Sarkozy veut un "bureau" pour les policiers dans les lycées sensibles

le 20 avril 2010 à 19h13 , mis à jour le 20 avril 2010 à 22h39

Nicolas Sarkozy a proposé mardi, dans un discours sur la sécurité, d'installer un bureau destiné à un policier dans les 53 établissements scolaires "particulièrement sensibles" de l'hexagone.

Sarkozy sécurité Seine-Saint-DenisSarkozy à Tremblay-en-France © Tf1 News

"Nous devons préserver à tout prix la sécurité de l'ensemble des enfants", a déclaré mardi le chef de l'Etat, lors d'un discours sur la sécurité prononcé à l'occasion de la prise de fonction du préfet Christian Lambert en Seine-Saint-Denis. Sur ce volet des violences scolaires, Nicolas Sarkozy a notamment proposé l'installation d'un policier référent dans les établissements scolaires les plus sensibles de l'hexagone. Ils seraient au nombre de 53.

  • 2012: Sarkozy devant Aubry au 1er tour mais...

    Nicolas Sarkozy serait nettement en tête du premier tour de la présidentielle s'il avait lieu dimanche prochain, selon l'observatoire de BVA, mais l'avance de la gauche laisserait peu d'espoir au président de l'emporter au second.

    Publié le 27/04/2010 2012: Sarkozy devant Aubry au 1er tour mais...
  • Sarkozy remonte à droite

    Selon le dernier sondage LH2-NouvelObs.com, Nicolas Sarkozy bénéficie d'un regain de popularité auprès de son électoral traditionnel.

    Publié le 26/04/2010 Sarkozy remonte à droite
  • Deux mois ferme pour le père qui avait giflé une CPE

    Le père d'une élève de troisième a été condamné mercredi à Toulouse à cinq mois de prison, dont deux ferme, pour avoir frappé une conseillère d'éducation d'un collège de Haute-Garonne.

    Publié le 22/04/2010 Deux mois ferme pour le père qui avait giflé une CPE
  • Supprimer les allocs, c'est pas nouveau mais...

    Alors que Nicolas Sarkozy annonce une proposition de loi sur le sujet la semaine prochaine, la suspension des allocations familiales est déjà possible mais inappliquée.

    Publié le 20/04/2010 Supprimer les allocs, c'est pas nouveau mais...
  • Aubry : "Des mesures gadget pour la sécurité"

    Ecoutez la réaction de la Secrétaire nationale du PS, Martine AUbry, aux mesures annoncées par Nicolas Sarkozy.

    Publié le 20/04/2010 Aubry : "Des mesures gadget pour la sécurité"
Plus d'infos


Des policiers dans les lycées. "Le ministre de l'Education nationale et le ministre de l'Intérieur vont rencontrer 53 chefs d'établissements. Nous leur demanderons un bureau pour que ce policier référent puisse passer une ou plusieurs fois par semaine", a expliqué le chef de l'Etat, en précisant qu'il reviendrait à ce policier de "recevoir les jeunes tentés par les chemins de la délinquance" et d'"écouter les enseignants qui peuvent avoir peur de tel ou tel". Selon le chef de l'Etat, "ces policiers ou gendarmes référents ne seront engagés dans ces établissements que sur la base du volontariat des établissements. Si le chef d'établissement ne le veut pas, il voudra bien le signaler par écrit par écrit au ministre de l'Intérieur et au ministre de l'Education nationale. Comme ça, chacun prendra ses responsabilités. Ceux qui le voudront auront alors un jeune policier pour faire de la prévention", a-t-il précisé.
 
