François Fillon au Japon (16 juillet 2010) © TF1/LCI"Rigueur" or not "rigueur" ? Le terme avait opposé de manière virulente le gouvernement et l'opposition en mai dernier, lors de l'annonce d'un gel pour trois ans des dépenses de l'Etat, d'une baisse de 10% des dépenses de fonctionnement et de cinq milliards d'euros d'économies sur les niches fiscales. L'opposition avait dénoncé alors un "plan de rigueur déguisé". A quoi François Fillon avait rétorqué : "Un plan de rigueur n'existe pas et n'existera pas à condition de mener notre politique". Il faut dire que le mot de "rigueur" évoque des souvenirs douloureux pour les Français, depuis la politique de rigueur mise en place à partir d'octobre 1983 par Laurent Fabius, alors ministre de l'Industrie et de la Recherche.
Les ministres cumulards renoncent à leur retraite
Jean-Marie Bockel (justice), Patrick Devedjian (Plan de relance), Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement) et Michel Mercier (Collectivités locales) ont emboîté le pas à Roselyne Bachelot et Michèle Alliot-Marie jeudi.
Publié le 17/06/2010
Pour les Français, la rigueur est bien là
François Fillon a beau s'en défendre, pour 64% des Français, la politique actuelle est "une politique de rigueur", alors que les cures d'austérité se multiplient en Europe. Mais les ministres sont-ils prêts à faire un effort financier ?
Publié le 15/05/2010
Rigueur or not rigueur ?
L'opposition dénonce de manière virulente un plan de rigueur déguisé après le gel des dépenses annoncé par François Fillon. "On est loin d'un plan de rigueur", réplique ce dernier.
Publié le 07/05/2010
Plan Fillon, l'austérité de rigueur
Au lendemain de l'annonce par François Fillon du gel des dépenses publiques, les éditorialistes sont nombreux à ironiser sur un plan de rigueur déguisé.
Publié le 07/05/2010
Le PS dénonce "le plan de rigueur" de Fillon
Les dépenses de l'Etat seront "gelées" pendant les trois années à venir, a annoncé jeudi François Fillon à l'issue d'un séminaire gouvernemental consacré à la lutte contre le déficit public qu'il entend toujours ramener à moins de 3% en 2013.
Publié le 06/05/2010
Aussi, jusqu'à présent, l'exécutif se refusait totalement à l'emploi de ce mot de "rigueur", jugé trop impopulaire auprès des Français. Le 25 juin dernier, le Premier ministre affirmait encore: "Il y a des pays qui baissent les rémunérations des fonctionnaires, il y a des pays qui licencient des fonctionnaires, il y a des pays qui réduisent de façon drastique, il y a des pays qui augmentent de plusieurs points la TVA. Si on était amené un jour à mener une politique comme celle-là, oui je dirai que c'est une politique de rigueur". Et Nicolas Sarkozy a lui-même encore écarté ce terme lundi soir lors de son intervention télévisée sur France 2.
"Rigueur" et "ri-lance"
François Fillon a pourtant évoqué vendredi, lors d'une conférence à Tokyo, la "rigueur" mise en oeuvre par la France. Vantant devant un parterre d'hommes d'affaires japonais les mesures d'austérité lancée par Paris, le Premier ministre a déclaré : "Nous sommes très attentifs à ne pas prendre des mesures qui viendraient stopper la croissance, qui viendraient même handicaper l'effort de recherche et d'innovation. C'est la raison pour laquelle dans tous les budgets de l'Etat, le seul qui n'est pas soumis à la rigueur, c'est le budget de l'Enseignement supérieur et de la recherche".
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, qui accompagne François Fillon à Tokyo, s'était aussi attiré les foudres d'une partie de son camp pour avoir récemment affirmé que la politique française de sortie de crise était un mélange de "rigueur" et de "relance", qu'elle avait résumé par le néologisme "ri-lance". Mais cette fois, le Premier ministre a eu des soutiens revendiqués. Celui de Gérard Longuet, par exemple, qui lui a donné raison d'avoir utilisé le terme "rigueur" lors de sa visite au Japon, estimant que c'était "un mot qui rassure les marchés". Le Premier ministre "est très constant dans son analyse des finances publiques depuis longtemps, et les mots qu'il emploie sont les mots qu'attendent les financiers internationaux qui prêtent de l'argent, y compris à la France", a insisté le chef de file des sénateurs UMP. Et interrogé sur le refus de Nicolas Sarkozy, lors de son intervention télévisée sur France 2, d'employer le terme "rigueur" pour caractériser sa politique de réduction des déficits publics, Gérard Longuet a répondu : "ils n'ont qu'à en parler ensemble".
Attaques contre "la presse anglo-saxonne"
Mais pourquoi ce commentaire sur la "rigueur" française ? Il s'inscrivait en fait dans le cadre d'un plaidoyer en faveur de l'euro destiné à des financiers japonais inquiets de l'affaiblissement de la monnaie unique. Réfutant que la crise que traverse la zone soit "inhérente à la monnaie unique" ( "c'est une crise de la dette souveraine classique, liée à une mauvaise gestion des finances publiques et consécutive à une crise financière dont l'histoire a déjà donné de nombreux exemples", a-t-il analysé), il a défendu les plans d'austérité lancés par plusieurs pays européens... dont la France.
François Fillon a également assuré n'avoir "pas d'inquiétude sur le cours de l'euro à court et moyen terme", ajoutant que son niveau actuel correspondait "au fond assez bien à la réalité économique" de la zone. "On vous dit que l'Europe était divisée, que les Allemands ne voulaient pas payer pour les Grecs, que la France et l'Allemagne peinaient à se mettre d'accord", a détaillé le Premier ministre. Rejetant chacune de ces assertions, il a au passage attaqué "la presse anglo-saxonne" qui selon lui se livre à un tir de barrage contre la zone euro, invitant les Japonais à lui préférer "les journaux allemands et français pour avoir une vision plus équilibrée de ce qu'est la réussite de l'Union européenne".
Retour MYTF1
Les ministres cumulards renoncent à leur retraite
Chargement en cours...




