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Affaire Madoff : le liquidateur réclame un milliard de dollars à BNP Paribas
Le liquidateur chargé de récupérer des fonds pour les victimes de l'escroc Bernard Madoff a porté plainte contre la banque française BNP Paribas, l'accusant de receler 975,46 millions de dollars placés par le fonds rabatteur Harley International, basé aux îles Caïman.
Publié le 04/11/2011
Royal s'invite dans le trio gagnant
L'ex-candidate a annoncé dimanche être prête à "sacrifier son ambition personnelle" en 2012 au profit de Martine Aubry ou de DSK. Une offre politique logique.
Publié le 31/05/2010
Propos sur Sarkozy : Aubry déclenche la foudre
Les propose de Martine Aubry, comparant le chef de l'Etat à l'escroc financier Bernard Madoff, ont déclenché les foudres du camp présidentiel dimanche, François Fillon lui-même dénonçant des "attaques brutales" et "injurieuses".
Publié le 30/05/2010
Convention du PS : Aubry, patronne à l'offensive
A l'occasion de la convention au cours de laquelle le PS a ratifié samedi son projet de société pour 2012, Martine Aubry s'est livrée à une charge contre Nicolas Sarkozy qu'elle a comparé à Madoff, dénonçant son "inélégance" et une "dose de vulgarité".
Publié le 29/05/2010
C'était samedi, à La Plaine-Saint-Denis, où le PS réuni en convention nationale venait de ratifier son projet de société, "première pierre" pour la reconquête du pouvoir en 2012. A la tribune, Martine Aubry s'était livrée à une charge virulente contre Nicolas Sarkozy, dénonçant son "inélégance" et une "dose de vulgarité". Un chef de l'Etat en qui les Français "n'ont plus confiance", qui "n'a plus de cap" et "préfère attaquer nos propositions". Et elle avait ironisé sur ses leçons en matière de gestion : "J'ai un peu l'impression, quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, que c'est un peu M. Madoff qui administre quelques cours de comptabilité".
Le nom de Nicolas Sarkozy associé à celui de l'auteur de l'une des plus retentissantes escroqueries que l'Amérique ait connues ? A droite, Frédéric Lefebvre est aussitôt monté au créneau. Le porte-parole de l'UMP a trouvé "regrettable" que Martine Aubry "s'abaisse à injurier le président de la République en le comparant notamment à un escroc". Et d'ajouter, faisant la morale à la Première secrétaire du PS : "Les Français attendent plus que jamais des hommes et des femmes politiques qu'ils apportent des solutions plutôt que des invectives".
"Des invectives aussi basses que méprisables"
L'ancien ministre et député UMP Yves Jégo n'a pas tardé à renchérir en évoquant "des invectives aussi basses que méprisables" et en estimant que "par ses propos, Mme Aubry montre son vrai visage : celui de la haine et du sectarisme violent". Sur son blog, l'ancien Premier ministre et sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin a parlé pour sa part de "faute majeure" et a tancé Martine Aubry : "La comparaison avec Madoff mérite, en effet, un blâme démocratique (...) Comparer le président de la République à un escroc, c'est une injure, pas une opinion ! Pour prétendre à la fonction présidentielle il faut, au moins, la respecter. Tant que Madame Aubry, qui nous avait habitué à plus de retenue, ne s'excusera pas, son profil présidentiel restera ébréché gravement".
Mais à gauche aussi, le mot embarrasse. François Hollande, interrogé sur la comparaison, a mis en garde Martine Aubry dimanche : "je pense que quand un président de la République se laisse aller, nous ne devons pas prendre le même chemin, la même dérive, la même facilité, et précisément parce que Nicolas Sarkozy est coutumier du fait (...) je pense que face à ce type de comportement nous devons, nous, être différents. Nous ne sommes pas là pour copier Nicolas Sarkozy".
Devant le tollé, Martine Aubry à son tour est donc revenue sur le sujet dimanche après-midi. "Les mots ont un sens", a-t-elle lancé sur France 2. "Bien sûr, je n'ai pas comparé le président de la République à Madoff". Mais pas question pour elle de renier ce qui a été dit : "j'ai dit une chose qui paraît assez simple, c'est que, quand il nous donne des leçons de rigueur budgétaire, quand on a fait augmenter la dette de la France - depuis que la droite est au pouvoir, en 2002, on l'a doublée, de 800 à 1.600 milliards - c'est un peu comme si Madoff venait vous donner des leçons de comptabilité. Et ça ne serait pas crédible". De la même manière, la patronne des socialistes s'est défendue d'avoir dit que Nicolas Sarkozy était vulgaire, tout en justifiant ses propos de la veille : "J'ai dit que lorsqu'on s'attaque à François Mitterrand, pour dire qu'il est responsable aujourd'hui de la crise et du problème de la retraite en faisant référence à 1983, il manquait, enfin que ses propos manquaient d'élégance et qu'il y avait une dose de vulgarité".
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