition à la tête de la Cour ne devrait pas être vu comme incongru, selon lui. "Je n'ai jamais conçu la politique comme un champ de bataille", dit-il.
"Une fonction totalement indépendante"
L'ancien président de la commission des Finances de l'Assemblée raconte que lorsque son nom a commencé à circuler pour le poste de Philippe Séguin, décédé en janvier, il a demandé à voir Nicolas Sarkozy pour faire acte de candidature. "J'ai dit au président que si la proposition m'était faite, je l'accepterais. (...) Il m'a dit : 'c'est une fonction totalement indépendante, je ne te demande pas de renoncer à tes convictions'", rapporte-t-il.
Didier Migaud déclare également avoir pris seul la décision de se déclarer candidat pour le poste. Il a appelé Martine Aubry, patronne de son parti, lorsque Nicolas Sarkozy lui a annoncé l'avoir choisi, la veille du conseil des ministres où la nomination a été officialisée, explique-t-il.
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