Création d'établissements spécialisés. Le président a également réaffirmé que seraient créés, "dès la rentrée prochaine, des établissements spécialisés qui permettront d'accueillir des jeunes de moins de 16 ans qui rendent la vie impossible au sein de l'établissement scolaire auquel ils appartiennent". Il a précisé que deux de ces établissements, qui seront des "internats", seraient mis en place en Seine-Saint-Denis. "Nous allons travailler avec la justice pour savoir dans quelles conditions" le placement d'un jeune dans ce type d'internat "peut être une décision judiciaire lorsque les parents le refuseraient pour ces mineurs", a-t-il ajouté.
  
Allocations familiales. Enfin, reprenant une idée déjà exploitée dans le passé, le chef de l'Etat a également averti qu'un absentéisme scolaire répété et injustifié entraînerait la suspension "systématique" du versement des allocations familiales aux parents (lire article).
 
Trafics. Nicolas Sarkozy a par ailleurs assuré mardi que l'Etat ferait preuve de "fermeté absolue" dans la lutte contre l'insécurité et le trafic de drogue dans les banlieues françaises difficiles. Le chef de l'Etat a fait de la ville de Tremblay-en-France, théâtre de récentes agressions contre des autobus, et plus généralement du département de la Seine-Saint-Denis, le symbole de cette "lutte sans merci". "Aucune commune, aucun quartier, aucun hall d'immeuble de Seine-Saint-Denis n'échappera à l'autorité de la loi", a-t-il déclaré. Les "gros caïds", "petits dealers" et autres "trafiquants". "Nous allons les harceler", a-t-il lancé. La police pourra intervenir "sans restriction dans les halls d'immeubles des cités touchées par la délinquance", a-t-il affirmé en promettant de "frapper au coeur de l'économie parallèle qui gangrène nos quartiers". "J'ai demandé au préfet de police et au nouveau préfet de Seine-Saint-Denis de mettre  tous les moyens en oeuvre pour y restaurer l'ordre et traquer, jusqu'à ce qu'ils disparaissent les criminels mafieux aussi bien que les petits trafiquants".

Mesures "gadgets" ?

Du côté de l'opposition, on s'est empressé de fustiger les annonces du chef de l'Etat. A commencer par la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, qui a dénoncé l'échec de Nicolas Sarkozy sur la sécurité, attaquant comme autant de "gadgets" les mesures annoncées par le chef de l'Etat. Même son de cloche chez Jean-Paul Huchon, président (PS) du conseil régional d'Ile-de-France : "Ce dont les habitants de Seine-Saint-Denis ont besoin, ce n'est pas d'une énième opération de communication d'un président redevenu ministre de l'Intérieur pour tenter de faire oublier son échec personnel sur le terrain de la sécurité et la déroute de son camp aux régionales. Ce dont la population a besoin, c'est une action de long terme, partenariale, et non des gesticulations en réaction aux incidents", déclare-til dans un communiqué.

De son côté, Ségolène Royal (PS) s'est attachée à critiquer plus précisément la mesure concernant la suspension des allocations sociales en cas d'absentéisme,  doutant "franchement" qu'"affamer les petits frères des adolescents délinquants" puisse être la bonne solution. Sur ce point précis, le Syndicat des Inspecteurs d'Académie (SIA) a également émis une réserve, jugeant nécessaire de faire "attention aux effets d'annonce" dans une matière nécessitant "beaucoup de doigté".

le 20 avril 2010 à 19:13
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

31 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • kyky1949, le 22/04/2010 à 08h03

    Sarkozy veut diminuer le nombre d'enseignant et les fonctionnaires en gneral et mettre des policiers dans certains etablissements scolaires c'est a ni rien comprendre .encore de la poudre aux yeux.

  • odjo27, le 21/04/2010 à 23h30

    Cette une bonne idée. un bureau et des policiers à l'école. ça résoudra pas mal de problèmes . à notre époque il faut en passer par la. ou continuer à se lamenter sur tous ces délinquances au niveau scolaire. calimero27.

  • frozengod, le 21/04/2010 à 18h55

    Un peu facile de s'en prendre aux parents.... Si ca se trouve certains enfants sont des anges chez eux et des teignes à l'école....

