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Démissions Blanc, Joyandet : "pourquoi l'Elysée couvre Woerth ?"
La double démission dimanche des secrétaires d'etat Alain Joyandet et Christian Blanc, éclaboussés par des affaires, a aussitôt provoqué une pluie de réactions, à gauche comme à droite.
Publié le 04/07/2010
Pour la presse, les démissions Blanc-Joyandet visent à protéger Woerth
La presse française est quasi unanime lundi pour affirmer que les démissions d'Alain Joyandet et de Christian Blanc visent à occulter la situation du ministre du Travail Eric Woerth, empêtré dans l'affaire Bettencourt.
Publié le 05/07/2010
Christian Blanc dénonce un "lynchage sans preuve"
Christian Blanc assure lundi avoir présenté sa démission du gouvernement pour "retrouver (sa) liberté et faire face à ce qu'(il) considère comme un lynchage sans preuve" l'atteignant lui ainsi que le gouvernement.
Publié le 05/07/2010
Double démission au sommet
Tous deux ont été victimes de révélations du Canard Enchaîné. Eclaboussés par des affaires, Alain Joyandet et Christian Blanc ont démissionné du gouvernement dimanche. A la demande du président et du Premier ministre, selon Luc Chatel.
Publié le 04/07/2010
Près de 2/3 des Français jugent la classe politique corrompue
Selon ce sondage Viavoice, 75% des Français estiment que les mesures de réduction du train de vie de l'Etat sont insuffisantes et 60% jugent "choquant" le cumul de fonctions de ministre et de trésorier de l'UMP d'Eric Woerth.
Publié le 04/07/2010
Woerth affaibli ? "Dans vos rêves"
Selon Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, Eric Woerth n'est absolument pas affaibli et rien ne le déviera de la réforme des retraites.
Publié le 05/07/2010
Démissions Joyandet/Blanc : la polémique ne retombe pas
Ils étaient devenus les symboles d'un gouvernement empêtré dans les affaires. Alain Joyandet et Christian Blanc ont démissionné dimanche. Démission pour l'exemple, dit-on à droite. Ecran de fumée, répond la gauche.
Publié le 05/07/2010
Copé au 20h : "éviter les amalgames avec Eric Woerth"
Invité sur TF1 lundi soir, le président du groupe UMP à l'Assemblée a estimé que les démissions de Blanc et Joyandet montraient que "les conséquences ont été tirées", convenant que les affaires font des "dégâts considérables".
Publié le 05/07/2010
Invité sur TF1 lundi soir, le président du groupe UMP à l'Assemblée a estimé que les démissions de Blanc et Joyandet montraient que "les conséquences ont été tirées", convenant que les affaires font des "dégâts considérables". Mais, a-t-il prévenu, il faut "éviter les amalgames avec Eric Woerth".
Et pour Bernard Tapie, interrogé sur I-télé, Alain Joyandet et Christian Blanc ont "eu raison de partir" du gouvernement car "un ministre n'est pas un citoyen comme les autres". L'ancien ministre de la Ville de François Mitterrand, qui lui-même avait dû démissionner en son temps, a également estimé que la gauche avait "raison" d'agir comme elle le faisait face à ces affaires.
Hamon : "l'objectif du PS n'est pas d'obtenir des têtes"
Dans l'opposition, voici donc le discours, relayé lundi par le porte-parole du parti, Benoît Hamon : "l'objectif du Parti socialiste n'est pas d'obtenir des têtes", mais d'en "finir avec un système qui a organisé le mélange des genres", entre "l'intérêt général" et les "intérêts particuliers". Hamon qui évoque une volonté de changement "en profondeur". Sans réclamer la démission d'Eric Woerth empêtré dans l'affaire Bettencourt, le premier parti d'opposition concentre ses flèches sur le ministre du Travail en charge de la sensible réforme des retraites.
"Il s'agit de sauver le soldat Woerth, je crois, les choses sont claires", a estimé de son côté Marine Le Pen. "Ces démissions sont là pour protéger le gouvernement, et Eric Woerth bien sûr", a abondé le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis, "ce sont deux fusibles pour essayer au moins de passer l'été". Ces deux démissions "sentent le fusible à plein nez", a abondé le NPA d'Olivier Besancenot, en exigeant celle d'Eric Woerth. De son côté le PCF a demandé l'abandon de la réforme des retraites, un dossier dont "M. Woerth ne peut plus assumer la gestion". Le ministre doit présenter son projet de loi le 13 juillet au Conseil des ministres. Comme Pierre Moscovici (PS), selon qui "l'édifice" gouvernemental "est pratiquement par terre", plusieurs voix à droite ont réclamé un changement d'hommes plus radical afin de tenter de regagner la confiance des Français.
Quant à Christian Blanc lui-même, il s'est défendu, assurant avoir présenté sa démission du gouvernement pour "retrouver (sa) liberté et faire face à ce qu'(il) considère comme un lynchage sans preuve" l'atteignant lui ainsi que le gouvernement (lire notre article).
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