Dernières infos : Baroin pressenti au Budget, Darcos remercié

le 22 mars 2010 à 18h03 , mis à jour le 22 mars 2010 à 18h06

Le député chiraquien aurait accepté un maroquin. Xavier Darcos ,donné partant du gouvernement, serait remplacé par Eric Woerth.

Xavier Darcos à Royan en septembre 2008Xavier Darcos à Royan en septembre 2008 © REUTERS/Regis Duvignau

Le remaniement ministériel qui se profile et qui pourrait être annoncé d'ici ce soir par simple communiqué rappelle la situation de 2004 : cette année-là, au lendemain d'une défaite de la droite aux régionales, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait dû remanier son équipe. Il ne s'agit pas cette fois-ci d'un grand chambardement mais d'un "remaniement technique". Les ministres qui devront faire leurs cartons apprécieront de voir leur départ ainsi minimisé par Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée. Sur le départ, selon l'entourage du ministre du Travail : Xavier Darcos, sévèrement battu en Aquitaine, qui céderait son poste au ministère du Travail à Eric Woerth, lui même remplacé au Budget par le gaulliste François Baroin. Le député-maire de Troyes a été vu lundi matin à l'Elysée et une source proche de l'UMP a confirmé que le protégé de Jacques Chirac avait accepté le poste. Ni Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, ni Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, n'ont confirmé cette information. "Xavier Darcos va quitter le gouvernement à l'issue du remaniement" en préparation par le chef de l'Etat et le Premier ministre François Fillon, a-t-on déclaré dans l'entourage du ministre du Travail.

Plus d'infos

Le député UMP George Tron a dit avoir accepté une proposition de portefeuille de la fonction publique au gouvernement.

Le Premier ministre souhaiterait également faire sortir du gouvernement Fadela Amara, la secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville, ainsi que Valérie Létard, la secrétaire d'Etat chargée des économies vertes, selon Le Monde

Le nom d'un jeune sarkozyste, Christophe Béchu, tête de liste UMP en Pays-de-Loire, était avancé également à l'UMP comme nouvel entrant, ainsi que celui du centriste Marc-Philippe Daubresse.

Dans certains ministères, comme celui de Patrick Devedjian (Relance), les locataires faisaient leur cartons mais l'intéressé dément. Le départ de Martin Hirsch  serait également à l'ordre du jour, mais plus tard.

Ces questions sont  au coeur des consultations entre l'Elysée, Matignon et les principaux dirigeants de la majorité toute la journée. Le Premier ministre a évoqué ce matin avec Nicolas sarkozy sa "part de responsabilité" dans la défaite des élections. Il ne devrait pas être question de sa démission. Pas plus, officiellement, que d'un infléchissement de la politique du gouvernement.

"Etat d'esprit insurrectionnel"

Avant la "pause" qu'il a annoncée pour le deuxième semestre 2011, la réponse du chef de l'Etat au scrutin régional ne passera pas par un ralentissement du rythme des réformes. Déjà annoncé, l'objectif prioritaire de Nicolas Sarkozy demeure plus que jamais la délicate réforme des retraites, contestée par les syndicats et une majorité de Français, hostile à un report de l'âge légal du départ à la retraite au-delà de 60 ans.

Mais avant un projet de loi attendu pour septembre, il va devoir en priorité apaiser sa majorité parlementaire, "dans un état d'esprit insurrectionnel" selon une source proche de l'UMP. Outre la politique d'ouverture, la taxe carbone pourrait faire les frais du récent scrutin.

Sondage : 61% des Français veulent que Fillon reste

Près de deux Français sur trois souhaitent que Nicolas Sarkozy maintienne François Fillon à son poste, selon un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France et Europe 1. Selon cette enquête réalisée le 21 mars, 31% des sondés souhaitent que François Fillon reste Premier ministre et 30% qu'il soit maintenu, tout en remaniant en profondeur le gouvernement. Seuls 21% souhaitent un changement de Premier ministre. De plus, une majorité de Français pense que Nicolas Sarkozy ne tiendra pas compte du résultat des élections régionales dans sa politique économique et sociale, selon un sondage BVA publié, lundi, dans Les Echos, tandis que 40% pensent l'inverse. Selon ce sondage, réalisé les 19 et 20 mars, 28% des personnes interrogées préfèrent que le chef de l'Etat ne change pas le rythme de ses réformes, 22% qu'il l'accélère, tandis que 40% souhaiteraient une pause.

le 22 mars 2010 à 18:03
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4 Commentaires

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  • kero97110, le 24/03/2010 à 16h48

    Quelqu un d autre va continuer son "oeuvre"...

  • no2r, le 23/03/2010 à 07h42

    Avec Baroin, nous v'là bien.

  • democrate, le 22/03/2010 à 19h07

    Ce n'est pas les ministres qui doivent s'en aller mais SES CONSEILLERS !!! Eux ne vont pas sur le terrain et ne voit dans la France que leurs intérêts !

  • benhe, le 22/03/2010 à 18h14

    Darcos en moins, c'est déjà ça de gagné !

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