Image d'archives © TF1Des primes aux résultats "en fonction de critères édictés par le gouvernement en matière de sécurité publique, routière ou d'aide à l'emploi" sont versées "très discrètement" aux préfets et sous-préfets depuis fin 2009, révèle lundi Aujourd'hui en France/Le Parisien. Mais "peut-on récompenser un préfet ou un sous-préfet comme un employé méritant d'une entreprise privée ?" C'est la question que pose Le Parisien dans son édition de lundi.
Invité à répondre par le journal, Olivier Boisteaux, responsable du syndicat indépendant des commissaires de police, estime qu'il s'agit du "système des bonus bancaires appliqué à la fonction publique" et pense que "ce système de primes pourrait pousser les fonctionnaires à falsifier les statistiques".
Ce que contredit le ministère de l'Intérieur. "Il ne s'agit pas de bonus comparables à ce qui existe dans la finance, car ce ne sont pas des sommes supplémentaires", a assuré le ministère. "Il s'agit de primes déjà existantes", a-t-il ajouté, "antérieurement attribuées de façon uniforme et désormais réparties en fonction de la manière de servir et des résultats obtenus", comme le prévoit, selon lui, un décret du 6 novembre 2008.
Le quotidien populaire estime que "ces bonus peuvent s'échelonner de 41 000 à 66 000 euros par an". Pour l'Intérieur, "les chiffres cités dans l'article sont des montants maximaux" et "sont bien supérieurs aux primes moyennes effectivement versées".
Alors que le gouvernement devrait présenter un plan d'économie de 10 milliards d'euros et met ses ministères à la diète, ces primes versées aux préfets risquent de déclencher une nouvelle polémique.
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