Nicolas Sarkozy devant le Congrès, à versailles (22 juin 2009) © TF1/LCINicolas Sarkozy a confirmé mercredi aux députés UMP qu'il procéderait à un remaniement ministériel en octobre et en profiterait pour tirer "sévèrement" les conséquences du comportement de plusieurs membres du gouvernement, épinglés dans les médias ces dernières semaines. Lors de sa rencontre mensuelle avec les parlementaires de l'UMP, le chef de l'Etat a affirmé qu'il effectuerait une "réorganisation" du gouvernement "au mois d'octobre", ont rapporté plusieurs d'entre eux à la presse.
38% de Français voient Borloo à Matignon
Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, ne ferait pas un bon Premier ministre pour 60% des Français, selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche.
Publié le 10/10/2010
Près de 2/3 des Français jugent la classe politique corrompue
Selon ce sondage Viavoice, 75% des Français estiment que les mesures de réduction du train de vie de l'Etat sont insuffisantes et 60% jugent "choquant" le cumul de fonctions de ministre et de trésorier de l'UMP d'Eric Woerth.
Publié le 04/07/2010
Sarkozy pratique le chamboule-tout
En attendant le remaniement d'octobre, le chef de l'Etat ne se prive pas de critiquer par allusions certains de ses ministres qui ont commis des abus dans leur train de vie.
Publié le 01/07/2010
Affaire Woerth : la mise au point de Jospin
En pleine affaire Woerth, l'ex-Premier ministre PS est sorti de sa réserve jeudi sur Europe 1 pour dénoncer les relations "presque incestueuses", selon lui, de l'exécutif avec les milieux d'affaires et rejeté tout parallèle avec les pratiques passées des socialistes.
Publié le 01/07/2010
Sondage : rien ne va plus pour Sarkozy
La cote de confiance du président atteint son score le plus bas depuis trois ans avec 26% dans le dernier sondage TNS Sofres Logica pour Le Figaro Magazine.
Publié le 01/07/2010
Les propos de Royal indignent la droite
<b> Réactions -</b> Les propos de Ségolène Royal affirmant mardi soir sur TF1 que le "système Sarkozy" était "corrompu", à propos de la mise en cause d'Eric Woerth dans l'affaire Bettencourt, ont suscité immédiatement des réactions violentes d'indignation de la part de l'UMP.
Publié le 30/06/2010
Soutenu par Fillon, Woerth ne démissionnera pas
Le Premier ministre a assuré mardi devant les députés qu'Eric Woerth, dont le nom apparaît dans l'affaire Bettencourt, est un "homme intègre", qui "n'a commis aucune faute" et a toute sa "confiance".
Publié le 22/06/2010
Florence Woerth réplique
Dans un entretien à Europe 1, l'épouse du ministre du Travail nie avoir eu connaissance d'une possible fraude fiscale de Liliane Bettencourt, affirmant avoir appris dans la presse les soupçons pesant sur l'héritière de L'Oréal.
Publié le 22/06/2010
La droite lézardée par l'affaire Woerth
La sortie d'Alain Juppé lundi sur l'incompatibilité entre les fonctions de trésorier de parti et ministre a surpris l'UMP et perturbé la stratégie de défense à l'Elysée.
Publié le 30/06/2010
Pour Woerth, la majorité fait bloc, le PS réclame une commission
L'"affaire" d'Eric Woerth, qui fait face à des accusations de conflit d'intérêts, était au coeur des questions à l'Assemblée ce mardi, alors que François Fillon venait d'appeler l'UMP à avoir "les nerfs solides" face à cette "opération de déstabilisation"
Publié le 29/06/2010
Il n'a pas évoqué de changement de Premier ministre, une option qui a la faveur d'un de ses proches, Alain Minc. "Avec la pression forte" un gouvernement "ne peut pas faire plus de quatre ans", a estimé mercredi M. Minc. Si cette annonce ne constitue pas une surprise pour les députés - "on savait qu'il y aurait remaniement après la réforme des retraites", disent plusieurs d'entre eux - c'est la première fois qu'il en parle aussi explicitement. Mais surtout face au climat de suspicion, il a promis la sévérité à ceux qui dans le gouvernement actuel ont dérapé. Façon pour M. Sarkozy, dont la cote de popularité plafonne obstinément dans les sondages aux alentours de 37%, de rassurer les Français, au beau milieu de la réforme des retraites qu'ils jugent majoritairement "injuste".
"Le président mesure bien les conséquences de ces affaires"
Il entend montrer que s'il demande des efforts aux Français, il est bien décidé à remettre de l'ordre dans les rangs du gouvernement, après la série de polémiques autour de ses ministres ces dernières semaines: Christian Blanc et ses cigares offerts par la République, Alain Joyandet et son jet privé ou l'agrandissement illégal de sa maison, Christian Estrosi ou Fadela Amara et leurs histoires de logement, "ceux dont je me rappelerai les noms en temps voulu", a-t-il dit, selon le député de l'Eure Guy Lefrand. "Le président mesure bien les conséquences de ces affaires dans l'opinion publique", a affirmé la villepiniste Marie-Anne Montchamp.Tout cela suscite les très vives critiques de l'opposition, de la dénonciation de la "République bananière" par Noël Mamère (Vert) à celle du
"système Sarkozy corrompu" par Ségolène Royal.
En revanche, en ce qui concerne Eric Woerth, pris dans la tourmente de l'affaire Bettencourt, M. Sarkozy reste ferme: pas question de se séparer de son ministre du Travail, chargé de la réforme des retraites, la plus emblématique de son quinquennat, celle qui lui permettrait de revendiquer sa volonté réformatrice, au cas très probable où il souhaiterait briguer un second mandat. "Si Eric Woerth ne portait pas la réforme" des retraites, "il n'y aurait rien à lui reprocher. Eric est l'honnêteté faite homme et je l'apprécie beaucoup. On se fait donner des leçons de morale par des parangons de vertu. Si je dis à Eric tu dois partir, ça voudra dire qu'il y a donc quelque chose" à lui reprocher, a affirmé M. Sarkozy. "Ca part en vrille. On garde tout notre soutien à Eric Woerth mais doit-il rester trésorier de l'UMP ?" l'a néanmoins interpellé Bernard Debré, se faisant le porte-voix de nombre d'élus, inquiets des conséquences auprès de leurs électeurs.
"Y a-t-il eu un scandale financier avec l'UMP ? Non ! Alors qu'avec le RPR, il y en a eu quelques-uns", a tenté de les rassurer M. Sarkozy, dans une nouvelle pique en direction de son prédécesseur, Jacques Chirac. Face à toutes ces polémiques, le chef de l'Etat a mis son gouvernement à la diète, en donnant lundi une série de consignes susceptibles de réduire "vigoureusement" le train de vie de l'Etat, sous peine de "sanctions" pour les récalcitrants.
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