Dominique de Villepin en juin 2010 © TF1 NEWSSo-Li-Daire. Dominique de Villepin a lancé samedi à Paris son mouvement politique, "République solidaire", destiné à porter ses ambitions vers une éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2012. Devant plusieurs milliers de personnes - plus de 6.000 selon les organisateurs - venues de toute la France, dont beaucoup avaient revêtu un T-shirt "Tous solidaires" barré de la lettre "V", l'ancien Premier ministre a invité la France à reprendre le "flambeau de la fidélité républicaine".
Villepin : comme un air de programme de candidat pour 2012
Promettant que son mouvement sera "aux avant-postes du combat de 2012", Dominique de Villepin a esquissé samedi devant ses militants un début de programme, sans toutefois évoquer directement une candidature.
Publié le 04/12/2010
Villepin lance son mouvement
Candidat potentiel à la présidentielle de 2012, il crée samedi à Paris un mouvement politique qui entend incarner "une alternative" à Nicolas Sarkozy dont il dénonce les "manoeuvres" d'intimidation.
Publié le 18/06/2010
"Merci d'être là. Merci d'être venus si nombreux. Quel formidable engagement pour fonder tous ensemble notre mouvement : République solidaire", a-t-il déclaré à la tribune. "Dans la longue histoire de notre pays, c'est toujours du rassemblement qu'est né le changement". "Quelque chose se lève à nouveau en France. Quelque chose qui ne cessera au fil des mois de grandir", a-t-il ajouté d'une voix grave et d'un ton solennel. Dominique de Villepin s'est adressé aux "citoyens rassemblés, de toutes origines, de toutes conditions, pour dire une seule chose : nous voulons vivre ensemble, rebâtir une nation et incarner une certaine idée de la France". "Nous pensons qu'une alternative est possible, qu'une autre voie est possible. Grâce à vous !", a-t-il ajouté sous les applaudissements et les "Villepin, Villepin !" du public.
Des Français "déboussolés, fatigués, exaspérés"
L'ex-Premier ministre a dit ne pas "accepter que le Kärcher tienne lieu de politique" dans les quartiers sensibles, en référence à la phrase ultra controversée prononcée par Nicolas Sarkozy en 2005 en Seine-Saint-Denis. "Nous n'acceptons pas la logique des boucs émissaires, des dérives du débat sur l'identité nationale, tout devient prétexte à dénoncer, montrer du doigt, à stigmatiser", a affirmé M. de Villepin. "Quand la France divise, ce n'est pas la France", a-t-il asséné très applaudi, usant d'une rhétorique de résistance et envoyant des signaux à l'électorat des banlieues. "Nous n'acceptons pas qu'un gouvernement instrumentalise la peur de l'autre, la peur de l'immigré, de l'étranger, la peur de l'islam", a-t-il encore dit. Il a décrit sa nouvelle formation comme "un mouvement de mission qui ira à la rencontre des Français, en particulier de ceux qui se sentent orphelins de la République", déplorant la montée de l'abstention et le fait que les Français se sentent de plus en plus éloignés des politiques.
Lors de la tournée des régions qu'il a effectué ces derniers mois, l'ancien Premier ministre a dit avoir vu des Français "déboussolés, fatigués, exaspérés". "Si nous n'y prenons pas garde, l'impatience deviendra colère et la colère violence", a-t-il prévenu. Désignant l'équipe au pouvoir emmenée par le président Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin a dénoncé "un écart toujours plus grand entre le discours et les actes, entre ce que vivent les Français et ce que vivent leurs dirigeants". "Que penser d'une politique qui semble nier l'évidence que les Français vivent au quotidien, entre précarité, chômage et fins de mois difficiles", s'est-il interrogé. Arrivé à la tribune au terme d'un long bain de foule sur l'air des tubes Relax et I got a feeling, Dominique de Villepin a reçu le soutien, manifesté par leur présence, de l'ancien ministre Azouz Begag et des députés François Goulard et Jean-Pierre Grand, notamment. L'ancienne ministre chiraquienne Brigitte Girardin a été désignée secrétaire générale de "République solidaire" dont la députée Marie-Anne Montchamp est la nouvelle porte-parole.
| Sa position sur la réforme des retraites |
Dominique de Villepin a "regretté" samedi que le gouvernement "ne privilégie pas l'allongement de la durée des cotisation sur le report de l'âge légal de départ à la retraite" et qu'"en l'état du projet, une nouvelle réforme sera nécessaire en 2020". Il a estimé que "c'est seulement par le courage et la justice que nous pourrons conduire dans le rassemblement les réformes sociales dont le pays à besoin". Il a proposé d'"avancer vers un régime unique pour tous les Français, y compris les fonctionnaires, un régime par points ou chacun pourra se constituer ses droits à la retraite et avoir avoir accès à une retraite à la carte". "Allonger la durée du temps de travail, on ne peut pas faire autrement quand l'espérance de vie s'est tant allongée", a-t-il fait remarquer, rappelant qu'"aligner public et privé est une mesure d'équité dans notre pays". |
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Villepin : comme un air de programme de candidat pour 2012
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