Jean-François Copé à l'Assemblée en mai 2008 © AbacapressAprès la déroute de la droite aux régionales, c'est une réunion de crise qui attend lundi François Fillon : il retrouve les parlementaires UMP pour un "séminaire de travail" à huis clos à la Maison de la Chimie de 16 heures à 19 heures. L'objectif des élus, qui se réunissent ainsi l'initiative de leur chef de file Jean-François Copé : obtenir de l'exécutif "un nouveau pacte majoritaire" définissant les priorités des deux dernières années du quinquennat. Dans une interview au Journal du dimanche, le Premier ministre a déjà affirmé qu'il n'entend pas changer de cap par rapport au programme sur lequel Nicolas Sarkozy a été élu et a refusé d'engager la responsabilité de son gouvernement, comme le lui demandaient plusieurs responsables de la majorité.
Les députés UMP vont-ils percer le bouclier fiscal ?
Après avoir obtenu gain de cause sur la taxe carbone ou le voile intégral, la majorité se pose en contre-pouvoir de Nicolas Sarkozy en abordant maintenant la fiscalité.
Publié le 30/03/2010
Présidentielle : Juppé n'exclut pas d'être candidat si...
Le maire UMP de Bordeaux a annoncé dimanche soir qu'il n'excluait pas de se présenter à des primaires pour la présidentielle de 2012 au cas où Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas.
Publié le 28/03/2010
Sarkozy n'apprécie pas la "désespérance" de Jouanno
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a été vertement tancée ce vendredi par Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse, après ses propos amers sur le report de la taxe carbone.
Publié le 26/03/2010
Fillon garde le cap
Dans un entretien au JDD, le Premier ministre assure vouloir poursuivre les réformes malgré l'échec aux régionales. Quant à Nicolas Sarkozy, il est et reste le "candidat naturel" pour 2012. Il tacle également Chantal Jouanno.
Publié le 27/03/2010
La carte des régions : les résultats du 2nd tour
Retrouvez les résultats région par région.
Publié le 26/02/2010
"Mais les parlementaires sont en prise directe avec les Français. Ils ont des choses à dire à l'exécutif. Je veux les écouter et j'ai besoin de chacun d'eux dans les prochains mois", a ajouté François Fillon, jouant de sa popularité auprès des élus de son camp.
"Qu'est-ce que vous entendez par pacte majoritaire?"
Jean-François Copé, pour sa part, veut tout à la fois garantir la cohésion de la majorité - il faut veiller à ne "pas faire brûler la maison", a-t-il dit - et pousser son avantage avec son "nouveau pacte majoritaire". Il en décline à l'envi les trois "piliers" depuis la sévère défaite des régionales : réformes "vitales" (retraites, réduction des déficits...), emploi et croissance, "valeurs" (sécurité et loi d'interdiction du voile intégral). "Gérard Longuet (son homologue au Sénat) et moi avons tout fait ensemble. C'est lui qui a eu l'idée de lundi", explique le chef de file des députés UMP, déjà à l'origine de la "coproduction législative" (co-élaboration des lois exécutif/Parlement) après une autre déroute électorale de l'UMP, celle des municipales de mars 2008.
Jean-Pierre Raffarin, qui avait eu à gérer depuis Matignon la lourde défaite de l'UMP aux régionales en 2004 et qui entretient de très bonnes relations avec Jean-François Copé, son ancien ministre, souhaite plus ou moins la même chose en plaidant pour un "pacte de confiance". Rival de Copé en revanche, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, participera lui aussi au séminaire, tout en faisant mine de s'interroger : "Qu'est-ce que vous entendez par pacte majoritaire ?"... Sur Radio J dimanche, c'est le ministre de l'Immigration, Eric Besson, qui a relativisé ce "nouveau pacte majoritaire" proposé par le chef de file des députés UMP. En effet, pour Besson, le cap a déjà été fixé par le programme de Nicolas Sarkozy en 2007, et il n'y a rien qui "doive le modifier". Au sujet d'un nouveau pacte proposé par M. Copé, le ministre a dit: "peu importe les mots. Vous pouvez avoir des inflexions, vous pouvez avoir une hiérarchisation des priorités, trouver un accord sur le calendrier, mais le cap, il a été fixé en 2007 et je ne vois rien qui doive le modifier".
Les centristes à part
Autre source de division pour la majorité : les villepinistes, dopés par l'annonce jeudi du lancement d'un mouvement politique par leur mentor - même s'ils ne sont toujours qu'une dizaine de députés sur 315 UMP. "Cette mini-journée parlementaire intervient dans le cadre d'une évolution a minima. On va faire le maximum dans le minimum", regrette la villepiniste Marie-Anne Montchamp, en allusion au remaniement limité et au maintien d'un même cap dans les réformes. Elle se rendra quand même au séminaire, "par respect pour (ses) collègues et l'importance de la cohérence du groupe".
Mécontents, les centristes, qui étaient conviés, préfèrent tenir leur propre "mini-journée parlementaire" mardi à l'Assemblée nationale en réunissant les députés Nouveau Centre et une grande partie du groupe centriste du Sénat.
| "Tous derrière Nicolas Sarkozy !" |
Jean-François Copé, invité du Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien- Aujourd'hui en France, a appelé dimanche la majorité à être "tous derrière Nicolas Sarkozy avec un objectif lui permettre d'emporter la présidentielle de 2012". Et répondant à François Fillon, il a affirmé "ne pas avoir de doute" sur la qualité de "candidat naturel" de la droite du chef de l'Etat pour la présidentielle. |
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