- Sarnez : "pas sûre que cette émission change grand-chose" - 02 min 07 s
- Moscovici : le président "s’est invité pour ne rien dire" - 04 min 30 s
- Marine Le Pen : Sarkozy "s’est beaucoup plaint, a beaucoup parlé de lui-même" - 01 min 11 s
- Lefebvre : "le président a donné la priorité à la réforme" - 02 min 52 s
57% des Français doutent encore après l'intervention de Sarkozy
L'intervention de Nicolas Sarkozy lundi soir sur France 2 n'a convaincu qu'un tiers des Français. Plus d'un sur deux a encore des doutes autour de l'affaire Woerth-Bettencourt.
Publié le 14/07/2010
Réforme des retraites : direction le Parlement... et la rue
La réforme a été présentée mardi en Conseil des ministres. Les syndicats, qui prévoient une large mobilisation à la rentrée, ont organisé dès mardi une réunion symbolique devant le ministère du Travail.
Publié le 13/07/2010
Retraites, aides à domiciles, impôts : ce qu'a dit Sarkozy
Voici les principaux extraits de l'intervention du chef de l'Etat sur les dossiers économiques et sociaux du moment, notamment les retraites.
Publié le 12/07/2010
"Les calomnies, j'y étais préparé"
Le chef de l'Etat a affirmé lundi sur France 2 que c'était "une honte" de l'avoir accusé d'avoir "ramassé des enveloppes" d'argent chez Liliane Bettencourt. Il a renouvelé sa confiance à Eric Woerth, "un homme honnête".
Publié le 12/07/2010
"Habile", "coup de maître"... mais pas forcément convaincant
La presse estime mardi matin que l'intervention du chef de l'Etat lundi soir sur France 2 a été plutôt réussie, mais beaucoup attendaient de plus amples explications.
Publié le 13/07/2010
"Woerth est lavé de tout soupçon"
Invité de France 2, Nicolas Sarkozy a confirmé qu'Eric Woerth défendrait le projet de réforme des retraites "selon le calendrier prévu". Il a en revanche conseillé au ministre de quitter ses fonctions de trésorier de l'UMP.
Publié le 12/07/2010
Les amis de Sarkozy l'épinglent sur Facebook
Plus de 2.700 internautes ont répondu à l'invitation de Nicolas Sarkozy de s'exprimer sur sa page Facebook avant son intervention sur France 2 lundi soir.
Publié le 12/07/2010
Sarkozy : "C'est une honte"
Le chef de l'Etat a évoqué sur France 2 les accusations portées contre lui dans l'affaire Bettencourt. Extrait.
Publié le 12/07/2010
Sarnez : "pas sûre que cette émission change grand-chose"
La vice-présidente du MoDem a estimé, lundi soir sur LCI, que Nicolas Sarkozy avait dit sur France 2 "des choses que nous avions l'habitude d'entendre". Saluant la mise en place d'une commission pluraliste, elle n'a "pas eu le sentiment" que le président avait été "choqué par les événements de ces dernières semaines".
Publié le 12/07/2010
Moscovici : le président "s'est invité pour ne rien dire"
Le député PS du Doubs a réagi, lundi soir sur LCI, à l'intervention de Nicolas Sarkozy sur France 2, estimant que "le ton était un peu faux", qu'il a fait "un peu de comédie" et n'a pas été "convaincant".
Publié le 12/07/2010
Sarkozy : "En tant que chef de l'Etat, j'ai été gâté"
"En deux ans, quatre crise !", "là on a été servi", a déclaré lundi soir sur France 2 Nicolas Sarkozy à propos de la situation économique.
Publié le 12/07/2010
Même avis également chez Marielle de Sarnez. "Pas sûre que cette émission change grand-chose, la vice-présidente du MoDem a estimé, sur LCI, que Nicolas Sarkozy avait dit "des choses que nous avions l'habitude d'entendre". Elle n'a "pas eu le sentiment" que le président avait été "choqué par les événements de ces dernières semaines", saluant toutefois la mise en place d'une commission pluraliste. Insuffisant pour le porte-parole du PS. Benoît Hamon a jugé que Nicolas Sarkozy était "le principal obstacle" à ce que la vérité éclate dans l'affaire Woerth-Bettencourt en refusant d'en appeler à un "juge indépendant"."Sur l'affaire Woerth, on attendait du président de la République qu'il se situe au-dessus des débats et propose une issue à cette affaire", mais "il révèle par ses propos qu'il est en parfaite résonance avec ce qu'ont déjà dit François Fillon, Eric Woerth et les dirigeants de l'UMP". "On attendait qu'il offre des garanties, que, sur l'affaire Woerth, on puisse y voir plus clair. Il renvoie à l'enquête de IGF et à l'enquête du juge Courroy" qui est lui-même "juge et partie" dans cette affaire, a-t-il dit.
Aubry : Sarkozy a reconnu un "conflit d'intérêt"
La n°1 du PS a commenté sur France 3 l'intervention d'"un président de la République qui parlait d'abord de lui-même, loin des Français et très loin de la vérité", regrettant qu'il n'ait pas annoncé "de changement de cap qui ramènerait un peu d'espérance". "On continue comme avant, l'auto-persuasion" et "l'auto-satisfaction", a-t-elle déploré. Martine Aubry a aussi estimé que l'affaire Woerth-Bettencourt n'était pas close après cette intervention de Nicolas Sarkozy, qui a cherché selon elle à donner l'impression d'être "au coeur d'un complot" et n'a apporté ni "clarification", ni "décision" sur l'affaire. Pour la Première secrétaire du PS, Nicolas Sarkozy a reconnu un "conflit d'intérêt" en "conseillant" au ministre du Travail Eric Woerth d'abandonner ses fonctions de trésorier de l'UMP. Elle a souligné avoir contesté "cette double casquette" depuis au moins trois ans.
