"L'heure n'est pas aux états d'âme". Voilà l'image que veut renvoyer depuis la défaite de son camp Nicolas Sarkozy. A tous ses visiteurs, ministres ou parlementaires, il envoie le même message : "continuez à vous battre jusqu'au bout". Si le président "a été extrêmement rapide sur le sujet" des régionales en Conseil des ministres, comme l'a expliqué Eric Besson, il ne réfléchit pas moins à l'après-second tour. "Sarkozy est un battant et pense que nous pourrons garder une ou deux régions, affirme un responsable de l'UMP. Mais si c'est la raclée, il devra faire quelques gestes vis-à-vis de l'opinion et de sa majorité." Puisqu'il ne veut pas changer de politique, ces gestes interviendront peut-être dans quelques ajustements au sein du gouvernement de François Fillon ou à l'UMP. Ainsi, l'Elysée renvoie à l'interview que le président de la République a accordée la semaine dernière au Figaro Magazine, trois jours avant le premier tour. Le chef de l'Etat avait alors de nouveau exclu un impact national de ce scrutin régional et écarté un fort remaniement ministériel, à "quelques adaptations gouvernementales" près.
Guéant évoque un remaniement "modeste" après les régionales
le secrétaire général de l'Elysée a confirmé samedi sur le site de La Croix que le remaniement gouvernemental attendu serait, "quel que soit le cas de figure" au second tour des régionales, "modeste" et "technique".
Publié le 20/03/2010
Sécurité : Martine Aubry allume un contre-feu
Face aux déclarations de Nicolas Sarkozy et François Fillon sur le thème de la sécurité, elle dénonce une volonté de "faire peur aux Français" et reproche au gouvernement "un échec total dans la lutte contre l'insécurité".
Publié le 19/03/2010
Violences : Aubry accuse Fillon de "récupération"
"C'est vraiment effrayant, la droite est tellement prête à récupérer tous les problèmes d'insécurité qu'elle en est à annoncer un décès qui n'a pas eu lieu", a-t-elle déclaré lors d'un point presse avec Cécile Duflot et Marie-George Buffet.
Publié le 18/03/2010
Pour 2012, les Français préfèrent Fillon à Sarkozy
Quel candidat UMP pour 2012 ? Selon un sondage BVA, François Fillon à 43%, loin devant Nicolas Sarkozy à 29%. Mais les sympathisants de droite préfèrent le président au Premier ministre.
Publié le 16/03/2010
Nicolas Sarkozy récuse l'idée de vote sanction
Plus combatif que jamais, le chef de l'Etat aurait estimé mardi pouvoir conquérir cinq régions au second tour dont... l'Ile-de-France. "Il n'y a pas eu d'effondrement", aurait-il commenté.
Publié le 16/03/2010
Régionales : Royal créditée de 63%
Un sondage donne la victoire dimanche en Poitou-Charentes à Ségolène Royal à 63%. En face, Dominique Bussereau est créditée de 37% d'intentions de vote.
Publié le 17/03/2010
C'est mal parti pour les ministres...
Sur les huit ministres engagés dans la conquête d'une présidence de région, aucun ne semble en mesure de l'emporter, au regard des résultats du premier tour des régionales.
Publié le 15/03/2010
Pour faire baisser la pression, Nicolas Sarkozy consulte en amont du second tour les poids-lourds de la majorité. Ainsi a-t-il reçu mercredi en fin de matinée la patron du groupe UMP Jean-François Copé. Tout comme leur déjeuner il y a quelques temps, aucune information n'a filtré de l'entretien mais l'on sait que l'échange a porté sur la politique gouvernementale de la France dans une atmosphère de travail. Après avoir longtemps entretenu des relations tendues, le président de la République et l'homme fort de l'Assemblée nationale semblent les avoir normalisées ces dernières semaines. L'absence de fuites en est une preuve.
Une réunion de groupe à huis clos mardi
Le patron du groupe UMP a du informer le chef de l'Etat que la réunion hebdomadaire de rentrée du groupe UMP, mardi prochain, serait dans un premier temps à huis clos. Fait rare même s'il ne s'agit pas d'une première : la réunion du bureau du groupe UMP (réunissant tous les mardis de 10H30 à 11H30 la soixantaine de responsables du groupe UMP, en l'absence de tout membre du gouvernement) sera élargie pour accueillir chacun des 315 députés du parti présidentiel. Une façon de permettre aux parlementaires de tirer en toute liberté les leçons du scrutin et d'exprimer leurs récriminations vis-à-vis de l'exécutif sans que les ministres soient présents.
Du côté du parti, à l'UMP, le secrétaire général, Xavier Bertrand, homme de confiance de Nicolas Sarkozy, est la cible de critiques plus ou moins directes, notamment sur les fameux « éléments de langage » niant une défaite au premier tour. Le chef de l'Etat l'a donc invité mercredi à déjeuner en tête-à-tête pour lui manifester son "amitié" et son "soutien". Il s'apprêterait cependant, affirme Le Monde daté de mercredi, à l'encadrer plus étroitement en renforçant le rôle de deux de ses proches à la direction du parti, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et le secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales Alain Marleix. "L'idée est de bétonner la commission des investitures de l'UMP pour calmer les ardeurs et les frondeurs", explique un responsable de la majorité. Mais un autre affirme que "rien n'est fait. Nicolas Sarkozy ne peut pas tout bouger à l'UMP comme cela. Ce n'est pas le moment de froisser tel ou tel".
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