Fillon garde le cap

Par TF1 News (avec agence), le 27 mars 2010 à 19h43 , mis à jour le 28 mars 2010 à 08h04

Dans un entretien au JDD, le Premier ministre assure vouloir poursuivre les réformes malgré l'échec aux régionales. Quant à Nicolas Sarkozy, il est et reste le "candidat naturel" pour 2012. Il tacle également Chantal Jouanno.

François Fillon Nicolas SarkozyImage d'archives © ABACA

Chantal Jouanno aurait-elle mieux fait de se taire ? Le Premier ministre français, François Fillon, a fait écho au président Nicolas Sarkozy en estimant que la secrétaire d'Etat à l'Ecologie avait eu tort de critiquer le report sine die de la taxe carbone.

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"Elle a eu tort de s'exprimer comme elle l'a fait. Je respecte ses convictions mais il y a une seule ligne dans un gouvernement", déclare François Fillon dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche. "Elle n'y est d'ailleurs pas la seule comptable de l'ambition écologique. Je lui en ai parlé et je crois qu'elle l'a compris", ajoute-t-il. La ministre "en faute" appréciera. Vendredi, à Bruxelles, le chef de l'Etat avait déjà déclaré ne pas avoir apprécié les propos de la secrétaire d'Etat, qui s'était dite "désespérée" par ce qu'elle considère comme un renoncement. "Je n'ai pas apprécié ses propos", avait dit le président lors d'une conférence de presse. "Les ministres n'ont pas à être désespérés, ils ont à faire leur travail. Il y a une stratégie qui a été fixée par François Fillon et par moi-même, que chacun s'y tienne", avait-il précisé.

"Pas de nouveau contrat avec le peuple"

Au-delà de cette nouvelle mise au point ferme à l'attention de Chantal JouannoFrançois Fillon déclare au JDD ne pas vouloir "changer de cap" sur les réformes lancées depuis 2007 ni engager la responsabilité de son gouvernement devant le Parlement, contrairement à ce qu'une partie de son camp lui a réclamé au lendemain du lourd échec aux régionales. Plusieurs personnalités de la majorité, dont l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, ont demandé au Premier ministre de prononcer un discours de politique générale et de solliciter la confiance du Parlement. François Fillon oppose une fin de non-recevoir: "Il n'y a pas de raison de le faire".

"Il n'y a pas de nouveau contrat avec le peuple, ni de changement de cap politique, ni de doute sur le soutien de la majorité", ajoute-t-il, renvoyant aussi dans ses cordes Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP, qui prône l'idée d'un "nouveau pacte majoritaire". Le chef du gouvernement voit dans le séminaire avec les parlementaires auquel il participera lundi un simple "débat dans le cadre des engagements du mandat présidentiel, qui s'achève en 2012 et pas avant". "Telle est la règle de la Ve République", tranche-t-il.

Dans la droite ligne des déclarations faites mercredi par Nicolas Sarkozy, M. Fillon réaffirme que la "politique engagée depuis trois ans" ne sera en rien modifiée, "au risque de rater le train de la croissance qui repart". Ainsi, "la réduction des effectifs de fonctionnaires" sera poursuivie même si le Premier ministre n'évoque pas, comme il le fait d'habitude, la sacro-sainte règle du non renouvellement d'un fonctionnaire sur deux. Fidèle à son credo de résorption des déficits, il répète que "le gel des dépenses de l'Etat" sera reconduit dans le budget 2011, balayant toute divergence de vue sur ce point avec Nicolas Sarkozy. Le bouclier fiscal de 2007, dont la gauche réclame l'abrogation et qui est aussi remis en cause par certains à droite, comme Dominique de Villepin, sera maintenu.

Sarkozy, "candidat naturel"

La réforme territoriale, qui ne pas fait pas non plus consensus à droite et contre laquelle l'opposition entend ferrailler, sera aussi menée à son terme, assure François Fillon, concédant toutefois être "ouvert" sur le mode de scrutin pour l'élection des futurs conseillers territoriaux, comme il l'avait déjà dit. Outre la réforme des retraites, il cite parmi ses autres "priorités" l'"amplification des mesures pour la sortie de crise et le recul du chômage", "la sécurité, évidemment", "la santé" et les réponses à apporter au malaise du monde agricole.

