Martine Aubry au conseil national du PS (27 mars 2010) © TF1/LCI
Aubry donnée gagnante contre Sarkozy en 2012
52% des voix pour Martine Aubry, 48% pour Nicolas Sarkozy : si le second tour de la présidentielle avait lieu demain, la Première secrétaire du PS pourrait l'emporter face à l'actuel chef de l'Etat, analyse pour la première fois un sondage CSA.
Publié le 26/03/2010
Explications à huis clos au MoDem
Le conseil national du MoDem consacré au bilan des régionales et à l'avenir du parti s'est ouvert samedi à Paris à huis clos, en présence de 140 conseillers nationaux, dont l'un a été expulsé de la salle alors qu'il enregistrait les débats.
Publié le 27/03/2010
La carte des régions : les résultats du 2nd tour
Retrouvez les résultats région par région.
Publié le 26/02/2010
Après les régionales, le PS prépare les prochaines échéances
Cinq jours après son éclatant succès aux élections régionales, le Parti Socialiste a réuni à La Mutualité, à Paris, son Conseil national pour tirer le bilan du scrutin.
Publié le 27/03/2010
Dopé par son succès aux régionales, le Parti socialiste a lancé samedi sa réflexion en vue de la présidentielle de 2012. Réunis en conseil national à la Mutualité à Paris, quelque 1300 militants PS ont tiré les leçons des scrutins des 14 et 21 mars, ravivant au passage la guerre contre la réforme territoriale voulue par le chef de l'Etat. Les 23 présidents de région de gauche ont ainsi demandé vendredi au gouvernement le retrait de ce projet sous peine de remettre en cause "certains de leurs engagements envers l'Etat". "On va priver les régions de leurs élus, on va affaiblir les régions et les départements puisqu'on va éloigner les élus des départements", a argumenté devant la presse la députée Elisabeth Guigou. Et pour l'ancien Premier ministre Laurent Fabius, "ce projet va se traduire par une augmentation de la fiscalité pour les ménages sur le plan local, il est complètement flou et confus et c'est une véritable manipulation électorale".
Dans son discours prononcé d'une voix cassée, Martine Aubry a lancé de nouvelles piques contre Nicolas Sarkozy, à commencer par sa volte-face sur la taxe carbone, reportée sine die. "Il avait assuré il y a quelque mois, 'je le fais' et il avait ajouté 'c'est une question d'honnêteté, si on ne le fait pas, on n'est pas honnête'. Eh bien M. le président, c'est vous qui le dites !", a-t-elle ironisé devant une salle comble où avaient pris place les principaux ténors du PS - même si la présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal et l'ancien premier secrétaire François Hollande manquaient à l'appel. Pour Martine Aubry, Nicolas Sarkozy n'a pas compris le message des élections régionales, qui a vu la gauche l'emporter dans la quasi-totalité des régions. "Il avait annoncé un changement de politique, il complète son équipe, les Français lui ont parlé de crise, lui essaie de colmater la crise de l'UMP : en gros c'est comme d'habitude, 'j'écoute mais je ne tiens pas compte', voilà ce qu'il a dit une fois de plus aux Français", a-t-elle martelé.
"Ce qui est en jeu, c'est notre crédibilité"
Conscients que leur victoire aux régionales en 2004 n'avait pas empêché le PS d'échouer dans la course à l'Elysée trois ans plus tard, les socialistes peuvent toutefois s'appuyer sur des sondages favorables. Selon une enquête Ifop pour Sud-Ouest dimanche, Martine Aubry devancerait légèrement Nicolas Sarkozy (27% contre 26%) au premier tour si l'élection présidentielle avait lieu dans la foulée des régionales. Un sondage CSA paru vendredi donnait pour la première fois la Première secrétaire du PS gagnante contre le président sortant en cas de duel. Sans parler de 2012, Martine Aubry a lancé samedi un appel à l'unité de son camp. "Unis, nous pouvons beaucoup, divisés, nous ne pouvons rien. La France a besoin et de l'unité des socialistes et de l'unité de la gauche, ça aussi c'est le message du deuxième tour de la semaine dernière", a-t-elle déclaré.
Laurent Fabius a appelé à rester prudent, citant une fable de Jean de La Fontaine : "Vous connaissez l'histoire de Perrette et le pot au lait, il y encore beaucoup de travail à faire". Pour sa part, dans un entretien au Monde, le député PS Manuel Valls, candidat déclaré aux primaires à gauche, pense que ces dernières "peuvent changer le paysage politique en obligeant le Parti socialiste à se dépasser. Ce qui est en jeu, c'est notre crédibilité et notre capacité à gouverner dans des temps difficiles".
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