Les régionales en Poitou-Charentes

le 08 mars 2010 à 16h53 , mis à jour le 09 mars 2010 à 16h54

Découvrez les enjeux du scrutin.

Royal : "Pourquoi fermer la porte ?"Ségolène Royal à Angoulème. © TF1/LCI

En Poitou-Charentes, Ségolène Royal part avec un statut de favorite, malgré la division de la gauche, face à un Dominique Bussereau qui tentera de limiter la casse dans un paysage politique marqué par la zizanie au MoDem et les atermoiements de certains communistes. Pour l'ancienne candidate à la présidentielle, qui avait ravi la région à la droite en 2004 -affichant au passage le meilleur score de la gauche au premier tour (46,29%)- il s'agit de marquer une nouvelle fois les esprits afin de ne pas obérer des ambitions nationales.

Les sondages lui accordent une confortable avance. Le dernier en date, effectué par OpinionWay-Fiducial et dévoilé le 15 février, la créditait de 34% au premier tour contre 29% à la liste UMP-Nouveau centre de Dominique Bussereau et 15% pour Europe-Ecologie.

En l'absence d'union de la gauche, contrairement au dernier scrutin régional, la présidente sortante s'est lancée dans un stratégie d'ouverture, qualifiée de "débauchage" par les partis en ayant été victime, préfigurant l'arc rouge-vert-rose-orange qu'elle espère constituer en vue de l'échéance présidentielle. Si elle n'est pas parvenue à empêcher la constitution d'autres listes à gauche et au centre, elle a tout de même rallié trois militants Verts dont deux conseillers sortants, cinq MoDem, ainsi que deux responsables syndicaux et un ancien communiste.

Cette stratégie a poussé certains responsables du MoDem à s'opposer frontalement à leur président, François Bayrou, partisan de l'autonomie au premier tour, alors que la fédération communiste de Charente-Maritime a décidé
de ne pas faire campagne, après que les militants de la région ont décidé de constituer des listes Front de gauche, contrairement au souhait des responsables locaux du parti. Dans le même sondage, MoDem et Front de gauche étaient crédités de 5% des intentions de vote.

Toujours à gauche, misant sur un score lui permettant d'augmenter le nombre
de ses élus (sept sur 55 dans l'assemblée sortante) et bien qu'irritée par la méthode Royal, Europe-Ecologie (14,63% aux Européennes), menée par la Verte
sortante Françoise Boutant, entend empêcher une victoire de la droite. En face, l'enfant du pays, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports et président du département de Charente-Maritime (40% du corps électoral de la région), parti au front "à la demande de (son) parti" avec une liste UMP-Nouveau centre pour tenter de limiter le score de la sortante, affiche la sérénité de celui qui n'a rien à perdre.

Dans les sondages, il est donné systématiquement battu par Ségolène Royal au
second tour (58-42, selon OpinionWay). En 2004, Mme Royal l'avait emporté avec
55,10% des voix, contre 36,20% à l'UMP, dans une triangulaire où le FN avait fait 8,70%.Cette année, le Front national, emmené par Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie, ne semble pas en position d'atteindre les 10% (7% des intentions de vote).

 

Listes et résultats des régionales en Poitou-Charentes

le 08 mars 2010 à 16:53
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1 Commentaires

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  • mars006, le 09/03/2010 à 17h28

    Ségolène serait-elle appréciée pour son travail et ses compétences dans sa région??

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