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La réforme des retraites examinée en commission à l'Assemblée nationale

Edité par
le 20 juillet 2010 à 09h06
Temps de lecture
3min
TF1/LCI : Pierre Méhaignerie

Pierre Méhaignerie (UMP) préside la commission des Affaires sociales qui démarre l'examen du projet de loi réformant les retraites, mardi 20 juillet. / Crédits : TF1/LCI

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PolitiqueLes députés français commencent mardi l'examen en commissions du projet de loi réformant les retraites, auquel s'opposent la gauche et les syndicats et qui sera débattu en séance plénière à partir du 7 septembre.

Les députés s'attaquent à partir de ce mardi après-midi à l'une des réformes majeures du quinquennat, celle des retraites, à l'occasion d'un tour de chauffe en commission qui précédera la vraie bataille parlementaire, dans l'hémicycle, début septembre. Présenté le 13 juillet en Conseil des ministres, le projet de loi acte la fin de la retraite à 60 ans, l'âge légal de départ étant relevé à 62 ans à l'horizon 2018 (passage de 65 à 67 ans pour une pension sans décote). Les députés membres de la commission des Affaires sociales se pencheront pendant trois jours, jusqu'à jeudi soir, sur le fond de la réforme, éclipsée depuis un mois par l'affaire Bettencourt qui a affaibli Eric Woerth

Le ministre du Travail, qui porte la réforme, sera entendu en commission à 16h ce mardi, et les réunions auront lieu dans la plus grande confidentialité. Le président UMP de la commission, Pierre Méhaignerie, a opposé une fin de non-recevoir au PS sur la publicité des débats. "Le gouvernement a peur d'un débat contradictoire" sur cette réforme "injuste", accuse la gauche. Face à la polémique, M. Méhaignerie a programmé des points presse à l'issue de chaque séance de travail, certaines finissant à... minuit. Du coup, les députés PS tiendront des conférences de presse distinctes pour défendre leurs arguments.

A propos de ces arguments, Pierre Méhaignerie, interrogé ce matin sur LCI, a indiqué que "la gauche mentait aux Français". "Le jour où ils viendront au pouvoir, le débat sur les 62 ans ne changera pas d'un iota" a poursuivi le président UMP de la commission des Affaires sociales.

Le PS dénonce "un mépris absolu"

Au total, quelque 400 amendements ont été déposés, a-t-on appris lundi soir. La plupart émanent de l'opposition et n'ont, sauf exception, aucune chance d'être adoptés. 80 sont issus de l'UMP. Selon une source UMP, les responsables du groupe UMP "veilleront aux grands équilibres du projet de loi", ce qui laisse supposer que le texte ne bougera quasiment pas au stade de la commission. Une trentaine d'amendements, au plus, devraient donc être adoptés, peut-être par exemple sur le renforcement de l'épargne-retraite.

La députée PS Marisol Touraine, principale oratrice de son groupe sur la réforme des retraites, a dénoncé mardi le "mépris absolu" dont font preuve, à ses yeux, le gouvernement et la majorité UMP dans l'organisation des débats en commission cette semaine à l'Assemblée. Lors d'un point presse, elle a protesté contre le fait qu'une trentaine d'amendements PS (sur 140) avaient été rejetés au titre d'une "lecture extrêmement stricte" de l'article 40 de la Constitution (qui empêche tout
parlementaire de proposer des mesures représentant un coût pour les finances
publiques), avant même d'être examinés en commission des Affaires sociales.
"L'article 40 est appliqué par un monsieur qui est président de la commission des Finances, qui s'appelle Jérôme Cahuzac et qui est socialiste", a ironisé Valérie Rosso-Debord, principale oratrice UMP sur ce texte. "Je conseille à Mme Touraine d'en discuter avec M. Cahuzac. Certains de nos amendements ont eux aussi été rejetés", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Commenter cet article

  • ljubljana13 : Bravo !

    Le 20/07/2010 à 15h28
  • nycole72 : Et les pensions de retraite ne coûtent rien?...

    Le 20/07/2010 à 13h38
  • slot35 : Et lui qu'est ce qu'il attend pour laisser la place aux jeunes ça nous coute tout ça

    Le 20/07/2010 à 11h46
  • terredillusion : Que nos parlementaires, tout comme les syndicats (majoritairement des hommes) n'oublient pas le sort des femmes, pénalisées tout au long de leur carrière, puis au moment de leur retraite. Il faut tenir compte de l'évolution de notre société, en effet nous vivons plus longtemps, donc nous devons travailler plus longtemps, certes. Mais l'évolution de la société a également entraîné de plus en plus de divorces, où ce sont les femmes qui, seules en paient les frais: en effet, sacrifiant leur propre carrière, au profit d'un mari carrièriste, travaillant à temps partiel (combien de femmes à temps partiel, et combien d'hommes? à vos statistiques!), pour s'occuper des enfants, puisque le mari n'est pas disponible, et qui, à 40 ans, sont délaissée par leur mari, parti "vers d'autres cieux", devant continuer d'élever,seule , les enfants (combien de familles "monoiparentale-mère"? à vos statistiquies!.. Les conséquences?: la galère, seule, pour combiner travail et enfants..puis au final, travailler plus longtemps pour compenser toutes ses années de sacrifice au profit de la famille imposées par notre société patriarcale...Là est une autre évolution de notre société dont il faudrait tenir compte.

    Le 20/07/2010 à 10h16
  • narno : Encore des discussions en catimini pour défendre leurs petits avantages... Vont-ils discuter de leur retraite de député obtenu après seulement quelques années ? Pénibilité : Ceux qui travaillent avec des enfants (enseignants, éducateurs,...) seront-ils considérés comme ayant un travail pénible ? [N'ont qu'à venir prendre une classe !]

    Le 20/07/2010 à 10h08
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