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Alain Joyandet, l'un des huit membres du gouvernement engagé comme tête de liste dans la bataille des régionales, aura fort à faire pour reconquérir la Franche-Comté, qui a basculé à gauche en 2004. Le secrétaire d'Etat à la Coopération peut s'appuyer sur le soutien de l'Elysée et de Matignon et sur une droite franc-comtoise unie depuis que le sénateur UMP du Doubs et ancien président de la région (1998-2004), Jean-François Humbert, a renoncé à mener une liste dissidente. Son exposition médiatique tranche avec la relative discrétion de la présidente socialiste sortante du conseil régional, Marie-Guite Dufay. Elue début 2008 à la suite du décès de Raymond Forni, elle a affirmé son style et s'est imposée par son action comme candidate naturelle des socialistes.
Le PS contrôle trois des quatre conseils généraux et sa principale figure, le député du Doubs Pierre Moscovici, n'a pas fait acte de candidature. Les scores au premier tour d'Europe Ecologie, qui mène campagne en solo alors que les Verts s'étaient alliés d'emblée au PS en 2004, et du Front National, dont la présence dans une triangulaire avait précipité la chute de la droite, constituent l'une des clés du scrutin.
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