  • bilal17, le 21/04/2010 à 10h25

    Un policier dans une école... On peut aussi mettre les écoles dans les commissariats! Tant que le problème ne sera pas traité à la source, on n'avancera pas. Les parents ont le premier rôle éducatif. C'est à nous d'expliquer à nos enfants en quoi l'éducation peut les aider à avoir un bel avenir. Tant que la rue et la télé se substitueront aux parents, la chute sera inévitable. Quant au second rôle éducatif, il revient aux enseignants. Si les programmes scolaires étaient construits et présentés de façon à intéresser les enfants et les adolescents, ils feraient la queue pour aller à l'école. Pourquoi n'aime-t-on pas aller à l'école? Que nos gouvernants obtiennent la réponse à cette question de la parts des gamins et on pourra changer de cap.

  • lechatplume, le 21/04/2010 à 09h18

    Je suis d'accord.Il faut prendre les problèmes à leurs sources, c'est à dire éduquer d'abord les parents!!!

  • jgh67, le 21/04/2010 à 08h59

    Avoir une présence policière dans les établissements scolaires ne semble pas la bonne solution, ou, du moins, pas suffisant. L'effet recherché serait grandement amélioré si l'on daignait faire revenir les forces de l'ordre ( ainsi que les administrations diverses qui représentent les services publics et l'état), en nombre et de façon bien visible, dans les quartiers " sensibles" d'où elles n'auraient jamais dues être retirées. Non pour donner le sentiment que ces citées soient en état de siège, ou pour jouer la provocation, mais bien pour faire comprendre fermement que l'état sera toujours présent pour lutter contre toutes les formes de délinquance, être au secour des victimes .... et permettre d'améliorer le quotidient de personnes qui sont parfois le besoin ( la violence et la délinquence naissent souvent d'un sentiment d'abandon par le reste de la société). Il faudrait également que les services de l'état fassent, parallèlement, preuve de pédagogie et enseignent que la loi s'applique partout, qu'il n'y a pas de zonnes de non-droits et que le civisme concerne l'ensemble de la population. Mais ceci demanderait des moyens humains et financiers autres que ceux que le gouvernement souhaite, ou, peut, à ce jour, investir dans cette problématique ...

  • lechatplume, le 21/04/2010 à 08h24

    Je travaille dans un collège classé en ZEP.Dans les cités sensibles, les jeunes haient les représentants de la loi.Du coup les policiers et les pompiers ne se déplacent plus, sauf par nécessité absolu.Donc je ne vois pas pourquoi ils viendraient dans un collège ou un lycée!!

  • huma69, le 21/04/2010 à 07h40

    La critique est aisée, mais l'art est difficile. Qu'ont fait ceux qui critiquent quand ils avaient les renes de notre pays ? Que proposent ils aujourd'hui pour nous sortir de là ? Et c'est facile de parler quand on habite un pavillon dans un quartier huppé. Allez vivre dans certaines banlieux au moins une semaine pour voir ce qui s'y passe et on verra après. Nous sommes dans une galère et il faut nous en sortir, que nos élus soient de droite ou de gauche. Certains quartiers sont devenus des zones de non droit ou les gens ne sortent que le matin et se cloitrent chez eux après de peur de se faire agresser ou insulter. d'accord le chomage fait mal mais je connais aussi beaucoup de jeunes et de moins jeunes qui ne cherchent pas le travail et se complaisent à toucher les Assedics ou leur RSA. Si certains ne s'en sont pas rendus compte, la situation est grave et on va bientôt assister à des scènes de guerilla urbaine, même si ca se voit déjà dans différents endroits chez nous ...

  • globecab, le 21/04/2010 à 07h25

    Bonne idée ... à voir à l usage ...!!

  • lauramk, le 21/04/2010 à 07h07

    Réponse à Harisona : Et pourquoi pas faire appel à Rambo ?

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience