© eTF1Bruno Beschizza veut briser un tabou. Le syndicaliste policier tête de liste de l'UMP pour les régionales en Seine-Saint-Denis, s'est prononcé pour un "sondage ethnique" répertoriant l'origine des agents de police afin de montrer selon lui que la police est un vecteur d'intégration. Précision utile, la France interdit, pour l'instant, tout recensement d'ordre ethnique ou religieux.
Dans une vidéo qui circule sur le net, enregistrée à la fin d'un "speed dating" entre citoyens et candidats le 10 février en Seine-Saint-Denis, le candidat UMP dit: "je demande depuis tout le temps, quels que soient les partis, qu'on fasse un simple sondage (...) En France nos textes nous interdisent de faire un sondage ethnique ou racial des compositions des fonctionnaires", dit le candidat. "Je demande que ce ne soit pas l'Etat (...) qui le fasse. J'aimerais qu'on fasse un sondage, parmi tous les policiers, (disant) combien il y (en) a issus des différentes couches (...) et le comparer aux autres administrations", dit Bruno Beschizza à des jeunes dans cette vidéo. Il ajoute: "je crois qu'aujourd'hui dans la police il y a beaucoup plus de jeunes qui viennent eux mêmes des quartiers".
Interrogé lundi sur sa déclaration, M. Beschizza a ajouté que "contrairement à ce qu'on pense, la police nationale est un creuset républicain. Quand on regarde bien les jeunes gardiens de la paix, ils viennent de quartier difficiles. On pourrait trouver des dérogations pour qu'une étude soit faite, d'ailleurs une étude a été faite par l'Ined (Institut national d'études démographiques) reprise dans un article du Figaro (le 10 février, ndlr)". Selon cette étude de l'Ined citée par le Figaro, un policier sur dix est d'origine étrangère.
Pendant les élections régionales, M. Beschizza s'est mis en congé de son syndicat de police, Synergie (deuxième syndicat d'officiers de police) dont il est le secrétaire général.
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