François Hollande parle quant à lui du "double aveu" de Sarkozy sur l'affaire Woerth. "Je considère qu'il y eu deux aveux de la part du président de la République", a estimé François Hollande sur RTL. "S'il demande à Eric Woerth de ne plus être trésorier de l'UMP, c'est qu'avoir été trésorier de l'UMP et ministre du Budget posait visiblement un problème et notamment une suspicion de conflit d'intérêt", a-t-il ajouté.
Pour Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, "Nicolas Sarkozy n'a pas répondu aux angoisses légitimes des Français confrontés à la crise. Alors que le chômage augmente, que les droits sociaux sont sacrifiés, que les jeunes sont stigmatisés, il a justifié sa politique économique et ses réformes injustes. En réalité" Nicolas Sarkozy "se défausse pour mieux entrer en campagne". Et Marine Le Pen a jugé sur LCI que Nicolas Sarkozy "s'est beaucoup plaint, a beaucoup parlé de lui-même". Eva Joly, d'Europe Ecologie, a jugé sur France 3, "son plaidoyer extrêmement convenu", s'en prenant au fait que le président "ne connaît pas" le fonctionnement de la justice.
Il a "répondu à toutes les questions"
Dans la majorité, le Premier ministre, François Fillon, a salué la "détermination" de Nicolas Sarkozy "à poursuivre la modernisation de notre pays" et sa réponse "à toutes les rumeurs et les calomnies" lors de son entretien sur France 2. "Au service de l'intérêt général, Nicolas Sarkozy s'est montré décidé à ne pas se laisser détourner de ses devoirs. Réformes des retraites, réduction des déficits, conquête de la croissance pour l'emploi, ces trois priorités constituent la feuille de route du gouvernement", a-t-il estimé dans un communiqué. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a estimé sur LCI que "le président a donné la priorité à la réforme". Et pour le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand, le chef de l'Etat a "répondu à toutes les questions" et "montré que sa seule priorité ce sont les Français". "Le chef de l'Etat a démontré ce soir que sa priorité, c'était les Français. Il a recentré le débat sur les priorités de nos concitoyens, les retraites, la dépendance, l'insécurité, l'éducation", a ajouté Luc Chatel, ministre de l'Education et porte-parole du gouvernement.
Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du NC, a estimé auprès de l'AFP que "toute la presse nous annonçait un président aux abois. On a vu un chef d'Etat serein et déterminé. L'opposition dénonçait un Eric Woerth corrompu, on ne voit qu'une affaire qui fait flop. Il y en a marre du coup de chaleur d'été du PS et du couple Royal-Hamon en particulier. Le calendrier posé par le chef de l'Etat pour les mois à venir semble cohérent et solide... reste à voir se traduire dans les faits sa volonté de justice et d'équilibre. Mais pour Nicolas Dupont-Aignan, président de DLR, le président "a été habile". "En faisant croire que l'exaspération des Français portait sur les accusations de malhonnêteté à l'encontre d'Eric Woerth, il a décrédibilisé un peu plus une presse insultée par ses ministres, et il a fait oublier le véritable scandale de cette affaire, à savoir le conflit d'intérêts permanent, la proximité du pouvoir et des milieux d'argent, la République des copains et des arrangements scellés au Fouquet's un soir d'élection présidentielle".
Les syndicats dénoncent l'"inflexibilité" sur les retraites
Enfin, chez les syndicats, Force Ouvrière a estimé que l'intervention de Nicolas Sarkozy démontrait l'"inflexibilité" du gouvernement sur son projet de réforme des retraites. "C'est la raison pour laquelle si l'on veut une réforme respectueuse des droits des salariés, il faut d'abord obtenir le retrait du projet actuel", poursuit le syndicat. D'un point de vue général, la confédération de Jean-Claude Mailly a décelé dans l'entretien accordé par le chef de l'Etat "la confirmation d'une politique de rigueur ou d'austérité". Et Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a estimé que le gouvernement n'avait "pas bougé d'un millimètre" dans le dossier des retraites en dépit de l'annonce de dialogue avec les syndicats.
Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, chargé du dossier des retraites, a lui aussi estimé aurpès de l'AFP que "sur le dossier des retraites, le président n'a absolument rien fait avancer, il est resté sourd aux injustices. Il a repris mot pour mot ce qu'on nous avait dit quand la loi a été déposée". Enfin pour Jacques Voisin, président de la CFTC, "le président de la République inscrit son action et celle du gouvernement dans le cadre d'une politique d'austérité. La CFTC déplore que cette même rigueur ne soit pas utilisée pour réduire les aides aux entreprises accordées sans contreparties sur l'emploi ou le pouvoir d'achat". Sur les retraites, "la CFTC se demande à quoi ont servi les concertations menées depuis" la présentation de l'avant-projet le 16 juin. "Il est inadmissible qu'une fois de plus l'effort demandé repose quasi exclusivement sur les salariés".
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