Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, et Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, à L'Isle Adam, le 3 février 2009. © REUTERS/Philippe Wojazer
La Fondation Nicolas Hulot suspend sa participation au Grenelle
Pour la fondation, "l'abandon de la taxe carbone est symptomatique d'un net recul de la classe politique qui n'a pas pris la mesure des enjeux écologiques, et les considère essentiellement comme une variable d'ajustement politique".
Publié le 29/03/2010
Sarkozy n'apprécie pas la "désespérance" de Jouanno
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a été vertement tancée ce vendredi par Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse, après ses propos amers sur le report de la taxe carbone.
Publié le 26/03/2010
Taxe carbone: Jouanno accuse le Medef, Copé se dit "choqué"
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie estime dans Libération que le patronat a délibérément tout fait pour arrêter l'adoption de la taxe carbone, "au nom de la compétitivité".
Publié le 25/03/2010
Satisfactions à droite, reproches à gauche
L'UMP s'est réjouit des priorités fixées par le chef de l'Etat tandis que le PS "attendait qu'il parle aux Français". Le FN estime qu'il "reste sourd à la detresse des Français".
Publié le 24/03/2010
Royal pas candidate... pour l'instant
Invitée du 20h de TF1, la présidente PS de Poitou-Charentes a affirmé : "à l'heure où je vous parle je ne suis pas candiate à l'élection présidentielle", estimant toutefois qu'elle pourrait l'être.
Publié le 23/03/2010
La taxe carbonisée
François Fillon a annoncé mardi lors d'une réunion de députés UMP l'abandon de la taxe carbone en soulignant qu'elle devait se faire au niveau européen.
Publié le 23/03/2010
Copé et Fillon calment les députés déroutés par Sarkozy
Le patron du groupe UMP a proposé mardi à ses députés la mise en place d'un "nouveau pacte majoritaire" qui serait discuté lundi prochain avec le Premier ministre.
Publié le 23/03/2010
Taxe carbone : "bon débarras !"
Ecoutez les réactions des députés Lionel Lucas, François Goulard, et Noël Mamère après l'annonce de François Fillon sur l'impossible mise en place de la taxe carbone en France.
Publié le 23/03/2010
Clap de fin pour la taxe carbone en France
L'annonce a été faite ce mardi par François Fillon quelques jours après la défaite de la droite aux régionales. Un accord européen pourrait encore sauver cette taxe.
Publié le 23/03/2010
François Fillon a annoncé mardi, lors d'une réunion de députés UMP, que la taxe carbone ne pourra être mise en place qu'au niveau européen pour ne pas nuire à la "compétitivité" des entreprises françaises, selon plusieurs participants. L'entourage du Premier ministre a assuré que cela ne signifiait pas l'abandon pur et simple de la taxe carbone. "Nous voulons que les décisions soient prises en commun avec les autres pays européens sinon nous allons voir s'accroître notre déficit de compétitivité", a déclaré le chef du gouvernement, selon des propos confirmés par son entourage (lire l'article).
Dans un deuxième temps, il a assuré dans un communiqué que son gouvernement est convaincu de la nécessité de sa mise en oeuvre de la taxe carbone, "qui constitue un engagement du Grenelle de l'environnement". "C'est pourquoi, le gouvernement va demander à la Commission européenne d'accélérer la mise au point d'une proposition en vue d'une harmonisation des dispositifs de fiscalité écologique dans l'Union européenne", conclut le communiqué de Matignon.
Invité du journal de France 2, François Baroin, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, a dit mardi que la taxe carbone, qui était un engagement de Nicolas Sarkozy, était une "bonne mesure" à "l'échelle européenne", assurant qu'elle "se fera". Il a affirmé que les Sages l'avaient annulée parce qu'"il y avait trop d'exonérations" qui, dans un contexte de crise, "visaient à ne pas affaiblir le tissu économique et les entreprises". "Or nous sommes encore dans la crise et il est certainement plus sage de ne pas créer une distorsion de concurrence entre les pays européens", a-t-il encore dit.
Le Medef soulagé
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Tous azimuts. Le Medef a salué le report de la taxe carbone. "Nous sommes soulagés, notamment pour toute l'industrie qui n'aurait pas supporté ce nouveau handicap de compétitivité", a réagi la présidente du Medef, Laurence Parisot. "Nous avons su convaincre", ajoute la responsable patronale.
La secrétaire nationale à l'environnement du PS, Laurence Rossignol, estime que "l'abandon de la taxe carbone, qui était injuste et inefficace, est une bonne nouvelle pour les ménages". Mais, ajoute-elle dans un communiqué, "le gouvernement vient aussi de renoncer à toute réorientation de la fiscalité en faveur de l'environnement". "Progressivement ce sont les engagements du Grenelle, qui,un à un, se dissolvent", poursuit-elle.
"Une bonne décision"
Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, principal syndicat agricole estime que c'est "une bonne décision, une décision de sagesse". "Nous ne pouvions pas accepter une taxe payée par les producteurs français que n'auraient pas à payer nos propres partenaires et concurrents européens. On n'a jamais été opposé à une fiscalité verte dès lors qu'elle serait européenne. (...) Si un jour il y a la même taxe carbone pour tous les Européens, on en prendra acte".
Même son de cloche du côté de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR). "On a toujours dit que la taxe carbone n'avait de sens que si elle était européenne (...). L'argument qui est utilisé pour la supression de la taxe carbone est exactement l'argument que nous avions utilisé pour contester la pertinence de cette taxe franco-française", a déclaré Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la Fédération.
Les écolos inquiets
Les écologistes, eux, s'inquiètent d'un possible abandon pur et simple de la taxe carbone. Selon la porte-parole des Verts, Djamila Sonzogni, "le projet, enterré ce jour par Nicolas Sarkozy, ne sera pas regretté par les écologistes". "Mais cet abandon en rase campagne est navrant car il condamne durablement toute tentative d'utiliser la fiscalité écologique", poursuit-elle. Le député (Verts) Noël Mamère a, lui, estimé mardi que le report sine die de la taxe carbone par le gouvernement marquait une volonté "d'enterrer" le Grenelle de l'Environnement.
L'association France nature environnement estime qu'un report de la taxe à 2013 serait "un très mauvais signal à la communauté internationale et aux Français" et plaide pour un nouveau dispositif taxant les consommations énergétiques. "Seule une diminution significative des consommations d'énergie, couplée à une augmentation de la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique français, permettra d'avoir une approche cohérente de lutte contre le réchauffement climatique et d'adaptation à l'augmentation du prix de l'énergie", écrit-elle dans un communiqué.
Nicolas Sarkozy évoquera mercredi la question de la taxe carbone dans sa déclaration prévue à l'issue du Conseil des ministres. Le chef de l'Etat "évoquera la question de la fiscalité écologique demain (mercredi) dans sa déclaration", a-t-on indiqué sans autre précision.
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