Malek Boutih le 9 juin 2009 © www.abacapress.com"En ne me nommant pas à la Halde, il a cédé à la pression de la classe politique, qui voulait le faire rentrer à la maison. C'est la fin d'un cycle". Dans les colonnes du Journal du Dimanche, Malek Boutih, membre du bureau national du PS, analyse avec amertume et sans concession pour Nicolas Sarkozy les raisons qui ont conduit le chef de l'Etat à lui préférer Jeannette Bougrab, fille de harki et membre de l'UMP, pour prendre la tête de la Halde, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.
Longuet : "j'ai appelé Malek Boutih"
Le patron du groupe UMP au Sénat s'est expliqué sur LCI à la mi-journée sur ses propos sur Malek Boutih, avec lequel il a conversé par télephone. La gauche multiplie de son côté les condamnations .
Publié le 11/03/2010
Le PS "scandalisé" par les propos de Longuet sur Malek Boutih
Le patron du groupe UMP au Sénat a estimé qu'il valait mieux nommer quelqu'un du "corps français traditionnel" plutôt que le socialiste dont le nom circule avec insistance pour remplacer Louis Schweitzer à la présidence de la Halde.
Publié le 10/03/2010
Pour lui, ce que le chef de l'Etat "avait commencé à montrer de différent s'est effondré dans ces élections régionales et dans les décisions qu'il a prises ensuite". L'ancien président de SOS-Racisme estime n'avoir été "qu'un abcès de fixation, le prétexte d'une droite conservatrice pour faire plier un président en situation de faiblesse". Et de poursuivre : "Les politiques ne s'intéressent pas à la Halde, ni aux discriminations. Mais ils voulaient en finir avec la subversion de l'ouverture".
Malek Boutih souligne n'avoir "jamais cru que l'ouverture, c'était le débauchage de talents individuels, mais la construction d'une ligne politique, pour faire bouger cette société". Le dirigeant socialiste révèle qu'il a "hésité à devenir ministre" de Nicolas Sarkozy. "J'ai refusé en ne voyant pas de contenu dans son ouverture", explique-t-il. "Et quand j'ai discuté avec lui de la Halde, il était clair que je ne lui étais pas inféodé. J'aurais placé le curseur sur les problèmes structurants de la société française. J'ai toujours été libre, et c'est lui-même qui s'est abandonné. C'est un problème vis-à-vis de lui, de la parole qu'il avait donnée, et de ce qu'il construisait".
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Longuet : "j'ai appelé Malek Boutih"
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