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Bayrou s'attaque aux "officines de financement" de la vie politique
Le président du MoDem dénonce, dans un entretien au Parisien, l'existence de "prétendus partis" comme étant des "officines", destinées à "tourner la loi" sur le financement des partis politiques.
Publié le 16/07/2010
Liliane Bettencourt annonce un audit "indépendant" de sa fortune
Pour contrer la nouvelle demande de sa fille de la faire placer sous tutelle, l'héritière de L'Oréal a annoncé mercredi qu'elle demandait un audit "indépendant" sur la gestion des sociétés gérant sa fortune.
Publié le 14/07/2010
Bettencourt : une 2de enquête menée par une rivale de Courroye
Une seconde enquête va démarrer au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) sur la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, sous la direction cette fois d'une magistrate indépendante.
Publié le 13/07/2010
Affaire Bettencourt: des perquisitions et des questions
Des perquisitions ont eu lieu au domicile de Patrice de Maistre et dans les bureaux de la société gérant les avoirs de Liliane Bettencourt vendredi. Marianne, qui a ausculté les carnets de l'ex-comptable de la milliardaire, évoque d'importants mouvements de fonds.
Publié le 09/07/2010
Fillon contre les "justiciers auto-proclamés", le PS s'indigne
Le chef du gouvernement est monté au front à son tour dans l'affaire Bettencourt, alors que le site Mediapart concentre les attaques de la droite. Une élue UMP compte déposer une proposition de résolution qui encadrerait le "droit d'informer".
Publié le 09/07/2010
Affaire Bettencourt : un témoin sous pression, un rapport retardé
Alors que l'ex-comptable de Liliane Bettencourt a été longuement interrogée sur ses déclarations à Mediapart, le gouvernement fonde de grands espoirs sur un rapport de l'IGF pour éteindre l'incendie. Sa remise, annoncée vendredi, a été reportée.
Publié le 09/07/2010
Bettencourt : la comptable et Maistre maintiennent leurs versions
Confrontée jeudi au gestionnaire de fortune de la milliardaire, l'ex-comptable des Bettencourt a contesté, selon plusieurs médias, avoir tenu des propos visant directement Nicolas Sarkozy. Mais elle a maintenu d'autres accusations de financement politique illégal.
Publié le 08/07/2010
Invité dimanche du "Grand rendez-vous" Europe1/Le Parisien, François Bayrou a longuement commenté les derniers développements de l'affaire Woerth/Bettencourt. Et il s'est inquiété de "l'état de la France", estimant que le pays a besoin aujourd'hui, "d'urgence", d'un "sursaut républicain". Pour lui, il est "impossible que la France continue à s'enfoncer dans des situations aussi glauques les unes que les autres, des situations qui sont dangereuses pour l'esprit public, qui entraînent un découragement et un délitement de ce que l'esprit d'un pays doit être". Dans un tel contexte, il est "normal et urgent que le président de la République s'exprime", a-t-il poursuivi, à la veille de l'intervention de Nicolas Sarkozy sur France 2.
Le président du MoDem a fait la liste des "facettes tout aussi inquiétantes les unes que les autres" que lui inspire l'affaire Bettencourt dans laquelle le ministre du Travail est empêtré. Il a cité ainsi : "le conflit d'intérêts entre responsables publics et intérêts privés", "la situation impensable de guerre entre un procureur (Philippe Courroye) et la présidente du tribunal (Isabelle Prévost-Desprez), tous deux à Nanterre", la "révélation de ce qu'est le bouclier fiscal avec les 30 millions d'euros reversés à Mme (Liliane) Bettencourt (...) illustration de ce que le bouclier fiscal est totalement injuste", "la liberté de la presse" et "tout ce qu'on a appris sur le financement des partis (...) avec des structures à intérêts personnels".
"La crise est politique et morale"
"Tout cela est impossible pour une démocratie bien équilibrée (...) Nous avons besoin d'un gouvernement qu'on estime et qu'on respecte et qui est à l'abri de tout soupçon", a fait valoir le président du Mouvement démocrate. Un remaniement ? "Pour le faire, il faut de la réserve", a-t-il dit. Pour lui, "la crise est politique et morale" et "les Français ne vont pas accepter longtemps qu'on en reste dans cet enlisement glauque".
François Bayrou a fait plusieurs propositions. S'agissant des conflits d'intérêts, il a suggéré de les "codifier" et de créer une "autorité indépendante" et "pluraliste" sur ce sujet, pour que le responsable politique "ne soit pas soumis aux soupçons". Sur les associations, comme celle d'Eric Woerth dans l'Oise, il a estimé qu'elles étaient "montées pour l'usage personnel" des élus qui "se font des mini partis, pas pour avoir un financement public, mais pour avoir un financement privé". Les qualifiant de "détournements strictement contraires à l'esprit de la loi", il a demandé de les "interdire". Quant à la question judiciaire, François Bayrou a jugé que cette affaire Bettencourt était "tellement grave qu'elle devrait entraîner la désignation d'un juge indépendant". Il a dénoncé, comme l'opposition et Dominique de Villepin, la "proximité" du président Nicolas Sarkozy avec le procureur Courroye, en rappelant que ce dernier avait été nommé contre l'avis du CSM.
A propos de la presse sur internet, il a lancé : "il est heureux pour l'esprit public en France que de tels médias existent", en soulignant que "les droits et devoirs des journalistes sur internet étaient exactement les mêmes" que pour les autres.
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