Sarkozy à Tremblay-en-France © Tf1 News"Nous devons préserver à tout prix la sécurité de l'ensemble des enfants", a déclaré mardi le chef de l'Etat, lors d'un discours sur la sécurité prononcé à l'occasion de la prise de fonction du préfet Christian Lambert en Seine-Saint-Denis. Sur ce volet des violences scolaires, Nicolas Sarkozy a notamment proposé l'installation d'un policier référent dans les établissements scolaires les plus sensibles de l'hexagone. Ils seraient au nombre de 53.
2012: Sarkozy devant Aubry au 1er tour mais...
Nicolas Sarkozy serait nettement en tête du premier tour de la présidentielle s'il avait lieu dimanche prochain, selon l'observatoire de BVA, mais l'avance de la gauche laisserait peu d'espoir au président de l'emporter au second.
Publié le 27/04/2010
Sarkozy remonte à droite
Selon le dernier sondage LH2-NouvelObs.com, Nicolas Sarkozy bénéficie d'un regain de popularité auprès de son électoral traditionnel.
Publié le 26/04/2010
Deux mois ferme pour le père qui avait giflé une CPE
Le père d'une élève de troisième a été condamné mercredi à Toulouse à cinq mois de prison, dont deux ferme, pour avoir frappé une conseillère d'éducation d'un collège de Haute-Garonne.
Publié le 22/04/2010
Supprimer les allocs, c'est pas nouveau mais...
Alors que Nicolas Sarkozy annonce une proposition de loi sur le sujet la semaine prochaine, la suspension des allocations familiales est déjà possible mais inappliquée.
Publié le 20/04/2010
Aubry : "Des mesures gadget pour la sécurité"
Ecoutez la réaction de la Secrétaire nationale du PS, Martine AUbry, aux mesures annoncées par Nicolas Sarkozy.
Publié le 20/04/2010
Des policiers dans les lycées. "Le ministre de l'Education nationale et le ministre de l'Intérieur vont rencontrer 53 chefs d'établissements. Nous leur demanderons un bureau pour que ce policier référent puisse passer une ou plusieurs fois par semaine", a expliqué le chef de l'Etat, en précisant qu'il reviendrait à ce policier de "recevoir les jeunes tentés par les chemins de la délinquance" et d'"écouter les enseignants qui peuvent avoir peur de tel ou tel". Selon le chef de l'Etat, "ces policiers ou gendarmes référents ne seront engagés dans ces établissements que sur la base du volontariat des établissements. Si le chef d'établissement ne le veut pas, il voudra bien le signaler par écrit par écrit au ministre de l'Intérieur et au ministre de l'Education nationale. Comme ça, chacun prendra ses responsabilités. Ceux qui le voudront auront alors un jeune policier pour faire de la prévention", a-t-il précisé.
Création d'établissements spécialisés. Le président a également réaffirmé que seraient créés, "dès la rentrée prochaine, des établissements spécialisés qui permettront d'accueillir des jeunes de moins de 16 ans qui rendent la vie impossible au sein de l'établissement scolaire auquel ils appartiennent". Il a précisé que deux de ces établissements, qui seront des "internats", seraient mis en place en Seine-Saint-Denis. "Nous allons travailler avec la justice pour savoir dans quelles conditions" le placement d'un jeune dans ce type d'internat "peut être une décision judiciaire lorsque les parents le refuseraient pour ces mineurs", a-t-il ajouté.
Allocations familiales. Enfin, reprenant une idée déjà exploitée dans le passé, le chef de l'Etat a également averti qu'un absentéisme scolaire répété et injustifié entraînerait la suspension "systématique" du versement des allocations familiales aux parents (lire article).
Trafics. Nicolas Sarkozy a par ailleurs assuré mardi que l'Etat ferait preuve de "fermeté absolue" dans la lutte contre l'insécurité et le trafic de drogue dans les banlieues françaises difficiles. Le chef de l'Etat a fait de la ville de Tremblay-en-France, théâtre de récentes agressions contre des autobus, et plus généralement du département de la Seine-Saint-Denis, le symbole de cette "lutte sans merci". "Aucune commune, aucun quartier, aucun hall d'immeuble de Seine-Saint-Denis n'échappera à l'autorité de la loi", a-t-il déclaré. Les "gros caïds", "petits dealers" et autres "trafiquants". "Nous allons les harceler", a-t-il lancé. La police pourra intervenir "sans restriction dans les halls d'immeubles des cités touchées par la délinquance", a-t-il affirmé en promettant de "frapper au coeur de l'économie parallèle qui gangrène nos quartiers". "J'ai demandé au préfet de police et au nouveau préfet de Seine-Saint-Denis de mettre tous les moyens en oeuvre pour y restaurer l'ordre et traquer, jusqu'à ce qu'ils disparaissent les criminels mafieux aussi bien que les petits trafiquants".
Mesures "gadgets" ?
Du côté de l'opposition, on s'est empressé de fustiger les annonces du chef de l'Etat. A commencer par la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, qui a dénoncé l'échec de Nicolas Sarkozy sur la sécurité, attaquant comme autant de "gadgets" les mesures annoncées par le chef de l'Etat. Même son de cloche chez Jean-Paul Huchon, président (PS) du conseil régional d'Ile-de-France : "Ce dont les habitants de Seine-Saint-Denis ont besoin, ce n'est pas d'une énième opération de communication d'un président redevenu ministre de l'Intérieur pour tenter de faire oublier son échec personnel sur le terrain de la sécurité et la déroute de son camp aux régionales. Ce dont la population a besoin, c'est une action de long terme, partenariale, et non des gesticulations en réaction aux incidents", déclare-til dans un communiqué.
De son côté, Ségolène Royal (PS) s'est attachée à critiquer plus précisément la mesure concernant la suspension des allocations sociales en cas d'absentéisme, doutant "franchement" qu'"affamer les petits frères des adolescents délinquants" puisse être la bonne solution. Sur ce point précis, le Syndicat des Inspecteurs d'Académie (SIA) a également émis une réserve, jugeant nécessaire de faire "attention aux effets d'annonce" dans une matière nécessitant "beaucoup de doigté".
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