Image d'archives © ABACAChantal Jouanno aurait-elle mieux fait de se taire ? Le Premier ministre français, François Fillon, a fait écho au président Nicolas Sarkozy en estimant que la secrétaire d'Etat à l'Ecologie avait eu tort de critiquer le report sine die de la taxe carbone.
Voile intégral : la mise en garde du Conseil d'Etat
Alors que le gouvernement a décidé de légiférer prochainement sur cette question, les conseillers d'Etat estiment qu'une interdiction absolue et générale serait "contestable".
Publié le 30/03/2010
Taxe carbone : NKM solidaire de Chantal Jouanno
La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique a dit éprouver dimanche une "grande solidarité" avec Chantal Jouanno qui vient d'être tancée par Nicolas Sarkozy, puis par François Fillon, pour avoir critiqué l'abandon de la taxe carbone.
Publié le 28/03/2010
Présidentielle : Juppé n'exclut pas d'être candidat si...
Le maire UMP de Bordeaux a annoncé dimanche soir qu'il n'excluait pas de se présenter à des primaires pour la présidentielle de 2012 au cas où Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas.
Publié le 28/03/2010
Les élus UMP veulent peser sur la fin du quinquennat
Les parlementaires UMP, qui se retrouvent lundi autour de François Fillon, vont tenter de faire pression sur Nicolas Sarkozy pour obtenir de l'exécutif, après la défaite des régionales, "un nouveau pacte majoritaire".
Publié le 28/03/2010
Sarkozy n'apprécie pas la "désespérance" de Jouanno
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a été vertement tancée ce vendredi par Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse, après ses propos amers sur le report de la taxe carbone.
Publié le 26/03/2010
Taxe carbone: Jouanno accuse le Medef, Copé se dit "choqué"
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie estime dans Libération que le patronat a délibérément tout fait pour arrêter l'adoption de la taxe carbone, "au nom de la compétitivité".
Publié le 25/03/2010
"Elle a eu tort de s'exprimer comme elle l'a fait. Je respecte ses convictions mais il y a une seule ligne dans un gouvernement", déclare François Fillon dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche. "Elle n'y est d'ailleurs pas la seule comptable de l'ambition écologique. Je lui en ai parlé et je crois qu'elle l'a compris", ajoute-t-il. La ministre "en faute" appréciera. Vendredi, à Bruxelles, le chef de l'Etat avait déjà déclaré ne pas avoir apprécié les propos de la secrétaire d'Etat, qui s'était dite "désespérée" par ce qu'elle considère comme un renoncement. "Je n'ai pas apprécié ses propos", avait dit le président lors d'une conférence de presse. "Les ministres n'ont pas à être désespérés, ils ont à faire leur travail. Il y a une stratégie qui a été fixée par François Fillon et par moi-même, que chacun s'y tienne", avait-il précisé.
"Pas de nouveau contrat avec le peuple"
Au-delà de cette nouvelle mise au point ferme à l'attention de Chantal Jouanno, François Fillon déclare au JDD ne pas vouloir "changer de cap" sur les réformes lancées depuis 2007 ni engager la responsabilité de son gouvernement devant le Parlement, contrairement à ce qu'une partie de son camp lui a réclamé au lendemain du lourd échec aux régionales. Plusieurs personnalités de la majorité, dont l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, ont demandé au Premier ministre de prononcer un discours de politique générale et de solliciter la confiance du Parlement. François Fillon oppose une fin de non-recevoir: "Il n'y a pas de raison de le faire".
"Il n'y a pas de nouveau contrat avec le peuple, ni de changement de cap politique, ni de doute sur le soutien de la majorité", ajoute-t-il, renvoyant aussi dans ses cordes Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP, qui prône l'idée d'un "nouveau pacte majoritaire". Le chef du gouvernement voit dans le séminaire avec les parlementaires auquel il participera lundi un simple "débat dans le cadre des engagements du mandat présidentiel, qui s'achève en 2012 et pas avant". "Telle est la règle de la Ve République", tranche-t-il.
Dans la droite ligne des déclarations faites mercredi par Nicolas Sarkozy, M. Fillon réaffirme que la "politique engagée depuis trois ans" ne sera en rien modifiée, "au risque de rater le train de la croissance qui repart". Ainsi, "la réduction des effectifs de fonctionnaires" sera poursuivie même si le Premier ministre n'évoque pas, comme il le fait d'habitude, la sacro-sainte règle du non renouvellement d'un fonctionnaire sur deux. Fidèle à son credo de résorption des déficits, il répète que "le gel des dépenses de l'Etat" sera reconduit dans le budget 2011, balayant toute divergence de vue sur ce point avec Nicolas Sarkozy. Le bouclier fiscal de 2007, dont la gauche réclame l'abrogation et qui est aussi remis en cause par certains à droite, comme Dominique de Villepin, sera maintenu.
Sarkozy, "candidat naturel"
La réforme territoriale, qui ne pas fait pas non plus consensus à droite et contre laquelle l'opposition entend ferrailler, sera aussi menée à son terme, assure François Fillon, concédant toutefois être "ouvert" sur le mode de scrutin pour l'élection des futurs conseillers territoriaux, comme il l'avait déjà dit. Outre la réforme des retraites, il cite parmi ses autres "priorités" l'"amplification des mesures pour la sortie de crise et le recul du chômage", "la sécurité, évidemment", "la santé" et les réponses à apporter au malaise du monde agricole.
Enfin, démentant une nouvelle fois un regain de tension avec Nicolas Sarkozy, il l'assure de sa totale "loyauté", même s'il devait quitter Matignon dans les six mois, hypothèse qui prend de l'ampleur et qu'il ne dément pas. "Il ne peut pas y avoir de rivalité entre le président et son Premier ministre parce qu'il en va de la cohérence du gouvernement de la France et donc de l'intérêt national", justifie-t-il. Il le désigne même comme "le candidat naturel de la majorité" pour la présidentielle de 2012.
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