Enfin, démentant une nouvelle fois un regain de tension avec Nicolas Sarkozy, il l'assure de sa totale "loyauté", même s'il devait quitter Matignon dans les six mois, hypothèse qui prend de l'ampleur et qu'il ne dément pas. "Il ne peut pas y avoir de rivalité entre le président et son Premier ministre parce qu'il en va de la cohérence du gouvernement de la France et donc de l'intérêt national", justifie-t-il. Il le désigne même comme "le candidat naturel de la majorité" pour la présidentielle de 2012.

Par TF1 News (avec agence) le 27 mars 2010 à 19:43
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69 Commentaires

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  • pepeloup, le 30/03/2010 à 06h22

    J'avais fais le méme il y a une vingt-cinquaine d'années, depuis je ne rêve plus mais alors plus du tout. N'oubliez pas mon cher que la classe moyenne est la vache à lait la plus prolifique de l'état et vous pouvez écouter ou lire tous les programmes électoraux de toutes les élections, jamais un pas vers cette classe. C'est du chaud bouillant, on ne se risque pas, où voulez-vous prendre plus de 50% de la production, pas aux ouvriers c'est la révolution, pas aux riches, ils se tirent. Il reste qui? La classe moyenne, mais ça ne durera pas, elle a presque disparu.

  • pepeloup, le 30/03/2010 à 06h10

    Je crois que "politique" est de trop dans votre commentaire

  • pepeloup, le 30/03/2010 à 06h05

    Cabotin va !

  • pepeloup, le 29/03/2010 à 18h16

    Vous oubliez Henri IV avec sa poule au pot qu'on a méme plus tous les dimanches, la preuve, c'est nous qu'on plume

  • pepeloup, le 29/03/2010 à 18h13

    Ils risquent pas grand chose, plus bas c'est le Cap de Bonne Espérance qu'ils garderaient

  • agesti, le 29/03/2010 à 18h12

    Hallucinant, granguignolesque, le peuple français a élu en 2007 et pour 5 ans un président puis une majorité pour appliquer un programme, ce qui est en train d'être mis en oeuvre malgré une conjoncture internationale néfaste. Il y a un peu plus d'une semaine, la moitié des électeurs a reconduit la gauche à la tete des régions comme en 2004 (a 3 changements prêt). Aucun rapport donc, car les mandats sont bien differents, et on veut la démission du président de la République, que tout change et qu'on applique la politique de la gauche(laquelle? car aucun programme depuis 3 ans maintenant...) J'en conclus qu'en France les gens ne savent pas pourquoi ils vont voter, c'est comme si en jouant la finale de la coupe de la Ligue on pense jouer la finale de la Ligue des Champions....

  • cloupinou89, le 29/03/2010 à 14h34

    Bien sur que non!!, si la gauche arrive au pouvoir, il ne va rien se passer, comme d'habitude et la droite sera encore obliger de faire le sale boulot des réformes que les gauchistes s'empresseront de critiquer, de faire des grèves, des manifs,... comme d'habitude.

  • gtom42, le 28/03/2010 à 22h10

    On peut être pour ou contre le président Sarkozy (sans H) mais de là à parler de dictature. je vous souhaite cher cosqueville2009 de ne jamais connaître de réelle dictature. Si nous étions en dictature, croyez vous que vous pourriez écrire ce commentaire sur le président sans finir en prison ? Alors faites preuve d'un peu de retenue, cela n'en donnera que plus de poids à votre opinion qui, ici, est extrèmement caricaturale

  • l.wallonie, le 28/03/2010 à 21h49

    Tu seras six pieds sous terre avant de voir ça un jour, "papy"!

  • sue34, le 28/03/2010 à 21h35

    Enfin un commentaire intelligent (désolé pour les autres qui paraissent bien aigris). Heureusement qu'il existe encore des Français comme vous mais apparemment il y en aurait... de moins en moins. Que le monde peut être devenu idiot et méchant. Nous courons à notre perte, c'est bien dommage !!!

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