© AFPC'est celui qui dit qui est... Lors d'un meeting à Strasbourg jeudi soir, où il a jeté ses dernières forces pour contrer la dynamique socialiste, François Fillon a accusé la première secrétaire du PS, Martine Aubry, de s'être "déshonorée" en "appelant à voter" pour Georges Frêche au second tour des régionales après avoir "sonné le tocsin" contre lui au premier tour.
Sécurité : Martine Aubry allume un contre-feu
Face aux déclarations de Nicolas Sarkozy et François Fillon sur le thème de la sécurité, elle dénonce une volonté de "faire peur aux Français" et reproche au gouvernement "un échec total dans la lutte contre l'insécurité".
Publié le 19/03/2010
Violences : Aubry accuse Fillon de "récupération"
"C'est vraiment effrayant, la droite est tellement prête à récupérer tous les problèmes d'insécurité qu'elle en est à annoncer un décès qui n'a pas eu lieu", a-t-elle déclaré lors d'un point presse avec Cécile Duflot et Marie-George Buffet.
Publié le 18/03/2010
Le Premier ministre répondait ainsi à Martine Aubry qui l'avait elle-même accusé, plus tôt dans la journée, de s'être "déshonoré" en annonçant la mort d'un policier qui n'était pas décédé. Mercredi soir en meeting à Paris, "j'ai commis une erreur en lisant un discours dans lequel il y avait une fausse information, j'ai annoncé le décès d'un policier qui heureusement n'est pas décédé et est sorti du coma", a réexpliqué le Premier ministre. "Immédiatement j'ai reconnu cette erreur, je me suis excusé", a-t-il poursuivi. "Et Madame Aubry a cru pouvoir dire qu'en agissant ainsi je m'étais déshonoré. On ne se déshonore pas quand on commet une erreur, qu'on la reconnaît et qu'on s'excuse", a affirmé le chef du gouvernement. "Mais en revanche Mme Aubry", a-t-il ajouté, "on se déshonore lorsque l'on sonne le tocsin avec les mots les plus durs qui soient au premier tour de l'élection régionale contre un candidat, Georges Frêche, et qu'au second tour on appelle à voter pour lui". Un peu la réponse du berger à la bergère, en somme...
"Il n'y aura pas de grand chelem"
Sans appeler explicitement à voter au second tour pour le président sortant du Languedoc-Roussillon exclu du PS (contre lequel la rue de Solférino présentait une liste qui a été éliminée au premier tour), Martine Aubry avait exhorté lundi les électeurs "en conscience", à "faire battre la droite et l'extrême droite" dans cette région.
Au-delà des explications de texte de François Fillon, et au moment même où ce dernier s'exprimait à Strasbourg, la patronne du PS est revenue sur le cas Frêche, affirmant sur Canal+ qu'elle ne compterait pas dimanche soir parmi les régions de gauche le Languedoc-Roussillon, où le président sortant (DVG) devrait être réélu. Alors qu'on lui demandait "le grand chelem n'est donc pas possible", elle a répondu: "Non, il n'y aura pas de grand chelem". Martine Aubry a expliqué à propos de M. Frêche: "quand on ne s'exprime pas comme un homme de gauche, lorsqu'on bafoue les valeurs de la gauche, on n'est plus un homme de gauche".
| Pendant ce temps, Huchon appelle au rassemblement, Royal veut une "victoire écrasante" |
Le chef de file de la gauche pour les élections régionales en IdF Jean-Paul Huchon a appelé jeudi soir au Zénith "toute la gauche, les écologistes et au-delà tous les humanistes" à "rejoindre" dimanche le PS, Europe Ecologie et le Front de gauche lors du second tour de scrutin. La gauche est créditée de 56% à 57% d'intentions de vote dans les enquêtes d'opinion pour le second tour, après la fusion mardi des listes PS, Europe Ecologie et Front de gauche, sur une base proportionnelle. |
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