- Sarkozy au Salon de l’Agriculture : la tradition mais pas trop - 02 min 09 s
- "L'important, c'était qu'il vienne" - 01 min 13 s
- Visite discrète de Sarkozy au salon de l'agriculture - 03 min 26 s
Elevage : coup de pouce et coup de tension
Dans un climat de tension et même de violences, le ministre de l'Agriculture a annoncé mardi lors du Salon de l'élevage à Rennes un plan de développement pour "consolider" les filières laitières, bovines et porcines, mises à mal depuis quelques années en raison de prix bas à la production.
Publié le 14/09/2010
Salon de l'Agriculture : Le Maire à la place de Sarkozy
Le Salon international de l'Agriculture a ouvert ses portes samedi à Paris dans une ambiance morose et sur fond de polémique autour de l'absence de Nicolas Sarkozy.
Publié le 27/02/2010
La visite mouvementée de Sarkozy au Salon
<b> Vidéo - </b> La visite présidentielle samedi a été marquée par un échange d'invectives entre le président et un visiteur.
Publié le 23/02/2008
Le premier Salon de l'agriculture de Sarkozy
Le président de la République inaugure samedi matin le 45e salon international de l'agriculture de Paris.
Publié le 22/02/2008
Sarkozy au Salon de l'Agriculture : la tradition mais pas trop
Critiqué pour avoir attendu l'avant-dernière journée pour y assister, Nicolas Sarkozy a sacrifié samedi au "folklore" de la grand-messe annuelle de l'agriculture française... tout en soulignant les limites d'un exercice prisé par son prédécesseur.
Publié le 06/03/2010
Agriculture : les semenciers ouvrent leur porte
Comme l'ensemble du secteur agricole, les semenciers français, premiers producteurs en Europe, éprouvent des difficultés notamment pour la recherche. Pour mieux expliquer leur malaise, exceptionnellement, ils ouvrent leurs portes à Servane.
Publié le 06/03/2010
Il a été accueilli notamment par Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Le président a arpenté les travées du salon, admirant des vaches exposées au hall 1.
800 millions en plus
Le chef de l'Etat a ensuite participé à une table ronde sur la situation de l'agriculture. Il a jugé samedi que ce n'était "pas au nombre de mains serrées qu'on va résoudre les problèmes des agriculteurs. C'est parce que je suis conscient de cette situation (de crise) que j'ai voulu venir au salon. Bien sûr, aller saluer sur les stands les éleveurs, les producteurs, ça fait partie de la tradition, du folklore, c'est sympathique, j'aime beaucoup ça. Mais enfin, ce n'est pas au nombre de mains serrées qu'on va résoudre les problèmes des agriculteurs", a affirmé le chef de l'Etat. "On prend les cadeaux, on embrasse les petites filles, on se fait photographier devant les plus belles bêtes. Tant mieux. On fait la publicité de la nouvelle pomme, on encourage les producteurs de fraises, on n'oublie pas les éleveurs de brebis, mais ce n'est pas ça qui va sauver l'agriculture française", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Tous peuvent faire ça. Mais moi, je suis président de la République. De moi, on attend les décisions, les actes et du combat", a-t-il dit.
De la parole aux actes, donc, le chef de l'Etat a notamment annoncé qu'il donnait son accord pour une augmentation de 800 millions d'euros des prêts bonifiés des banques en faveur des agriculteurs en difficulté. Il a également octroyé une aide supplémentaire pour les agriculteurs déjà très endettés de 50 millions d'euros, qui s'ajoutent aux 100 millions d'euros déjà accordés dans le cadre du Fonds d'aide d'allègement des charges. Le chef de l'Etat avait déjà annoncé en octobre un plan "sans précédent" pour l'agriculture en crise, comportant 650 millions d'euros de "soutien exceptionnel de l'Etat" et un milliard d'euros de prêts bonifiés. "Je ferai pour l'agriculture française, un secteur stratégique et majeur, ce que nous avons essayé de faire pour la crise financière", a-t-il promis. En une année, les agriculteurs ont vu leurs revenus baisser d'un tiers, et jusqu'à 50% pour les producteurs laitiers.
La FNSEA satisfaite des annonces
Nicolas Sarkozy a par ailleurs estimé qu'il fallait "changer les méthodes de mise en oeuvre des mesures environnementales dans l'agriculture", souhaitant que la France soit au premier plan de l'agriculture durable. Il a précisé que les ministres de l'Agriculture Bruno Le Maire et de de l'Ecologie Jean-Louis Borloo allaient réfléchir à de "nouvelles méthodes d'analyse en matière environnementale dans l'agriculture". "Je crois à l'agriculture durable", a affirmé le président, en assurant qu'il voulait que la France soit "au premier plan des pays, en matière d'économie durable et d'agriculture durable".
Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, principal syndicat agricole, s'est félicité de "la détermination affichée du président". "La réunion a été utile mais cela ne règle pas tout", a-t-il affirmé à l'issue de la table ronde, saluant le "plan de soutien" de Nicolas Sarkozy à un secteur en crise et le "pragmatisme" de l'Etat en matière d'environnement, qui pourrait se traduire par un allègement des contraintes écologiques qui pèsent sur l'agriculture.
Cécie Duflot, secrétaire nationale des Verts, a en revanche estimé samedi que Nicolas Sarkozy avait montré au Salon "son incompréhension des enjeux de l'agriculture paysanne et durable". Et le député Verts Noël Mamère a qualifié samedi le président d'"apprenti sorcier" et d'"imposteur" après que celui-ci a déclaré au salon de l'agriculture qu'il souhaitait un allègement des contraintes environnementales qui pèsent sur les agriculteurs.
| Le PS dénonce les propositions "anecdotiques" de Sarkozy |
Le PS a accusé samedi Nicolas Sarkozy d'avoir fait au salon de l'Agriculture à Paris des propositions "anecdotiques". Dans un communiqué, le secrétaire national à l'agriculture Germinal Peiro assure qu'"après avoir déserté l'inauguration" du salon, "marquant ainsi son mépris du monde agricole, Nicolas Sarkozy s'y est finalement rendu, arrivant en catimini avant l'ouverture, pour une visite hautement encadrée, qui tenait plus de l'exercice obligé que de la nécessaire reprise de contact avec des agriculteurs abandonnés par le gouvernement". "Alors que les revenus des agriculteurs ont chuté de 34% en 2009, Nicolas Sarkozy n'a eu à leur proposer que des mesures techniques et purement palliatives", dénonce le resposanble socialiste. "Le gouvernement a soutenu au niveau européen la dérégulation des marchés agricoles, à commencer par la fin des quotas laitiers qui a eu lieu sous présidence française, et c'est cela la principale cause des terribles difficultés du secteur", accuse M. Peiro. "Tant que le président de la République ne comprendra pas que c'est le modèle libéral qu'il faut changer, notre agriculture continuera de souffrir". |
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