François Fillon en meeting aux côtés de Valérie Pécresse (17 mars 2010) © TF1/LCIA quatre jours du second tour des régionales, François Fillon a exhorté mercredi soir les électeurs à "calmer les ardeurs" de la gauche dont il a fustigé "les rêves présidentiels". Le Premier ministre, qui arpente la France dans l'espoir de conjurer une défaite annoncée pour la majorité, a de nouveau apporté son soutien à Valérie Pécresse lors de son dernier meeting à Paris. Arithmétiquement, la ministre de l'Enseignement supérieur, qui est arrivée en tête au premier tour en Ile-de-France avec 27,76%, est nettement désavantagée face à la liste de gauche emmenée par Jean-Paul Huchon. Mais dans son camp, et à Matignon, on veut croire à la "dynamique" de la mobilisation générale après l'abstention record du premier tour (53,67%).
Sécurité : Martine Aubry allume un contre-feu
Face aux déclarations de Nicolas Sarkozy et François Fillon sur le thème de la sécurité, elle dénonce une volonté de "faire peur aux Français" et reproche au gouvernement "un échec total dans la lutte contre l'insécurité".
Publié le 19/03/2010
Violences : Aubry accuse Fillon de "récupération"
"C'est vraiment effrayant, la droite est tellement prête à récupérer tous les problèmes d'insécurité qu'elle en est à annoncer un décès qui n'a pas eu lieu", a-t-elle déclaré lors d'un point presse avec Cécile Duflot et Marie-George Buffet.
Publié le 18/03/2010
Pour 2012, les Français préfèrent Fillon à Sarkozy
Quel candidat UMP pour 2012 ? Selon un sondage BVA, François Fillon à 43%, loin devant Nicolas Sarkozy à 29%. Mais les sympathisants de droite préfèrent le président au Premier ministre.
Publié le 16/03/2010
Nicolas Sarkozy récuse l'idée de vote sanction
Plus combatif que jamais, le chef de l'Etat aurait estimé mardi pouvoir conquérir cinq régions au second tour dont... l'Ile-de-France. "Il n'y a pas eu d'effondrement", aurait-il commenté.
Publié le 16/03/2010
Régionales : Royal créditée de 63%
Un sondage donne la victoire dimanche en Poitou-Charentes à Ségolène Royal à 63%. En face, Dominique Bussereau est créditée de 37% d'intentions de vote.
Publié le 17/03/2010
C'est mal parti pour les ministres...
Sur les huit ministres engagés dans la conquête d'une présidence de région, aucun ne semble en mesure de l'emporter, au regard des résultats du premier tour des régionales.
Publié le 15/03/2010
"La bataille est ouverte parce que vous n'avez rien à perdre mais tout à conquérir, et celui qui va chercher la victoire est toujours plus décidé que celui qui l'attend", a déclaré François Fillon devant plus de 2000 militants réunis à la Mutualité, en présence notamment des ministres Christine Lagarde, Pierre Lellouche et Anne-Marie Idrac. "Soyez debout !", a lancé le Premier ministre, qui a sévèrement rappelé à l'ordre mardi les élus de la majorité critiques à l'égard de la stratégie électorale de l'exécutif.
Pas un mot sur l'avertissement du premier tour
Au "triomphalisme" de l'opposition, François Fillon a opposé le "courage" et la "persévérance" de la droite. Le chef du gouvernement a mis en garde contre les "incohérences" d'une gauche "kaléidoscopique", qui part unie à la bataille dans la quasi-totalité des régions métropolitaines pour le second tour. Il a ainsi raillé l'union des "socialistes qui sont pour la croissance", des "Verts qui défendent la décroissance", de "ceux qui sont pour la social démocratie" et de "ceux qui sont nostalgiques du drapeau rouge". Avant d'inviter "les électeurs à mesurer sérieusement la solidité des équipes et des programmes issus de ces tractations complexes".
Le chef du gouvernement a accusé l'alliance rose-vert-rouge entre le PS, Europe Ecologie et le Front de gauche, qui s'interrogent sur la pérennité de leur partenariat, de penser plus à la présidentielle de 2012 qu'aux régions. François Fillon s'est aussi adressé aux électeurs du Front national, qui revient jouer les trouble-fête à la faveur de triangulaires à haut risque pour la majorité. "A tous ceux que la violence inquiète, à tous ceux qui veulent faire reculer la peur, je demande de nous juger sur nos actes et de ne pas se disperser dans leurs votes", a-t-il dit.
Du message, de "l'avertissement", de la "claque" - pour reprendre les termes d'élus de la majorité - de dimanche dernier, François Fillon n'a dit mot. "Je n'ai pas la prétention de penser que nous avons tout réglé, que tout est derrière nous, qu'il n'y a pas encore beaucoup à faire pour réduire les injustices", a-t-il toutefois dit, dans une ébauche d'autocritique. Seule Valérie Pécresse a évoqué les "messages politiques" adressés au premier tour. "Ces messages nous les avons entendus, nous en tiendrons compte", a-t-elle assuré.
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