Nicolas Sarkozy et François Fillon au sommet social du 18 février © ReutersUn sommet social, réunissant patronat et syndicats autour du président, est organisé ce lundi après-midi, à l'Elysée, pour un point sur les mesures anti-crise. Une réunion qui a lieu dans un contexte de "gel" des dépenses de l'Etat pendant trois ans, qualifié de "plan de rigueur" par les syndicats. Un mot également employé par Jean-François Copé, chef de file des députés UMP :"Moi, le mot que j'utilise c'est le mot de rigueur, après tout on n'est pas là pour se battre sur les mots", a-t-il déclaré lundi sur Europe 1.
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Publié le 02/02/2011
Avant le sommet social, l'Elysée s'autocongratule
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Cette rencontre, qui ne portera pas sur les retraites, devrait déboucher sur la prolongation d'aides aux entreprises pour le soutien de l'emploi, arrêtées en février 2009. Mais les syndicats sont pessimistes sur la reconduction des aides aux ménages modestes et aux salariés précaires. Cinq d'entre eux (CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa), qui ont annoncé une journée "de grèves et de manifestations" le 27 mai pour les salaires, l'emploi et les retraites, réclament au contraire "une relance économique intégrant la satisfaction des besoins sociaux".
FO, qui a appelé seule à une grève générale le 15 juin, juge aussi prioritaires une "relance de l'économie" et "une grande réforme fiscale". Le climat du sommet s'annonce donc morose, après la décision - sur fond de tourmente financière en Europe - du Premier ministre François Fillon de geler "en valeur" les dépenses de l'Etat pendant les trois ans à venir, et de soumettre à "un réexamen" les aides sociales et à l'emploi.
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, s'est dit "toujours offensif" lundi sur Canal+, avant un sommet. Il demandera en priorité la poursuite des aides de l'Etat pour le chômage partiel. "Les mesures les plus importantes sont celles qui vont aux salariés dans les entreprises en difficulté, c'est-à-dire le chômage partiel", estime-t-il."Tout ça doit être financé par une suppression des allègements de charges sur les heures supplémentaires" car "des entreprises qui ont fait des plans sociaux, qui ont licencié, aujourd'hui redémarrent avec des heures supplémentaires", a-t-il souligné. "On fait le choix des heures supplémentaires plutôt que l'emploi", selon lui. Les aides aux ménages modestes sont importantes aussi pour François Chérèque. "L'année dernière, ce sont les aides aux ménages modestes qui ont amené une consommation donc une démarche économique positive", a-t-il rappelé.
"Prendre garde au pouvoir d'achat des Français"
Selon Le Parisien Dimanche, le dispositif "Zéro charges" pour les entreprises de moins de dix salariés qui recrutent - d'un coût de 400 millions d'euros en 2009 - devrait être recentré sur l'emploi des seniors. Les aides aux entreprises embauchant des apprentis et à celles recourant au chômage partiel seraient prolongées. Mais la réduction d'impôts dont ont bénéficié plus de trois millions de foyers modestes en 2009 pourrait faire les frais de la rigueur, de même que la prime de 500 euros pour certains chômeurs non indemnisables, qui avait été instaurée en avril 2009.
Laurence Parisot, la patronne du Medef, a pour sa part déclaré sur France 2 :"Ce n'est pas le moment d'augmenter les impôts sur les entreprises, ni d'ailleurs sur les ménages. Si nous voulons encourager la sortie de crise, il faut surtout donner confiance aux entreprises, leur faire comprendre qu'elles peuvent continuer à investir", a déclaré Mme Parisot, interrogée sur France 2. Pour sa part, le président de l'UPA (artisans), Jean Lardin, compte demander à Nicolas Sarkozy "de prendre garde au pouvoir d'achat des Français".
A la veille du sommet social de lundi, l'Elysée a distribué aux partenaires sociaux un document "d'étape" qui dresse un bilan élogieux des mesures économiques et sociales prises par le gouvernement pour faire face à la crise et de ses réformes.
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