Jean-François Copé © TF1/LCIFrançois Fillon, s'est employé mardi à rassurer des députés UMP sonnés par la défaite des régionales et déroutés par leur champion de 2007, Nicolas Sarkozy, à deux ans de la prochaine présidentielle et des législatives. Dans le huis clos de la salle Colbert, à l'Assemblée, le Premier ministre a dit à ses troupes ce qu'elles voulaient entendre : oui, la droite a subi une défaite, report sine die de la taxe carbone, cap sur la réforme des retraites, priorité à l'emploi, la sécurité et la lutte contre les déficits, plus d'allusion à l'ouverture. Foule des grands jours - des ministres ont dû s'asseoir par terre - et succès garanti pour le chef du gouvernement, salué par deux standing ovations, renouvelées quelques heures plus tard dans l'hémicycle lors des questions d'actualité.
Satisfactions à droite, reproches à gauche
L'UMP s'est réjouit des priorités fixées par le chef de l'Etat tandis que le PS "attendait qu'il parle aux Français". Le FN estime qu'il "reste sourd à la detresse des Français".
Publié le 24/03/2010
Taxe carbone: Borloo et Jouanno ne démissionneront pas
La secrétaire d'Etat et le ministre de l'Ecologie ont exclu mercredi de démissionner après l'annonce du report sine die de la mise en place d'une taxe carbone en France.
Publié le 24/03/2010
Jouanno "désespérée" de l'abandon de la taxe carbone
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, s'est déclarée mardi "désespérée de ce recul" après que François Fillon eut annoncé que la taxe carbone ne pourrait être mise en place qu'au niveau européen.
Publié le 23/03/2010
Gouvernement : voici les changements
Pas de grand chambardement mais "un remaniement technique". Au lendemain du second tour des régionales, sévère défaite de la majorité, Nicolas Sarkozy s'est attelé à un remaniement ministériel. Voici les changements annoncés lundi en début de soirée.
Publié le 22/03/2010
Villepin veut son mouvement, Raffarin un "vote de confiance"
Dès le premier tour des régionales, le revers annoncé avait ouvert la porte aux critiques à l'égard du chef de l'Etat. Emanant de son propre camp, elles pourraient se faire plus virulentes dans les jours à venir, dans le clan villepiniste notamment.
Publié le 22/03/2010
"Arrêter les réformes serait signer notre mort politique", a prévenu François Fillon, très applaudi quand il a plaidé pour "une confiance mutuelle" et souligné que sa "légitimité" dépendait du président mais aussi de la majorité parlementaire. Certains députés jurent même avoir entendu un "Fillon président !". Mais ni l'entourage du Premier ministre, ni celui du patron du groupe UMP, Jean-François Copé, n'ont pu confirmer. « C'était une réunion anti-sarkozyste », a confié un parlementaire.
"On veut un président qui soit président"
L'intervention de M. Fillon a semblé faire retomber la pression, palpable dans la matinée dans les couloirs du Palais-Bourbon comme lors d'une première réunion du groupe UMP, fermée aux ministres celle-là, qui s'est transformée en séance de thérapie de groupe. Invités à "crever l'abcès" par M. Copé, qui a "joué un rôle de régulateur", dixit plusieurs participants, les uns et les autres ont exprimé leurs griefs, "les quelques discours légitimistes" étant "vite couverts par un bruit de fond", selon Christian Vanneste. "Anxiété des électeurs. Trop d'initiatives. Il faut se recentrer sur les grandes réformes", a lancé Marc Laffineur. "En Alsace, on nous a imposé des élus de Gauche moderne (de Jean-Marie Bockel) sur nos listes", a dénoncé Jean-Louis Christ.
Mais, si la réunion n'a "pas tourné au western", les critiques n'ont pas épargné le chef de l'Etat. "Le président doit garder son rang et laisser son Premier ministre agir", a lâché Jacques Myard tandis qu'un autre l'invitait à "plus d'empathie", "un rôle plus fusionnel avec les Français" et "moins de cordons de sécurité" dans ses déplacements de province. "Des députés ont parlé de +désamour entre le président et l'opinion+", se réjouissait d'ailleurs le villepiniste François Goulard. "On veut un président qui soit président (...) Si on continue comme ça, en 2012, au second tour, on aura le PS et le FN", a même tempêté dans les couloirs Bernard Debré.
Jean-François Copé n'a, lui, pas manqué l'occasion de pousser son avantage en annonçant, après la réunion, la tenue d'un séminaire de travail des députés et sénateurs UMP lundi prochain autour de M. Fillon pour "évoquer la construction d'un nouveau pacte majoritaire". Deux jours avant que les parlementaires soient reçus à l'Elysée.
Retour MYTF1
Satisfactions à droite, reproches à gauche
Chargement en cours...




